‹ Traité de l'eclairageChapitre 117 sur 127 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

sphériques peuTent être travaillés dans un bassin de calibre. Les miroirs paraboliques présentent beaucoup de difficultés dans leur construction : aussi on ne les emploie guère que dans Téclairage des phares.

524. On peut encore se servir de la i*éfraction pour produire sur des rayons de lumière toutes les modifi* cations que fait naître la réfiexion ; ce sont ordinaire* ment des appareils de forme lenticulaire que Ton emploie pour cet objet. On sait, «n effet , que si une flamme se trouve placée au foyer principal de la lentille, les rayons, après leur réfrtetion, deviennent parallèles; et que si la flamme est plus écartée de la lentille , les rayons réfractés vont se réunir en un point de Taxe optique; et que si, au contraire, la flamme est plus rapprochée , les rayons réfractés divergent.

525. Les lentilles dont Ton se sert pour réclairage ne pourraient pas être en verre massif et d'une seule pièce y comme celles qu'on emploie dans les instrumens d'optique ; il serait difficile de trouver des masses de verre aussi considérables et assez homogènes pour être taillées. On emploie souvent des vases de verre qui ^nt été soufflés dans un moule ayant la forme lenticu*

' laii^ , et que l'on remplit ensuite d'un liquide transparent; ou bien on emploie de grandes glaces courbées comme des verres de montre , que l'on réunit par leur bord au moyen d'un anneau métallique appliqué contre le verre avec du mastic ; ou enfin , comme l'a fait M. Fresnel , des anneaux concentriques en verre appartenant à des lentilles d'un même foyer, - 626. • On parvient facilement à donner aux glaces la

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une senle direction , et par conséquent la lumière ne peut pas être aperçue par les navires qui en sont sensiblement écartés. Si les miroirs sont plus ou moins nombreéx , les Sûsceaux lumineux y réfléchis par cha cun d'eux , laissent encore entre eux des espaces angulaires obscurs f et le même inconvénient a encore lieu, seulement sur une plus petite étendue de l'horizon. Argand proposa de disposer un certain nombre de lampes à miroirs paraboliques autour d'un axe vertical, auquel on donnerait un mouvement de rotation continu et uniforme par la chute d'un poids dont la descente serait réglée par un système de rouage et un volant, comme dans les grandes horloges. Par cette disposition-chaque faisceau d'un miroir parcourrait l'horizon, «t ttii'observatcur les appercevrait successivement à des intervalles qui dépendraient de la vitesse de rotation et da potiâ^fW des miroirs. Cet appareil porte le nom de iillUux à éclif^se; il est très-avantageux parce que le lîiilFij^teur piMit reconnaître les phares , et par consé- ^tn% les cAtes , par la durée des. éclipses ( fig. 1 1 9 ). f-^'^My'EÀ 1807 y des expériences furent feites aa ttèî^té pour 'Comparer Téclairage des phares par des iàtt^^ îsôléé^etpar des lampes à miroir parabolique; lé râsoltat db cefr ëxpéri^ces fut qu'à égalité de ciroonsiaiices y l'intensité de la lumière par le moyen des miroirs était è celle par l'ancien système , dans le rapport de 5 à 4^ et la quantité d'huile consommée dans cèljui de 2 à 9. ^ •

â33. M. Bordier Marcct, qbi avait construit l'appareil 4<^nt nous venons de parler , adopta iensuite le

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