‹ Traité de l'eclairageChapitre 33 sur 127 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

congélation du suif ne soit effectuée: alors le moulé augmente de • dimension / et en se resserrant après la prise du suif, la chandelle se trouTe fortement pressée

129. Lorsque le suif est suffisamment refroidi , on soulève verticalement la partie supérieure du moule : la chandelle sort ; et on la coupe à sa base avec un couteau chaud*

1 30. On trouve souvent dans le commerce des chandelles dont la mèche ne descend pas jusqu'à la partie inférieure. Dans la fabrication de ces chandelles , on suspend la mèche par son collet à un fil de coton que Von fixe à la base du moule. Cette disposition est trèscommode pour couper le pied de la chandelle sans la déformer; il y a d'ailleurs une petite économie de coton, puisqu'il ne reste point de mèche dans la base de la chandelle que Ton retranche , et qu'elle n'a pas toute la longueur de la chandelle.

131. Chandelles à la baguette. Ces chandelles sont ainsi désignées parce qu'elles se fabriquent à l'aide de petites baguettes en sapin ou en noisetier. Ces baguettes ont ordinairement 2 pieds à 2 pieds et demi de longueur sur 2 à 3 lignes d'épaisseur. On commence par y enfiler des mèches par leur collet ; on place 1 5 mèches sur une même baguette pour les chandelles de 5 à la livré y et 18 pour celles de 6.

132. Le vase qui doit contenir le suif, et qu'on désigne ordinairement sous le nom à* abîme > est quadrangulaire , en cuivre ou en bois. Sa profondeur doit être suffisante pour que les mèches y puissent être entière-

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ment plongées ; et sa largeur est plus petite qae la longueur des baguettes. Le suif doit y être maintenu à une hauteur constante telle que la distance du niyeau du suif aux bords du vase soit égale à la longueur de la mèche qui dépasse la partie supérieure de la chandelle* La température du suif doit être trè»-Toisine de celle de sa congélation ; on maintient cette température pendant Topération , en remplaçant le suif consommé par une même quantité de suif plus ëcbaaffé, ou bien au moyen de la vapeur ^ comme nou9 l'aTons dit en parlant de Tépuration du suif:

133. L'ouvrier prend d'abord deux baguettes garnies de mèches, qu'il soutient horizontalement par les extrémités en les séparant avec les doigts , et il les abaisse verticalement à plusieurs reprises dans Yabime; ensuite il les pose sur des. tringles luxrizontales qui sont placées à côté ^ et où elles s'égouttent sur vue table à rebords : cette première immersi<»i pcurté k nom de plingeure. Un ouvrier porte ensuite les ba* guettes dans Tétabli^ où elles sont posées sur des tia* verses de bois. Lorsque k suîi dont on a recouvert lei mèches est refroidi, on renouvelle les imnersions jusqu'à ce que la chanddle ait acquis la grosseur conveisaUie. La dcroicve immersioià s'appelle colleter ^ parc6 qu'on enfonce la chandeUe jusqu'à ce que le suif monte dans la boucle qui termine la mèche et qu^on nomme ooUet.

134. Après le refroidissement de la dernière plongée, la chandelle est plus longue que la mèche, et terminée par un cône renversé ; il faut alors les rogner

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