‹ Traité de l'eclairageChapitre 84 sur 127 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

pièce G H est taraudé et reçoit une vis terminée par un disque plat. Cette vis, en descendant, appuie sur le disque d'acier, le courbe , et fait appliquer la goutte d'étain sur Torifice C. Ainsi en élevant la vis on établit la communication entre les deux tuyaux ABC et FED, et en la baissant on l'intercepte complètement. 11 est évident que, par cette disposition, quand la vis ^^est suffisamment serrée, le robinet ne peut pas perdre à l'extérieur, et que l'ouverture C peut être fermée avec une très-grande exactitude par la pression de la vis a. Du reste , ce robinet a été essayé sous une pression de soixante atmosphères , et pendant plus de dix jours il n'a pas laissé échapper un atome de gaz.

381. Mais pour obtenir un éclairage uniforme au moyen du réservoir de gaz comprimé , il ne suiEt pas d'avoir des robinets qui ferment exactement , il faudrait encore que pendant l'éclairage ils s'ouvrissent de manière ^à laisser toujours dégager la même quantité de gaz.

On conçoit en effet que si on laissait écouler le gaz comprimé par des ouvertures d'un diamètre invariable, pendant toute la durée de l'éclairage, la vitesse, d'abord très-grande, irait continuellement en décroissant , jusqu'à dévenir nulle quand la force élastique du gaz renfermé dans le réservoir ne serait plus égale qu'à celle de l'atmosphère. Mais il est évident que l'on peut rendre l'écoulement uniforme en augmentant l'orifice d'écoulement à mesure que la vitesse diminue. Cette augmentation peut s'obtenir en

ouyrant de temps, en temps et toujours davantage, le robinet à mesure que le gaz se consonçme ; cette manœuvre est assujettissante, et on n'obtient jamais ainsi une flamme parfaitement uniforme. C'est cependant à quoi Ton est encore réduit, quoiqu'on ait fait beaucoup d'essais pour régler cet écoulement, parce que la première condition à remplir était d'avoir des robinets qui fermassent exactement , et que ce problème important n'a été résolu que très-récemment.

382. J ai cependant vu chez !M. Lacarrière,un appareil très-ingénieux pour régler l'écoulement du gaz, ao moyen de sa férce élastique elle-même. Voici en quoi il consiste; le tuyau de distribution communique avec un très-petit gazomètre dont la cloche n'est soumise qu'à une très-faible pression. Le gaz, avant de passer dans les bées, étant obligé de passer sous le gazomètre, (Delui-ci s'élève nécessairement quand la quantité de j^z est surabondante ; mais le gazomètre en s'élerant ftirme lui-même te robinet, et l'ouvre au contraire quand il descend. Pour produire cet effet , le gazomètre est soutenu par une chaîne qui s'enroule^ sur une poulie fixée perpendiculairement à la vis qui remplace la clé des robinets ordinaires ; la chaîne est te^ ininée par un contre-poids , M. Lacarrière m'a assuré (fàû cet appareil remplissait parfaitement son objet. Je ne doute pas d'^après cela que cet appareil peu volamineux et d'un service facile ne soit bientôt généralement, adopté.

388. Jusqu'ici les usines aux gaz portatifs n'ont point réussi en France, à l'exception de celle de Bordeaux

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