‹ Traité de l'économie du bétailChapitre 40 sur 64 · ÉQUIVALENT · texte numérisé non relu

ÉQUIVALENT

N UTRITIF pratique.

On remarquera aisément qu'il existe d'assez nombreuses et

importantes différences entre la pratique et les données de la science. Déjà M. Chevreul avait reconnu en 1855 que « l'égalité « de la quantité d'azote contenue dans des rations ne suffit pas a pour établir l'équivalence de la ration au point de vue « alimentaire , quand on ne s'est pas assuré qu'il existe les « plus grands rapports de propriétés entre les principes immé- « diats, azotés et non azotés, des rations comparées. » Jusqu'à plus amples progrès de la chimie, c'est donc à l'expérience qu'il faudra surtout demander des conseils. Nous aurons d'ailleurs occasion de revenir sur ce sujet en comparant entre elles, à ce point de vue, un grand nombre de rations adoptées par d'habiles agriculteurs pour les différentes espèces d'animaux.

Mais d'une expérience incomplète et mal dirigée faite en Allemagne, il résulte une conclusion que nous ne pouvons admettre et qu'il est temps de combattre ici. Le docteur Knop, directeur de la ferme expérimentale de Mœkern mit en expérience deux jeunes taurillons de la race de Montafone, âgés de sept mois et pesant ensemble le 8 mai 1857, jour oii commença l'épreuve, 297 kilogr., soit par un heureux hasard, chacun 158''. 500; Le 15 avril suivant, jour oii se termina l'essai, ils pesaient ensemble 1,000 kilogr. Ils furent successivement soumis aux rations suivantes par périodes de treize jours chaque fois :

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