CHAPITRE m
142. Les chandelles pleines devaient être brûlées dans des chandeliers à ressort qui maintenaient l'extrémité supérieure de la chandelle à la même hauteur , la mèche était très-courte , et elle était retenue au centre du petit godet de suif liquéfié au moyen d'une petite traverse qui s'appuyait sur les bords de l'orifice du cylindre dans lequel la chandelle était renfermée , ou au moyen d'un fil de fer fixé sur la surface supérieure du cylindre.
HZ. Les chandelles percées d'un seul canal médullaire pouvaient être brûlées dans un chandelier ordinaire. On pouvait y adapter une longue mèche cirée , mais il fallait la moucher comme dans les chandelles ordinaires ; ou bien une mèche courte qui s'abaissait à mesure que le suif se consommait : ce mouvement de la mèche s'exécutait au moyen d'un petit poids qui était attaché à la partie inférieure de la mèche et qui descendait dans le creux central de la mèche; cette dernière était maintenue à la surface supérieure de l'orifice par son épaisseur qui était plus grande que l'ouverture du canal au-dessus duquel elle était placée.
144. Les chandelles qui renfermaient, outre le canal central , un espace annulaire , devaient recevoir dans ce dernier espace une mèche circulaire , très-courte , garnie inférieurement d'un bourelet qui l'empêchait de glisser dans la rainure ; elle descendait par un an^ neau de fer place au-dessous d'elle , qui se mouvait par son poids dans l'espace annulaire ; le canal central amenait un courant d'air , comme dans les lampes d'Argand.
Il est facile de comprendre que la complication dans les dispositions nécessaires à la combustion de ces chandelles a été la principale cause qui lésa fait abandonner.
145. M. Boltz avait aussi imaginé un appareil trèsingénieux pour faire les chandelles par compression ; mais cette méthode est aussi abandonnée y quoique M. Boltz ait affirmé que les chandelles obtenues par compression duraient davantage , donnaient une plus belle lumière, et ne coulaient pas. Voyez pour plus de détails les Annales des Arts et Manufactures, touie IV, page 297.
146. Il y a quelques années que Ton a fabriqué à Munich des chandelles avec des mèches de bois résineux , environné d'une couche très-mince de coton cardé. Il est difficile de concevoir l'avantage qui peut résulter de cette substitution ; car la complication des opérations doit l'emporter de beaucoup sur Téconomie du coton.