‹ Traité de l'eclairageChapitre 77 sur 127 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

arrive dans la chambre F, qui n'est séparée de la pr&* mière que par une cloison qui descend de quelques centimètres au-dessous deTeau. Dans ce dernier trajet , le gaz s'épure; il se rend alors sous le gazomètre MM par le tuyau G H H*

328. Tuyaux de conduite et de distribution. Lorsque le gaz est arrivé sous la cloche du gazomètre , il est prêt à être livré à la consommation. On emploie pour cela deux procédés diiSerens; le premier, qui est le plus ancien et le plus généralement répandu , consiste à conduire le gaz par des canaux de fonte qui passent dans les rues à plusieurs pieds au-dessous du pavé , et auxquels sont adaptés , devant chaque lieu de consom** jnation j des tuyaux plus petits qui conduisent le gaz dans les becs où il doit être livré à la combustion; l'autre, qui a été récemment introduit, consiste à accumuler une grande. quantité de gaz dans des réservoirs en cuivre ou en tàle de plusieurs pieds cubes de capa* cité , et qui sont ensuite transportés dans les lieux de la consommation. Mais comme ce dernier procédé de distribution n'est employé que pour le gaz de l'huile , nous n'en parlerons qu'après avoir décrit la prépara* tion de ce gaz. v^

329. Le tuyau 1 1 (fig. 107 ) , par lequel le gaz sort de la cloche MM , s'élève jusqu'au niveau de l'eau ; il sort du réservoir par la partie ^^nférieurci et de là s'engage dans les tuyaux de conduite. Comme il est important que lé gaz ne soit pas en communication avec les tuyaux hors des heures de consommation ^ à l'origine des tuyaux de conduite « et même à tous

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primant de l'eau à Taide d'une pompe foulante. Ils doivent toujours être placés à une assez ^ande profondeur pour qu'ils ne reçoivent pas l'influence des changemens de température de l'atmosphère , car les dilatations et les contractions qui en résulteraient pourraient briser les tuyaux ou les séparer. Le mode de jonction le plus généralement employé , est oelui qni est indiqué par la fig. 110. Les deux tuyaux s'emboitent de plusieurs pouces ; on coule du plomb dans l'intervalle qui les sépare , en environnant d'argile la partie inférieure , et on comprime fortement ce métal au moyen d'un ciseau sans taillant. Mais le meilleur mode de jonction est celui qui est indiqué par la -fig. 111 . L'espace EE est rempli de filasse goudronnée qui est fortement pressée par les vis qui passent par les oreilles ÀA.; i'espac£ CC est ensuite rempli de plomb., qui est fortement matté à l'aide du ciseau.

335. Les premiers tuyaux d'embranchemeni sont souvent en plomb/ parce qu'on y a.dap(te facilement ks petits tuyaux de distribution en les soudant. à rëtain; tandis que s'ils étaient en fonte, il faudrait les percer laborieusement et les tarauder, pour y faire entrer un canon de fusil à vis et à bride.

336 . Les petits tuyaux de distribution sont en plomb ou en étain. En Angleterre on préfère ce deriaier métal , parce qu'ayant plus de roideur ^ les tuyaux se déforment plus difficilement. Ces tuyaux ont de 6 à 9 lignes de diamètre, lorsqu'ils doivent fourniit du gaz à 6 ou 8 becs. Mais en général , il vaut mieux les tenir plus grands; car on a observé que plus le

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