CHAPITRE YI
flamme peut être augmentée en élevant la cheminée; elle peut être diminué en élevant la mèche , en diminuant la. hauteur de la cheminée , en rétrécissant son ouverture supérieure ou les orifices inférieurs qui donnent accès aux deux courans d'air, ou enfin en employant le fumivore de M. Bourguignon.
444. Examinons maintenant les diverses circonstances qui influent principalement sur les variations de l'intensité de la lumière pendant la combustion. Ces causes sont au nombre de quatre : 1"* réchauffement du bec et de la cheminée ; 2** le rapport des deux courans d'air ; 3"" l'abaissement du niveau de l'huile ; 4** la plus ou moins grande capillarité des espaces qui environnent la mèche.
445. Echauffemiunt du bec. L'échauffement du bec et de la cheminée diminue l'intensité de la lumière , principalement au commencement de la combustion , car le verre et le bec absorbent d'autant moins de chaleur que leur température est déjà plus élevée : l'influence de cet échaufiement 3ur la lumière va donc en diminuant; il résulte évidemment de là que l'intensité de la lumière doit aller en croissant. Dans les becs ordinaires la flamme acquiert son maximum d'intensité après une heure ^ quelquefois dans un temps plus court. Si alors le réservoir d'huile restait continuellement à la même hauteur , la lumière conserverait son intensité , pourvu qu'il n'y ait pas de cause pertupbatrice , telle qu'une trop grande hauteur de la mèche , une trop petite épaisseur du bec.Dans les lampes à niveaux morts qui baissent continuellement , l'inten-
2it thaitk dé l éclairage.
•ité de la lumière ya toujours en décroissant après une heure de combustion. Cependant rafTaiblissement de la lumière est un peu diminuée par réchauffement du bec , qui , en rendant Thuile plus fluide , facilite son ••cen8ion(408).
446. Influence de r épaisseur du bec: J'entends par épaisseur du bec , Tinteryalle qui sépare les deux cylindres qui le forment. Voici les faits que j'ai eu occasion d'observer un grand nombre de fois :
1* Lorsque le bec est très-large y et Test également dans toute sa hauteur, de manière que la mèche soit à une grande distance des bords du bec , la mèche se charbonne au-dessous du bec jusqu'au niveau de Thuilei et la lumière s'affaiblit beaucoup. Une excellente lampe de Girard , dont le niveau de l'huile dans le bec n'avait pat éprouve la plus légère variation pendant une combustion de 7 heures , avait perdu après ce temps près d'un tiers de son intensité primitive y par la trop grande largeur du bec.
2* Lorsque le bec est étroit dans toute sa longueur , la mèche est serrée au sommet : alors la carbonisation de la mèche ne s'étend jamais jusqu'au bec , il y a toujours au-dessus de lui un anneau de la mèche qui reste Jilanc. Mais ces becs , quand bien même ils sont alimentés par des réservoirs à niveaux constans , éprouvent de très-grands sffaiblissemens de lumière pendant la combustion. Ces affaiblissemens varient avec l'épaisseur de la mèche y et avec la même mèche suivant la longueur de la partie engagée dans le bec.
3* Lorsque les becs sont larges et se rétrécissent