‹ Traité de l'économie du bétailChapitre 28 sur 64 · IS" 1. N» 2. N · texte numérisé non relu

IS" 1. N» 2. N

Poids vif 470^0 760^0 645^0

Viande (4 quartiers).. 227^5(48.0,/») 375^5 (49.2 «/o) 337'^. 5 (52.5 «/o^

Suif (sans rognons) . . 48^5 (10.2 «/„) 62^5 ( 8.2 »/o) 51^0 ( 7.6 •/o) Poids utile , viande et

suif réunis 276^0(56.0%) 435^0 (57.4 «/o) SaSi* .0 (60.1 "/o^

Ces renseignements sont à coup sûr satisfaisants pour des animaux amenés à l'état demi-gras par le régime suivant : au commencement de Fhiver, les vaches castrées depuis quinze à dix-huit mois reçoivent de la pulpe Champonnois, du son et du tourteau de colza, en sus de la ration de fourrages secs ordinaire; quelques-unes convertissent en abondance de lait ce supplément de nourriture, et sont conservées comme laitières ; d'autres et c'est le plus grand nombre, diminuent de lait, engraissent rapidement et sont livrées à la boucherie ; ce sont en général celles qui sont opérées depuis le plus long temps. L'une de ces vaches donne en poids net 222 kilog. 5 de viande et 55 kilog. de suif d'une remarquable qualité.

M. Ménard, lauréat de la prime d'honneur de culture du Loir-et-Cher en 1858, a ainsi donné un puissant exemple qui entraînera sans doute à sa suite ceux des agriculteurs éclairés qui sont placés dans de convenables conditions économiques. Les cultivateurs de son voisinage commencent à comprendre

quels avantages ils peuvent retirer du nouveau procédé de castration, et beaucoup déjà n'hésitent plus à confier leurs animaux à M. Charlier. Il y a là, plus qu'une question agricole 5 la production de la viande, et comme succédané, du laitage, est une question vitale qui intéresse tous les peuples; et si Fhomme qui fera pousser deux épis là où il n'en végétait qu'un avant lui, a droit à la gratitude des sociétés, elles n'en doivent pas moins à celui qui pourrait doubler le produit en lait de nos vaches.

§ 4. /tmélioration des races.

Améliorer une race, c'est la rendre plus propre à remplir le but auquel nous la destinons. Améliorer une race, c'est une œuvre grande, belle et noble, mais qui par le temps et l'argent qu'elle exige, appartient plutôt à un gouvernement qu'à un particulier. A l'un la tâche d'éclairer, d'aider et d'encourager par tous les moyens; à l'autre, celle de faire des expériences, des études, de mettre en œuvre la science et la pratique, comme l'ont fait en Angleterre les Backwell, les Colling, les Tomkins, lesEllmann, etc., comme le font en France les Massé, les de Torcy, et tant d'autres. Mais répétons-le, c'est une entreprise qui exige un immense dévouement, beaucoup de savoir, de prudence et d'habileté.

On améliore les races soit par elles-mêmes, c'est ce qu'on appelle la sélection, soit en les mariant entre elles afin d'obtenir une race mixte; c'est ce qu'on nomme le métissage; soit enfin en greffant une race améliorée sur une race commune à laquelle

la première se substitue progressivement, c'est le croisement. Nous allons étudier successivement ces trois modes.

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