OBSERVATION SUR LE COUP DE SECONDE APRÈS LE MENACÉ
Le menacé de quarte sur les armes trompe et touche beaucoup quand il est fait avec attention dans l’attaque, dans la retraite il ébranle davantage; un tireur qui ne se relève pas en prenant le contre étant plus facile à ébranler au moindre temps qu’on lui fait. Le maître dit : Menacez quarte sur les armes, le corps en arrière.
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que la main ayant l’air de gagner en avant reste au moins en place si elle ne recule pas, et cela dépend de la retenue du corps; que sur le tourné de la main, la pointe passe seconde avec la vivacité d’une balle; que le menacé, l’appel, le cri et le coup de seconde semblent n’être qu’un temps, bien que celui du dégagement en fasse deux avec le menacé.
On voit qu’il est de la plus grande importance que la pointe ne soit pas trop engagée pour passer vite. C’est un coup que Saint-George possédoit, et que personne ne pouvoit éviter. Il faut extrêmement soutenir la main dans les coups de prestesse, sur-tout dans ceux de seconde; naturellement elle tombe, et l’épaule est ordinairement dure dans les coups de tierce, ce qui fait baisser la main et faucher la pointe; il faut donc la plus grande attention dans la leçon et dans l’exécution.
Le maître engage l’épée en tierce, et dit : « Parez le contre de tierce légèrement, menacez quarte sur les armes; je ne réponds pas, enlevez et tirez quarte sur les armes; ensuite dégagez quarte, la feinte , la doublefeinte, contre-dégagez, la feinte, la double-feinte. » En un mot, tout ce qui a été démontré sur le coup de seconde se fait après le menacé.