‹ Traité de l'eclairageChapitre 125 sur 127 · CHAPITRE TIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE TIII

n'en prenne que la quantité nécessaire , le flacon qui renferme Tacide contient de ramiànte, qui remplit les mêmes fonctions que le coton ou les éponges qu*ou place dans les écritoires. Ces dernières substances ne pourraient pas être employées, à cause de l'action que l'acide sulfurique exerce sur elles.

571. La cause de l'inflammation des allumettes oxigènes réside dans l'action de Tacide sulfurique sur le chlorate de potasse. Ce sel est décomposé , ainsi que l'acide chlorique , avec un grand dégagement de chaleur , et l'oxigèpe qui provient de la décomposition de l'acide chlorique, en se portant sur le soufre et le lycopode , les enflamme , et la combustion se transmet bientôt à l'allumette. Mais cette inflammation n'aurait pas lieu si l'allumette était mouillée par une trop grande quantité d'acide sulfurique , car cet excès d'acide ab« sorberait une très-grande quantité de chaleur; la température pourrait alors n'être pas suffisante pour permettre a la combustion de se développer, et dans le cas où elle se manifesterait , Tacide en excès serait projeté aune assez grande distance, et pourrait brûler les vêlemens de la personne qui opère.

572. Briquets à gaz hydrogène. Ces appareils sont formés d'un vase d'où l'on fait sortir à volonté un courant de gaz hydrogène; qui «'enflamme ou par une ^neelie électrique , pu en trs^versant un morceau de {{latine en mousse et qui allume ensuite une bougie. Dans ces iiriquels.y llopératiôn .nécessaire pour se.procorer une bougie allumée consiste seulement à tourner ^ robinet. Ces petits appareils sont trèsH^urieux . et

CBAFITEB Tin. Sl5

le flacon , bientôt il aura rmeontré le cylindre de et il se formera de nonveaa da gaz hydrogène, y on voit qu'en ouvrant le robinet E on détôrmine siement da gaz que renfermait l'appareil , et on iwoqae une nonvelle formation , tandia qae, en ant ce robinet , on arrête TéoouleaMnt dn gaz fbrroë , et on interrompt aa formation.

4. Le petit courant de gaz qui a'écbappe qnand myre le robinet E peut éti^ enflammé , comme i*aYons annoncé, en le fiaiisant traverser par une elle électrique*

è. Pour obtenir facilement une étincelle électrique, ïsert d*un petit appareil très-simple qui est connu ifaysiciens sous le nom d*électropbore« il est com» ( fig. 1 28 ) d un vase méuUique AB peu profond , lequel on a coulé un mélange de 4 parties de rétt d'une partie de cire , et d'un disque métaUiqtie oatenu par un mandie de verre pu un cordonnet le. Pour se servir de cet appareil, on frotte la surin gâteau de résine avec une peau de chat , et on le plateau sur la résine; si on soulève le plateau I avoir touché sa suriace supérieure, on pourra en ^er uneétincelle électrique, en approchant le doigt k corps métallique ; on peut même se dispenser de 1er préalablement ledisque, en collant sur la surfiuse beau nne lame d'étain m n, qui communique avec liai qui lui sert d'enveloppe.

k. La manière la plus simple d'enflatnmer un cet- Ne gaz' an moyen de l'étincelle électrique est reiMie dans la fig. 139. 4Bestungâteanderésine,

S16 TBAiTÉ DE l'Éclairage.

C D un disque métallique qui peut tourner autour de de sa charnière m n. Comme il est nécessaire que le disque en s'élevant soit complètement isolé du gâleaa, il faut que le disque soit fixé à la charnière au moyen d'un tube de verre que l'on mastique par ses deux extrémités dans deux petites douilles qui font partie, l'une du disque, l'autre de la charnière. Le disque, yers sa partie antérieure , est armé d'un petit crochet dans lequel passe un cordonnet de soie. Le plateau A B est garni d'une petite lame d'étain , afin qu'étant sonlevé , il donne immédiatement des étincelles. Le cordonnet ab e&X, attaché par son autre extrémité à un leyier b c qui est fixé à la clef du robinet M, qui amène le •gaz ; par conséquent, en donnant issue au gaz , on soulève le plateau ; il faut alors recevoir l'étincelle et la faire traverser le courant de gaz. On y parvient en plaçant perpendiculairement au jet du gaz deux pointes jr et y en cuivre , qui sont soutenues par les deux supportsy*et g; le premier en métal et le dernier en verre; ce dernier est garni d'un fil de cuivre h terminé par nne boule Of placée de manière à être rencontrée par le plateau dans son mouvement. Lorsqu'on ouvre le robinet, le plateau. CD est soulevé; l'électricité , sous la forme d'une étincelle, est reçue par la boule o\ elle suit le fil A, traverse l'intervalle qui sépare les deux pointes, allume le gaz, et va se perdre dans le sol par le support /. Pour que l'expérience réussisse bien , il est indispensable qu^ le support g soit formé d'une matière bien isolante, c'est-à-dire qui ne laisse point passer l'électricité; on le forme ordinairement avec une tige ■ de ferre

Page 1