‹ Traité de l'art des armesChapitre 47 sur 97 · DE LA REPRISE: DE SECONDE · texte numérisé non relu

DE LA REPRISE: DE SECONDE

Souvent dans l’assaut des tireurs parent sans risposter, et particulièrement après le demi-cercle, ou prime. Dans la leçon, le maître prendra une de ces parades, et, faisant rester l’élève sur le développement, il lui dira : « Faites la reprise de seconde, puisque je ne riposte pas. » Il s’agira de soutenir la main extrêmement haute, et de repasser la pointe en seconde, le plus près possible, et des doigts seulement: à cet effet, il faut assouplir le bras, et faire baisser l’épaule qui monte extrêmement sur ce coup, et ce défaut on ne le corrigera qu’à force de répéter le coup sur le développement 5 c’est pourquoi le maître reprendra l’épée au demicercle , ou en prime , suivant la parade qu’il aura d’abord prise. On ne parvient que de cette manière à donner la hauteur nécessaire à la main qui tombe toujours trop. Si dans l’assaut, la main baisse, la pointe s’écarte du corps en fauchant, et souvent ne fait que fouetter; cela ne peut compter pour un coup touché. Après plusieurs répétitions de reprises sur le développement, le maître aura soin que ces reprises ne soient faites que de la main et des doigts uniquement.

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DES REMISES d’ÉPÉE AU CORPS.

Les remises se font sur un tireur qui, après avoir paré, quitte le fer quand son adversaire se relève, ou contre d’autres qui, par une plus grande faute, après l’abandon du fer, courent pour riposter. Après une parade, on ne doit jamais quitter l’opposition , non plus qu’en tirant, et chaque coup tiré, on le répète, doit avoir l’opposition du coup même.

Je tire quarte sur les armes; j’oppose quarte à quarte pour le premier coup, et pour le coup que je tire, tierce; j’oppose tierce à tierce; de même dans les marches, il faut tenir le fer dans une juste opposition; car, dès qu’on la quitte, la pointe d’un bon tireur revient toujours au corps par un beau développement. Le maître, dans le courant de la leçon, fait tirer un coup de quarte à fond bien soutenu, et dit : « Faites une fausse retraite, c’est-à-dire, retirez le corps, et relevez-vous à demi; je quitte le fer, remettez l’épée au corps. » C’est ainsi qu’il faut agir contre ceux qui quittent le fer, et marchent avec intention de riposter. Le maître fait tirer dessus ou dedans, et dit : «Relevez-vous, faites semblant de vous sauver en vous assurant sur vos jambes le plus que vous pourrez. Je cours en quittant le fer, tirez dedans avec opposition. Si je marque des temps en marchant, prenez le demi -cercle, et liez en quarte sur les armes. » Si les mouvements ne sont pas grands, vous pourrez lier l’épée en quarte sur les armes et tirer. Par les moyens que l’on indique, le fer est tou-

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TRAITÉ

jours bien tenu, et les oppositions étant justes, il n’y a pas risque du coup pour coup.

Nota. Il ne faut faire faire la remise qu’à un écolier déjà très avancé; autrement on exposeroit l’éléve à se décomposer, et faire de grandes fautes.

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