CHAPITRE TI
fisante quantité d'buile , et sont facilement obstruées par les dépôts de charbon.
454. En résumé, pour obtenir la plus grande permanence possible de lumière, il faut , l^ que les deux cou* rans d'air soient dans le rapport convenable ; 2^ que le bec et les tuyaux qui amènent Thuile soient d'un grand diamètre; 3* que le bec soit serré à son sommet, et large dans tout le reste de son étendue ; 4® que le niveau de l'huile dans le bec soit constant, ou du moins baisse le moins possible , et enfin que les huiles et les mèches soient de bonne qualité.
455. Après avoir ainsi exposé les principales circonstances qui influent sur la quantité de lumière fournie par les lampes, et sur les variations de son intensité pendant la combustion , nous rapporterons quelques considérations générales sur les flammes de l'hydrogène carboné , que M. Payen a consignées dans le mémoire que nous avons déjà cité , et qui se trouvent parfaitement d'accord avec ce qui précède.
M. Payen pense que , dans la combustion de l'hydrogène carboné, soit qu'il ait été formé d'avance, ou qu'il se produise dans les mèches', quatre effets concourent à la production de la lumière.
1* La combustion instantanée de l'hydrogène carboné;
. 2' La combustion de l'hydrogène après qu'il a été privé de la plus grande partie de son carbone, éliminé sous l'influence d'une température élevée ;
'S'^ La combustion du carbone séparé de l'hydrogène;
. A^ L'échaufTement du charbon libre , depais la température rouge jusqu'à celle dite du roaffe blanc.
M. Payen admet ensuite que le dernier effet est celui qui donne à la flamme le plus d'éclat. Ainsi pour produire- la plus grande quantité de lumière possible, il faudrait à la fois obtenir la plus grande précipitation possible de carbone et la plus haute température ; mais ces deux effets sont toujours en raison inverse l'un de l'autre , car si la température de la flamme est très* élevée, ce qui n'a lieu que par un grand tirage, elle est très-peu volumineuse , et si au contraire elle est peu considérable , la flamme acquiert alors un grand développement; ainsi pour savoir s'il est plus avantageux. d'augmenter la précipitation du carbone, «ou seulement la température d'une flamme, il fallait savoir si dans les petites flammes produites par une vive combustion , l'éclat ne compense pas le grand volume delà flamme dans une combustion moins active. C'est ce qu'il était facile de vérifier en comparant avec une flamme constante^ celles qui résultent de la combustion de la même quantité de gaz sous un grand ou un faible tirage. M. Payen a trouvé que les grandes flammes donnent plus de lumière que les petites , et par conséquent que dans les petites flammes l'éclat ne compense pas le volume, d'où il suit qu'il est toujours avantageux de donner aux flammes le plus de développement possible. M. Payen a aussi vérifié que la même étendue de deux flammes provenant de la combustion de la même quantité de matière combustible avait une intensité d'autant plus grande que la flamme