‹ Traité de l'eclairageChapitre 34 sur 127 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

pbar leur donner la forme conTetiable et les mettre au poids. Cette opération s*e:iécute en suspendant aux deux extrémités d'une baguette garnie de chandellei deux tiges de fer y qui ont exactement la longueur que doivent >aYoir les dhandelles; et, suspendant la baguette horizontalement au-dessus d'un yase de cuivre peu profond et à fond plat, chauffé en dessons, de manière que la partie inférieure des chandelles appuie légèrement sur le fond du vase , le suif en excès se fond y s'écoule à mesure par un goulot dont le vase est garni au niveau de son fond , et le raccourcisséiùent des chandelles s'arrête quand les tiges de fer , qui sont placées aux deux extrémités de la baguette , rencontrent le fond du vase ; a cet instant l'opération en terminée. II ne reste plus , pour livrer les chandelle à la consommation , que de les exposer à Tàir pour les sécher et les blanchir.

135. L'hiver est la saison la plus favorable pour la fabrication des chandelles. Celles qui sont vieilles sont préférables aux nouvelles , parce qu'elles sont moins susceptibles de couler, qu'elles durent davantage, et que pour la même consommation de suif elles produisent plus de lumière.

136. On a annoncé, dans le Dictionnaire technologique qu'en ajoutant au suif de la fécule de marron d'Inde dans des proportions convenables , on obtenait une chandelle de bonne qualité , et qui répandait en brûlant une odeur agréable : j'ai peine à croire que ce mélange puisse donndr de bons résultats , car il est

probable que le suif déposera la fécule dans la mèche, et cette dernière, en s*y décomposant , laissera un dépôt de charbon qui devra en obstruer les pores; il serait cependant important d'en faire Texpérience.

137. On a fait , en Angleterre et en France , d'inutiles efforts pour perfectionner les chandelles , sous le rapport de la disposition de la matière grasse et de la mèche.

138. En 1799 Willam Boltz prit en Angleterre un brevet pour plusieurs perfectionnemens dans la fabrication des chandelles , et en 1800 James White prit à Paris un brevet pour le même objet. Quoique ces nouvelles chandelles n'aient point été adoptées , nous les décrirons parce qu'elles sont ingénieuses.

139. Dans ces nouvelles dispositions, la mèche se pose dans les chandelles toutes fabriquées , lorsqu'on veut les brûler. Ces chandelles sont alors diss masses de suif pleines ou creuses.

140. Wiliam Boltz employait d'abord la forme légèrement conique des chandelles ordinaires , et des prismes à six pans à cause de la facilité avec laquelle on les emballe pour le transport. Ces masses de suif s'obtenaient par des procédés analogues à ceux que nous avons indiquée pour les chandelles moulées.

141. Il préparait aussi des cylindres percés dans Taxe 9 et d'autres qui , indépendamment de cette ouverture centrale , en avaient une autre disposée circulairementautour delà première. Ces derniers étaient alors formés par deux cylindres creux concentriques qui laissaient entre eux un intervalle.

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