‹ Traité de l'eclairageChapitre 20 sur 127 · CHANTRE I · texte numérisé non relu

CHANTRE I

la propriété de devenir lumineux lorsqu'ils sont expo^ ses à une température inférieure à celle qui est ordinairement accompagnée de lumière : tels sont le spaths Jluor [chaux fivuitée)^ le phosphore de Bologne [bu" ryte sulfatée ); enfin il ^t des corps qui , exposés à la lumière , restent encore lumineux un certain temps dans l'obscurité,

59. Lorsque le soleil est descendu sous l'horizon, la faible lumière que nous recevons de la lune et des étoiles y quand elle n'est point éclipsée par les nuages , n'est point suffisante pour nous éclairer; il faut alors avoir recours aux lumières artificielles. De toutes les sources de lumière non permanentes, il n'en est qu'une seule qui puisse nous servir avec avantage, c'est la chaleur, parce que c'est la seule qui produise une intensité de lumière suffisante , et qui soit complètement à notre disjppsition. C'est par conséquent ki seule que nous exsuqinérons.

&p. Il parait qu^en général toutes les fois que la température d'un corps. dépasse 500 degrés, il devient lumineux. Il.résulte de là que tous les moy^is propres à dégager de la chaleur,^ lorsqu'ils pourront atteindre ou dépasser la limite de température que nous venons d'assigner, produiront en même temps un dégagement de lumière. Ainsi le frottement, le ohpc et les actions chimiques, sont aussi des sources de lumière; mais dans la production de nos lumières artificielles on n'emploie jamais que Faction chimique connue sous le noin de combustion^

Nous allons examii^er avec soin en qupi consbte la^

30 TWiÈlli 0B L*BCLâIEAGE.

^OI||DO0tlOll et OBCIIbS MDt ICS

pftgBeateet impcMutt jdiéiioiDèiie.

DE tA COMBCSTIOH.

61. f>> coHiIwiStion résulte de la combmiîwm de cer tauM corps arec nn des étémens de Ym : nous exurnnerons d'abord les propriétés de Tair.

62. ProprUiét pkytiquet de Tait. L'air est une sobitance transparente, matérielle, pesante et très-âastiqve. La matérialité de l'air est une soi te nécessaire de II nétistaiiee qu'il présente aux corps qui sont en mouTenient , et du mourement qu'il communique aux corps en repos. La pesanteur de l'air peut se reconnaître facilement en pesant un rase successirement plein et vide d'air , on trouve qu'il pèse plus dans le premier cas que dans le second ; en faisant cette opération avec beaucoup de soin y on a trouyé qu'un litre d*air pesaût 1^1 ^9* Quant à son élasticité, on peut la constater en remplissant dW une enveloppe flexible telle qn'une messie, et la fermant exactement; l'air cède à la pression , mais en résistant d'auunt plus qu'il est déjà plus comprimé , et quand la pression cesse il reyient à son Tolume primitif.

63. Lorsque de l'air est renfermé dans un yâse dont les parois sont résistantes , et qu'on augmente la capacité du vase sans permettre que l'air intérieur communique avec Taîr extérieur; par exemple , lorsque dans un corps de pompe hermétiquement fermé par son extrémité inférieure on fait mouvoir le piston, IW qui 7 éuit renfermé d'abord se dilate de manière

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à occuper exactement tout l'espace qui se trouve au» dessous du piston ; et cek quelle que soit l'au^eutation de Tespàce qu'il occupait d'abord.

64. Une autre propriété très-importante de l'air , c'est de transmettre dans tous les sens la pression qu'on lui fait éprouver. Ainsi , par exemple , si on prend une pompe foulante dont k partie inférieure soit percée de trous dans toutes les directions , en aspirant de l'air par ^ l'élévation du piston , et le compriment par sa descente , l'air comprimé s'écliappe également par toutes les ou^ vertures , quelles que soient d'ailleurs leurs directions.

65. De ces propriétés de l'air on peut facilement déiduire celles de la masse de ce fluide ^ui environne la terre, et qu'on désigne sous le nom d'atmosphère. Ea effet , l'air ^lant pesant et élastique , les couches de Tat*mosphère supportant le poids de toutes celles qui sont au*-de8sus, et leur nombre 'étant d'autant plus petit , que.celle qne l'on considère est plus éloignée de la siirfiiee de la terre , il en résulte , que l'air est d'autant plus dense ifu'il est plus vokin de la surkce du globe \ et comme la force de ressort augmente en même temps que la d«D»ité , il en résulte eHoore qne là fbrde élastique de l'air va en diminuant à mesure qu'on s'é* lève. Enin comme l'^ir tinmsmet dans tons les sens la pression qu'il épniMite y iorscfu'tin corps est plongé dans l'air il est pressé dans tons Imsens par la force élastique de l'air , de:liaut en bas , de bas en haut , et dans toutes les directionslalérales.Gett«ipres6ionesténorme<; elle est iquivalente, pour chaque portion de la surface, au poids d'un cyUttdre d^ mercure ifûA «urait pout

base la portion de surface que Ton considère , et 38 pouces de hauteur. Un cube qui aurait un centimètre de côté serait pressé sur toutes les faces par une force équivalente à 1 kilogramme 064 grammes.

66, Lorsqu'un corps quelconque est plpngé dans un liquider ou dans Tair , il est poussé de haut en bas par sa pesanteur , et en sens contraire par une force égale au poids du liquide ou de Tair dont il tient la place. Il suit de là que y quand le poids du corps est plus grand que celui du fluide déplacé > il tombe; quand ces deux poids sont égaux, il reste stationnaire, et quand au conti*aire le poids du corps est plus petit que celui du fluide déplacé; le corps s'élève. On conçoit d'après cela que toutes les fois qu'unepartie de l'air deyiendra plus légère que les parties environnantes , elle s'élèvera. Or, Tair se dilate par la chaleur , et son poids sous le même volume diminue. Par conséquent l'air échauffé doit js'élever , et l'air refroidi doit descendre ; et cela av«c d'autant plus de vitesse que la différence de température avec l'air environnant est plus grande.

64. Après avoir ainsi exposé les principales pror priétés physiques de l'air, noujs allons examiner sa composition et ses propriétés chimiques.

68. Propriétés chimiques de Voir. L'air est formé du mélange de deux gaz, ayant individuellement les mêmes propriétés physiques que l'air : on les désigne , l'un 30US le nom diOccigène , l'autre sous le nom à'azoUk Dans l'air libre , la quantité d'azote est à celle de l'oxigène comme 79 est à 21. Outre ces deux élémens , qui sont 1^ parties essentielles de l'air r<»^ 7 trouve en-

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