DES ANALYSES
Johnston.
— de fèves
Einoff.
— d'orge
Johnston.
— d'avoine , . . .
Norton.
— de maïs
Dumas.
Drêche d'orge
Johnston.
Son de froment
Kekulé.
Paille d'avoine
Sprengel.
— de froment. . %
Id.
— d'orge
Id.
— de seigle
Id.
— de sarrasin.
Id.
Brame.
Id.
Racines de rutabagas
Stembardtedt.
Johnston.
— de pommes de terre.
Id.
Id.
— de topinambours. . . .
Braconnot.
Meyer.
Nous avons vu, en étudiant la nutrition , combien était variée la composition élémentaire des organes et des liquides de la vie animale 5 mais tous les sels organiques et inorganiques que nous trouvons dans les tissus et les liquides circulatoires ne se ren-
contrent point dans les aliments ingérés par l'animal; le corps est une sorte de laboratoire où s'opèrent de mystérieuses transformations que la chimie n'est point toujours encore parvenue à expliquer ; certains sels se combinent par échange de base, tout en donnant lieu à certains phénomènes; mais il est tels d'entre eux dont la science n'a point trouvé jusqu'ici l'origine.
Cependant, il est important de remarquer l'analogie qui existe entre les aliments particuliers à chaque espèce , et le sang qui circule dans ses vaisseaux : témoin l'identité frappante de composition entre les choux, les navets, les pommes de terre et le sang du bœuf et de la brebis; l'avoine et le sang du cheval; la chair du bœuf et le sang du chien. (Liebig. — Lettres sur la chimie y II, p. 153-154.) Ce n'est point à dire, pour cela, que le sang de tous les herbivores non plus que celui des carnivores présentent dans la même espèce une parfaite ressemblance chimique , pas davantage que les végétaux entre eux ; la vie est un échange constant entre les deux règnes, animal et végétal, mais le principe vital ne fait rien de toutes pièces et ne peut que mettre en œuvre les éléments qui lui sont fournis et qu'il combine quelquefois sur des bases nouvelles. Organiques ou inorganiques, tous les principes contenus dans les aliments peuvent être plus ou moins utiles à la vie, quoiqu'à des points de vue divers.