‹ Traité de l'eclairageChapitre 64 sur 127 · CHAPITRE lY · texte numérisé non relu

CHAPITRE lY

et une égale quantité de liquide sera fournie par C an tube ef.

257. Il est facile maintenant de concevoir le mécanisme de la lampe de Gérard ; elle ne diffère de l'appareil décrit ( fig. 85 )> que par quelques dispositions nécessaires au remplissage de la lampe et à l'écoulement de rhuile , qui peut s'extravaser du bec : nous la donnerons avec les perfectionnemens qui y ont été faits par M. Caron. Nous indiquerons ensuite en quoi ils consistent.

258. La (fig« 87 ) représente une coupe de la lampe en question , dans laquelle on a supposé que tous les tuyaux sont disposés dans le même plan , afin que la coupe les présente tous. Les seules différences^mi existent entre cet appareil et celui de la fig. 85 consistent j 1"* dans le tube efy qui se termine par le bec ; 2" -dans le tuyau gh y qui est destiné à conduire Thuile.quk s'extrayase dans la capacité D qui est fermée ; 3^ dans le tube ikj qui s'ouvre dans Tair et dans la partie supérieure du réservoir A, et reçoit une tige creuse passant à travers une petite boîte à cuir, et qui est percée supérieurement d'une ouverture o ^ de maniëi^ç qu'en élevant ou en abaissant le bouton /, on établit où on intercepte la communication de A avec l'air. La distance ^y*doit être de quelques lignes plus petite que la distance np. Le réservoir B, jusqu'au niveau de p , doit avoir une capacité plus grande que celle de A. Tous les tuyaux doivent avoir au moins 10 millimètres , afin d'évitef les effets qui proviennent de leur capillarité et les engorgemens. Tous doivent être parfaite-

meut soudés aux parois des vases qu'ils traversent. La hauteur de la lampe est arbitraire.

259. Pour remplir la lampe on tire le bouton l, et on verse de Thuile par l'ouverture m du tube à air. Les capacités A et B se remplissent d'huile , l'air de A se dégage par le tube ik , et celui de B se rend dans C par le tube c dd ^ et se dégage par ef. Alors on repouâse le bouton /, et l'on place sur rextrémhé supérieure de la lampe l'entonnoir (fig. 87 ) , dont le bord le plus large s^embotte sur le rebord T, et on renverse la lampe sur une burette dont le goulot reçoit le bec de l'entonnoir. L'huile du réservoir B descend dans le réservoir C par le tuyau cdd\ et l'air rentre dans B par les tuyaux mn etaby et sort de C par e/. Le liquide de A reste. Après quelqirfV instans , on remet la lampe dans sa position primitive, on enlève l'entonnoir M, on le remplace par un collier à jour, que Ton voit dans la fig. 87 bis ', et qui sert à porter ht cheminée et le globe dépoli , que Ton place ordinairement autour de la flamme.

260. Lorsque la lampe a été une fois pleine d'huile on la remplit de nouveau par la même méthode , seulexciènt il faut beaucoup moins d'huile parce que le résérvoir B est plein. Pendant le renversement l'huile extravasée qui s'est rassemblée dans le vaseD s'écoule.

261. On a prétendu que ces lampes étaient sujettes à dégorger par les variations de pression de l'atmosphère , et par les variations de température. C'est ce que nous allons examiner.

262. Considérons, pour plus de simplicité, la fig. 85, et supposons que la lampe ayant été remplie lorsque

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