CHAPITRE IV
drogène forme un gaz presque aussi carboné que celui que les chimistes désignent sous le nom d'hydrogène deuto-carboné ; ainsi les huiles peuvent être considérées comme composées d'acide carbonique et d'hydrogène deuto-carboné , et ces deux composés se forment toujours lorsque les huiles sont décomposée#à une tempé*rature convenable ; mais comme il est presque impo^r sible de régler la température à laquelle on les soumet; il se dépose une certaine quantité de charbon quand la température est trop élevée j et quand elle ne l'est pa$ suffisamment, les gaz entraînent de l'huile seulement altérée , et un peu d'acide acétique,
3^. Les appareils pour décomposer les matière^ grasses ont beaucoup d'analogie avec ceux que l'on emploie pour obtenir le gaz-light de la houille, lis sont tous représentés dans la figure 1 08. A est une cornue $en^ blable à celles que l'on en^ploie pour la distillation dç I§ houille, elle est remplie dç coke. Le tuyau Ç est destiné à amener dans la cornue Thuile du réservoir B. L^TC^ binet m sert à régler l'écoulement.. P est un tuyau pli^ce à l'autre extrémité de la cornue par lequel les ga? qui proviennent de la décomposition de l'huile se dégagentir
ils traversent le liquide du vase B , y déposent l'huile
qu'ils avaient entraînée , et de là se rendent , par le tuyau G, dans des gazomètres semblables à ceux du^â^^rlighl de la houille. Le coke que renferme la cornue est nécessaire pour multiplier les points de contact entre la vapeur d'huile et le corps chaud qui doit la décomposer : on pourrait le remplacer par des morceaux de briques, des fragmens de tôle ; mais comme ces substances ne
202 TBAITE M LECLAIBAGE,
GombusiioD ; mâîs le gàz4ight, au degré ordinaire ds pression , exigerait, pour le transport , des ^ases d'aae irèfrgrande capacité, car un bec ordinaire consomme au moins 3 pieds cubes de gaz par heure, et 2i pieds cubes pour une soirée de 8 heures. Par conséquent un étabbisrment qui serait éclairé seulement par 10 becs, exigerait un-f^enroir de 240 pieds cubes, dimensions beaur coup.y(fi9)p;f^nsidérables pour^p.ermellce le transport. On a faKMconp repeint ceft dimensions^ P ien employant du ga^ de Thuila dont la iSficulté éclairante est à peu pris Z fois et demie plus grande que celle du gax* Ught de la bouille; 2* en comprimant fortement le gax 49ns les réservoir^. Cette pression va quelquefois jusqu'à 32 atniofphëres : alors le volume de gaz nécessaire pour alimi^^^ vn bqc pendant . 8 heures eit égal, .à V,\i. Nous examinerons sucoesaÎTement k. fprançK.des réservoirs , la méthode employée pour j Qt^piimer le;gi|al, et enfin quelques dispositions pa^ ticulifsr.es à ce mode d'éclairage.
374. Les ré^eovictirs; mobiles étaient Otiginaivemeiil en cuivre rouge, d-ooe ligné ^ à 1 Ugni-^ d'épais^ seur, maintenant ils sont tous en tôle de i ligne à 1 ligne 7. Us ont la form^ d'un çyiindre^.\aUongé , terminé par 2 hémisphères, et sont formés de 3 morceaux véunis par une clouure serrée; et pour. -feornacr les plus petites issues, les elouures sont.étamées extérieure* mont. Ils renferment un robinet: poyr' introduire is gaï et le laisser échapper pendant sa combustion. Ces récipiens doivent être essayés sons unepression double de. oello qu'ils doivent supporter. Get essai se fuîtjivec
CItAPITKE, !V. 20J
une extrême facilité, en les remplissant d'eau que Ton comprime ensuite àrttide d'une pompe foulante, jusqu'à ce que le maiiomëtfêique l'on a mis en contact ayec ta capacité de la pompél Indique une pression de 60 atino->^ sphères. S'il*àtrivait qtie quelques partiesdes soudures cédassent à la pression ou que le taee s'ouTrtt y il n» pourrait èn-résUltW alfêtAii incdnvéniènt, parce qa*aus- AiM qu'il serait so^tt «ne petite quantité de liquide yi toute pression cesserait, car l'eau n^est pas sensible^ ment compressible ; ainsi la rupture du vase ne poof> rait occasioner ihicune explosion. Il n'en serait pM de même si le fluide comprimé était gazeux ; car le ^z; étant fcKPtement comprimé, sortirait du vase eir grand volume, avec impétuosité et projetterait a^eQ force le vase en sens contraire de l'ëcoulementi Cè| essai préliminaire semble, au premier abords devtsAp néttre coniplèteiiient à i'abri de toute e<ploqicna'j[ d^ftutànb plus <^é^ ^uand' OB rèmpHt le réservoir- dé gaz j il s'échauiïp, çtuile^ partie déjà force Iflaf^tiqBH ^'il a acquisetôrsquel'ofr cesse de l'ftèèctïnuletVétStii dad-à Kélévatibn de sa température^ il* k peM bi'étffiM; ëà se refroidissant/Pài* Gôtisésqui^i^dans le trafis^if!^ la pression du g^iif' /est moindre , et cette pressioh^'di*' minue encore cominuellement pendant réclairâ^. Mais il y a une causé de rupture dés vases ccMitre lâ^ quelle il est difficile de s'assurer d'avance ; c'est M eonfinuité de la 'pression. On conçoit en eflTet qtfè cette action sans oè^Àe agissantie peut produire de| effets qui, accumulés par le temps, pourraient être beaucoup phxs grands que ceux que l'on obtiendrait
