‹ Traité de l'eclairageChapitre 30 sur 127 · ÉCLAIRAGE PAR LES MATIÈRES SOLIDES · texte numérisé non relu

ÉCLAIRAGE PAR LES MATIÈRES SOLIDES

113. Les matières solides sont probablement les premières dont on s'est serripour se procurer de la lumière y et l'emploi des bois résineux doit ayoir précédé celui des matières grasses mises sous la forme de bougies ou de chandelles , ou placées dans des vases pour servir de lampes. Les paysans corses sont même encore dans l'usage de s'éclairer avec des morceaux de pin résineux. Nous n'essaierons point de suivre les progrès de l'éclairage par les matières solides à des époques très-reculées ^ nous l'examinerons tel qu'il est établi aujourd'ui.

113. Les matières solides employées dans l'éclairage sont disposées de deux manières différentes ; quelquefois elles sont coulées dans des vases de peu de profondeur^ dans lesquels on place une mèche ; plus souvent, elles sont moulées en cylindres ou en prismes dont le centre est occupé par une mèche ordinairement en coton. La première disposition est la moins favorable de toutes, parce qu'il se dégage une grande quantité de matières combustibles qui échappe à la combustion sous la forme d'une fumée noire et très-odorante*, aussi elle n'est employée que dans les illuminations : nous ne nousNsn occuperons pas.

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114. La seconde est généralement employée ; nous la décrirons avec soin. Les matières employées sont de quatre espèces : le suif, la cire', le blanc de baleine, et les acides margarique et stéarique.

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