‹ Traité de l'eclairageChapitre 88 sur 127 · CHAPITRE TI · texte numérisé non relu

CHAPITRE TI

point b au point-^S on peut prendre celte dernière pour la première sans qu'il en résulte d'erreur sensible , or cette dernière s'obtient très-facilement en prenant la demi-somme des distances des deux extr^ mités z et z' du diamètre du pied de la lampe. Quand le bec n*est pas pla*cé au centre du pied , on suspend à son centre un fil à plomb .: son point de rencontre avec la division marque alors la distance du centre du bec à l'ombre.

/ 399. Quand les flammes sont à des hauteurs inégaies, il faut élever celle qui est la plus basse au niveau de Tautre , et observer toujours les ombres à la hautevr des flammes , parce que la lumière qui est envoyée soas des directions inclinées est en partie arrêtée par les bords du bec j et par conséquent a une intensité plus faible.

400. Lorsque les lumières sont colorées , les ombres le sont également;. alors. il est beaucoup plus difficile de bien juger leur intoisité. On les observe alors beaucoup mieux du point Xj le corps opaque Hoir interposé rond les différences de teinte moins sensibles.

401. Le corps opaque M est une tige de fer cylindrique dont la partie supérieure est noircie à la flamme d'une lampe afin d'éviter les réflexions qui pourraient nuire à la netteté des ombres, et pour rendre celles-ci plus distinctes lorsqu'on les observe du point x,

402. Lorsqu'on compare des chandelles et des bougies, il faut qu'elles soient dans le même état, car la lougueur de la mèche a une très-grande influence sur la lumière qu'elles émettent , et surtout qu'il n'y ait

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pas de courans d'air, car alors Tintensité des flammes varierait à chaque instant.

403. Lorsqu'on compare des lampes entre elles , il faut nécessairement employer la méihe, huile et les mêmes mèches , mais cela ne suffit pas. Nous verrons plus tard que la hauteur de la mèche a une grande in- Snence sur la quantité de lumière produite, et sur la quantité d'huile consommée ; et qu'à mesure qu on élève la mèche on augmente la lumière dans un bien plus grand rapport que la consommation d'huile. II est donc nécessaire , pour mettre les lampes dans des états comparables , d'élever les mèches , et de donner aui flammes le plus grand développement possible sans produire de fumée ; les lampes produisent alors-non seulement le maximum de lumière , mais encore le plas grand effet relativement à la consommation de l'huik.

404. Quand on veut comparer les lampes sous le rapport de la lumière et de la consommation d'huile, il faut les peser avec soin avant et après l'éclairage et noter exactement l'instant du commencement et de la fia de l'éclairage^ on a alors tous les élémens nécessaires pour déterminer la consommation par heure.

405. J'ai dit qu'avec cett^e méthode on pouvait parvenir à une très-grande exactitude dans la mesure des intensités de deux lumières. Voici de quelle manière on peut s'en assurer; si on prend deux lampes , et que dans un temps très-court on mesure plusieurs fois le rapport de leur intensité en employant des distances différentes , on devra trouver des nombres très-peu différens , si la méthode est exacte ; car,

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