204 TRAITÉ BE l'Éclairage.
par une pression beaucoup plus foite^ mais qui ne serait pas prolongée; Heureusement tes effets de la continuité de la pression sont beaucoup moindres que Ton pouyait le craindre; et jusqu'Âei on. ne cdnmit aucun événement fâcheux qui fasse! redwtcîr. le mode d'éclairage au gaa portatif, r- > :-
375.. L'appareil employé dans les:tpremiers esém pour remplir.les réservoirs se. composait d'une pompe aspirante et foulante :(fig. 113 A)quieommuniquaitavec le{ gazomètre pat le tuyau A et avec le$ réseryoirs par le.tuyauB. Chacun d'eux était garni d'une soupape qui sTbuvrait, la première de dehors eii dedans, la secoDcle de dedans eu didbors; un levier C, mobile autour du point m y faisait mouvoir la pompeu- On pouvait remplir plusieurs vaâesà la fois : on les disposait pour cqla sûr un niéme tuyto horizontal copimiiMquant avec h petmpe. Comme la force, nécessaire pour iaire mouvoir )0^ pompe est trèâTCç^^îdérable^ioetaiit ordinairement unemaphine-à T^QUr^liii était employée, comme force motrice. Yers^s^ partie inférieure du corps de pompcrfe U*Quvait une sQui)ape,n)^'ouvrai^tr.de:de<îla!(>s en dehorSi et.qui .était retenùepar le levier M N> .mol^ile a|itour du point N; on fixait la position du p^idsiiPjde imanière j^Kne^ la soupape' n fût ; pressée par.. une. force égale, à çeile de la force élastique du g9L»-qyi -doit remplir )çs réservoirs 9 et qui ne doit pasr:étr<^.4épass^ ; lorsqu'on avait atteint cette limite, île .gaz, au lieu de passer par les réservoirs , se dégageait pari la $oupape n.
37€« Cette machine de compre^^on , qui est la plus
GHAPITRE IV. jMtS
simple que l'on puisse imaginer y était cependant trèsdéfectueuse f et souvent ne pouvait accumuler dans les réservoirs qu'une très^petite quantité de gaz, quoique la force employée fiit très-puissante. En effet, le piston ne peut jamais remplir la capacité du cylindre , par conséquent y à la fin de sa course, il reste toujours dans le corps de pompe une certaine quantité de gaz comprimé, qui se dilate quand le piston se relève, et remplit une portion d'autaiit pluA considérable du corps de pompe, que la pression était plus grande. On conçoit même que , quel que soit le volume de gaz qui reste dans la pompe , il y aura toujours une pression par laquelle ce gaz , en se dilatant dam toute l'étendue du corps de pompe, aura encore ilné force élastique plus grande que celle du gaz que consent le gazomètre, qui, par conséquent, ne pourra point en fournir à la pompe ; à cet instant , les mouv^ mena, réitérés du piston n'introduiront pas un atome de gaz'dans les réservoirs..
. 377. M. Scaward a imaginé une machine de compression qui n'a point l'inconvénient que nous venons de signaler, et qui est décrite dans le Philosophical jUagazirij juillet 1824. Le corps de pompe renferme une certaine quantité d'huile, de manière que quand le piston est arrivé au bas de sa course, il ne reste plus de gaz dans le corps de pompe.
La fig. 113 A représente la coupe, et la fig. 1 14 A la projection horizontale de cette machine.
A , .est le tuyau communiquant avec le gazomètre. A% le tuyau qui conduit le gaz comprimé au réservoir.
B, le corps de pompe^ qui se prolonge horizontalement.
