CHAPITRE IV
tuyau est large , moins les flammes sont vacillante». 337. Des becs. En&n le gaz arrivé dims les dernières ramifications des conduits, se trouve dans les becs, où il est brûlé. Ces becs peuvent être simplement des trous très-capillaires , percés à Textréraité du dernier tuyau de conduite, et c'est peut étrç la meilleure manière de brûler le gaz; mais on leur donne ordinairement la forme des becs d'Âxgant (fig. 1 12). Les deux branches du conduit se bifurquent, et ces deux branches supportent un anneau horizontal creux, dont la partie supérieure est percée de plusieurs petits trous disposés circulairement, par lesquels le gaz s'échappe. On Ten^ flamme à sa sortie, en lui présentant un corps incandescent, et les petites flammes rangées circulairement forment une flamme unique, semblable à celle des lampes à mèches circulaires : Tanneau du bec est garni à sa circonférence d'une galerie d'un'^plus grand dia-* mètre, sur laquelle repose une cheminée de verre, et la flamme est alimentée , comme dans les becs d'Argant , par un double courant d'air. Mais la cheminée de verre qui environne la flamme, et qui est ordinairement dépolie, a plutàt pour objet de diminuer l'éclat de la lumière et de la soustraire à l'influenee des courans d'air, que d'activer le courant d'air. Aussi sa forme n'est pas la même que celle des lampes à huile ; elle est beaucoup plus large et beaucoup moins haute. En appliquant à ces becs des cheminées de tirage , la flamme est tellement refroidie , que la combustion a presque lieu sans émission de lumière ; on aperçoit seulement une petite flamme bleuâtre presque sans intensité. Les
flammes du gaz qui provient de la houille ont une étendue beaucoup plus considérable que celles de même intensité qui proviennent de la combustion des matières grasses y ou des gaz formés avec ces matières , parce que le gaz de la houille est beaucoup moins chargé de charbon. Par la même raison, une flamme qui proviendrait de la combustion du gaz du bois, pour avoir la même intensité que celle du gaz de la houille , devrait avoir un volume beaucoup plus considérable encore. C'est ce que nous avons souvent occasion d'observer, dans nos foyers domestiques. Les flammes du bois , quoique très-étendues , ne donnent qu une très-faible lumière. On n'a point encore fait d'expériences pour déterminer la meilleure forme à donner aux becs de gaz.
338. M. Bourguignon a récemment proposé d'appliquer aux becs de gaz des appareils qu'il désigne sous le nom de/umivoreSy et qui, suivant lui, devaient détruire toutes les émanations délétères des lampes et des becs de gaz. Ces appareils fumivores consistent ( fig. 1 12 B) en un globe dépoli A ouvert par la partie supérieure et la partie inférieure , ou en un large entonnoir renversé (fig. 1 1 2 C). L'ouverture inférieure, d'un diamètre peu diflerent de celui de la cheminée , s'applique sar elle , et l'autre reçoit l'extrémité évasée d'un tube de cuivre droit ou contourné , qui est terminé inférieurement par une capsule percée à la partie supérieure d'un grand nombre d'ouvertures. Les gaz qui s'échap pent de la combustion traversent le tube et sortent par les ouvertures pratiquées au-dessus de la capsule.