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CHAPITRE IT

vers le sommet . la carbonisation de la mèche n'atteint pas le bec (fig. 45 bis) y et les variations d'intensité de lamière, pendant une très -longue combustion sont presque nulles, lorsque les réservoirs d'huile sont à niveaux constans. . -^

447. Voilà des faits que j'ai observés un grand nombre de fois, et dont je rapporterai plus bas les détails. 11 en résulte évidemment que les meilleurs becs sont ceux qui sont larges , et rétrécis par le sommet. Nous allons maintenant en chercher la cause.

448. Lorsqu'une mèche est placée dans une large capsule pleine d'huile , on remarque que la j9amme se rapproche toujours davantage de l'huile ; par conséquent la partie charbonnée de la mèche va en croissant; elle se trouve alors dans le même cas qu'une chandelle que l'on ne mouche pas , et sa lumière doit s'affaiblir par les mêmes raisons. Ainsi l'influence d'un bec très-large par son sommet est due à l'allongement de la mèche.

449. Quand la mèche est serrée au sommet du bec, l'anneau du bec absorbe continuellement la chaleur de l'huile qui est très-voisine de la partie incandescente de la mèche ; et par conséquent elle ne peut pas s'échauffer assez pour se décomposer, et la partie de la mèche charbonnée ne change pas de longueur. On voit alors que la lumière ne doit s'affaiblir que par la carbonisation croissante de la partie incandescente de la mèche; carbonisation qui obstrue sans cesse ses pof'es , et finit , après un temps plus ou moins long, suivant la qualité des huiles et des mèches , par

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rences oni été beaucoup plus petites que dans les petits calibres.

L'explication de ce fait me parait assez difficile; car on ne peut concevoir la diminution de lumière quand le niveau reste à la même hauteur, que par le dépôt de charbon qui se forme dans la mèche , qui en bouche les pores et diminue son aspiration. Or, on ne voit pas comment la plus ou moins grande activité d'un des courans peut avoir de Tinfluence sur ce dépôt.

452. Abaissement du niveau* L'abaissement du niveau de l'huile dans le réservoir , et par conséquent dans le bec , est une cause bien évidente de l'affaiblissement de la lumière ; car, à mesure que le niveau s'a* baisse , la quatitité d'huile qui s'élève dans la mèche à la hauteur du bec va en diminuant , et par conséquent l'intensité de la lumière doit s'affaiblir.

453. Influence des huiles et des mèches. Quant à l'influence des huiles et des mèches sur la combustion dans un même appareil , elle est très-grande. Quand les huiles sont mal épurées, qu'elles renferment des substances qui ne se volatilisent point par la chaleiuTi elles déposent du charbon qui obstrue bientôt les mèches, et il en résulte un abaissement très-rapide de lumière. Les mèches , trop épaisses ou trop serrées y font aussi un très-mauvais effet. Dans le premier casi les flammes sont très-longues , il faut une grande hau« teur de cheminée pour que la combustion soit parfaite, et il y a une grande consommation d'huile. Lorsqu'elles sont trop serrées , elles n'aspirent pas une suf-

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