C, le piston, qui se meut dans cette dernière direction. D| une fourchette à charnière, qui fait mouvoir la tige da piston. D' une manivelle qui imprime à la fourtdiette D un mouvenient alternatif horizontal. £ , le .sfolant. Fi la manivelle à laquelle est appliquée la fartt jnotrice. G, une table en fonte de fer qui supporte la
machine. H, la tige du piston. I, une douille ^m serti ilégler le mouvement de la tige du pistcMa. a, un réser* voir sphérique situé à Toriginedu tuyau d'écoulement du gaz comprimé: il est destiné à retenir Thuile que le f az pourrait entraîner, cd est le niveau de l'huilé quand le piston est au commencement de sa course, m, la soupape de sortie; n^ la soupape d'entrée.
&78. -Des appareils de ce genre sont maintenant ezidu^ivement employés dans les établissemens de ga» 4^rtatif. Dans la belle usine établie à Paris près 4e U l>arpière de Gourcelle , dont les appareils ont été &briqués par MM. Taylor et Martineau, il y a six pompes lie compression construites d'après leprincipe que nous venons d'exposer;; elles sont mises en mouTement par ime. machine à vapeur de la force de dix chevaux. Ces j>^mpes diffèrent de celle de M. Scavard en ce que l'espace qui est à l'extrémité du cylindre horizontal delifi lequel se meut le piston a la forme d'un siphott renversé , dont la branche la plus voisine du pistoa e$t 'pleine d'eau, et l'autre de mercure. On m'a assuré que l'essai avait été fait en employant uniquement de l'eau ou de l'huile , mais que l'on n'avait point réussi) et qu -il était nécessaire de se servir du mercure. Je
•n'ai pas pu savoir la cause de cette préfërence que je ne conçois pas; mais comme je me siïis assuré par «loi «même que le corps de pompe renfermait du mercure, il &ut bien qu'i^ y siît une raison pour préférer ce liquide, qui est beaucoup plus cher que les autres. ^
379. On «.rencontré de grandes difficultés pour faiire de6 robinets qui puissent tenir le gàz éous une «luflfii grande pression que celle que Yfm emploie ordtnahrement; aucun des robinets ancieimemeut connus n^a pu résister. Âprèa un grand nombre d'essais infraiy tneuK on s'était arrête à celui qui est représenté «m ixDupe (fig. 114 B). L'e&trémité A se visse sur le rései^ voir, et l'extrémité B au tuyau de distribution. Le ^canal par lequel le gaz doit s'écouler est brisé , et eeft 4leux extrémités s'ouvrent à la surface d'tm oâiiie cretuc qtii'peiit être exactement rempH par une tige en aoîcur taraudée sur une grande partie de sa longueur, et qoi en terminée partin<^arpé qui sert à k' faire tournir À l'aïkie d'une «lef. Ce rebuiet , bien préférable «u anciens^ était c^>endant ekicore «ujet à laisser dégager >dtt^c; lorsque la tige conique était pressée-avec iforce 'dans le cône dis cuivre , le gaz s'échappaiie à trâvierB 4b Vis. On essaya de remédier à cet inconvénient m 'plaçant sur la tige un petit cône tronqué a b, qin Àait pressé par une pièce en cuivre in n^ qui se montait à vis dans une cavité circulaire pratiquée à Texuérieur -et autour de la tige; mais le même inconvénient sjç retrouvait cworé, le gaz s'échappait par la vis de la l^îèce mn:^ et les mouvemens de la dé étaient èxtré-
mement durs. Cependant faute de mieux on- se contentait de ce robinet.
380. Mais on vient de découvrir un nouveau robinet qui ne laisse rien à désirer; le brevet d'invention a été cédé à M. Carrière, habile mécanicien, rue St.-Laurenty n^ 6^ qui s'occupe spécialement de tout ce qui est relatif à l'éclairage par le gaz. Ce nouveau robinet est reffrésenté en coupe (fig. 114 C); aux deux extrémités se trouvent deux vis qui s'adaptent, l'une au réservoir, l'autre à l'extrémité des tuyaux de distribution; le canal de communication ABC avec le réservoir se recourbe à augle droit et vient s'ouvrir dans une cavité cylindrique G H pratiquée contre une des faces extérieures du robinet; le canal de communication DEF avec les tuyaux est disposé de la même ms^nière : la seule différence consiste en ce que le tube BC se trouve au centre de la cavité GH , et que le tube E F se trouve à côté. On place d'abord dans cette cavité G H une rondelle de cuir gras mn^ ayant la Corme d'un anneau, et assez étroite pour ne pas fermer l'orifice F. Sur cette rondelle on pose un cercle d'acier très-mince dont la surface inférieure est garnie, à son centre, d'une goutte d'étain d'un diamètre plus grand que celui de l'orifice C \ sur le cercle d'acier se place une pièce de cuivre c d ayant le même diamètre que la cavité GH| dans laquelle elle entre à vis ; sa partie inférieure, un jpeu concave vers le centre , appuie par ses bords sur ceux du disque d'acier, et sert à le comprimer fortement contre k rondelle de cuir; le centre de cette