DU TRAITEMENT DES KYSTES DE L*OVAIRE PAR ASPIRATION
Les matériaux me manquent pour étudier le rôle et la valeur de T aspiration dans le traitement des kystes de Tovaire. Je ne possède que deux observations ; j'en donne le résumé, sans me permettre d'en tirer la moindre conclusion :
Observation I. — Kyste unilocuîaire de Tovaire, — Aspiration, — Guérison, (Par M. Duplouy.)
Je fus consulté par une jeune fille, âgée de 20 ans, au sujet d'un énorme kyste de l'ovaire, qui avait pris de telles proportions que la malade en était arrivée à un état d'amaigrissement et de dyspnée voisin de la mort. L*examen de Tabdomen, la palpation, la sensation de fluctuation perçue également dans tous les points, me firent supposer que nous avions affaire à un kyste unilocuîaire. Je me décidai à pratiquer Tévacuation du liquide de ce kyste au moyen de l'aspiration, quoique la malade, en proie à une faiblesse excessive et à une dyspnée violente (les vomissements étaient incessants), fût dans un état presque désespéré.
L'opération fut faite le 23 juin 1871 ; à ce moment.