‹ Traité de l'économie du bétailChapitre 41 sur 64 · KU · texte numérisé non relu

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1" Du 18 au 31 mai ....

3« Du 15 au 28 juin....

5* Du 18 au 26 juillet. .

7® Du 10 au 23 août. . . .

10® Du 21 au 27 septemb.

11® Du 28 seot- au 11 oct

12® Du 12 au 25 octobre .

15® Du 25 nov. au 6 déc.

16® Du 7 au 15 décemb.

20® Du 25 janv. au 7 fév.

22® Du 21 fév. au 7 mâi-s.

23® Du 8 au 22 mars....

D'après cette expérience rapportée dans la France agricole du 19 avril 1860, et empruntée à la Feuille du Cultivateur^ M. Kollz nous semble conclure prématurément et à tort, que la proportion des matières azotées peut être avantageusement diminuée avec Tâge des sujets. Fort mal conduite, à notre avis, cette expérience ne saurait être concluante. On ne fait point connaître le régime auquel les animaux étaient soumis dans l'intervalle des périodes ; les rations subissent des changements trop brusques et mal calculés. Les quatre premières périodes indiquent un accroissement par jour et par tête, de 1 kilogr.; les quatre secondes, de l'^.SOS; les quatre dernières, de 1\300;

cela est possible, mais ne suffit point pour prouver que ces faits résultentuniquementdesrationsdonnées,nisurtoutquecelles-ci aient produit l'effet le plus économique. Pour le produire par exemple , il a pu suffire de mettre dans l'intervalle des expériences, les animaux à un régime grossier et parcimonieux. D'ailleurs les faits pratiques de chaque jour sont là pour démontrer la fausseté de cette opinion. Qu'attendre d'un animal bien nourri dans sa jeunesse, puis mis ensuite à un régime de simple entretien? C'est dans le jeune âge que les forces assimilatrices sont le plus développées, et prétendre restreindre avec profit dans l'âge adulte, la proportion des aliments très-nutritifs, est au moins un non-sens.

Le rôle des principes non azotés, ou respiratoires consiste à fournir les éléments de la combustion pulmonaire; ils servent à l'entretien de la chaleur vitale; soumis dans les vaisseaux capillaires à l'action de l'oxygène introduit par la respiration, ils fournissent en échange leur carbone comme élément de combustion. Quand ils se trouvent en excès dans l'organisme, cet excès se convertit en matière grasse qui se dépose dans les diverses parties du corps, surtout sur le trajet des divers ordres de vaisseaux. Seuls, ils sont impropres à entretenir la vie, aussi bien que les principes azotés qui seraient donnés exclusivement. Nous nous occuperons principalement des matières tertiaires ou amylacées (gomme, sucre, ligneux, taniil, amidon) et des matières carbonées (huiles, substances grasses, résines, etc.).

L'amidon contenu surtout en forte proportion dans la farine des céréales et dans le tissu de certaines racines, jouit comme on sait de la propriété de se convertir en sucre de raisin sous l'influence de la diastase ou sous l'action d'un acide; nous avons vu cette modification se produire pendant la déglutition

et la digestion, au contact de la salive et des sucs gastriques. La fécule amylacée est d'une digestion facile et forme peu de matières excrémentitielles. Une oie nourrie exclusivement, par M. Magendie, d'amidon cru de froment et d'eau distillée, mourut au bout de vingt-huit jours ; une seconde soumise au même régime, mais d'amidon cuit ne mourut que le quarante-cinquième jour, après avoir perdu 1\500 de son poids. Les résidus de fabrication des amidonneries sont considérés comme très -convenables pour le bétail en général et les bœufs d'engrais en particulier, à condition de n'être administrés que dans des proportions raisonnables.

La gomme se trouve dans un grand nombre de végétaux, unie à de la matière mucilagineuse, tantôt dans les racines ou les tiges, tantôt dans les fruits ou les semences. Seule, ou unie à certains principes comme le tanin , ou à certaines huiles essentielles, la gomme a une action astringente. Unie au mucilage, comme dans la graine de lin , elle possède au contraire une action relâchante. C'est surtout avant la floraison qu'on rencontre en plus forte proportion ce corps uni au mucilage et à un principe résineux, dans le trèfle, la luzerne, la vesce, etc., qui à cette époque sont sensiblement laxatifs. Une oie nourrie exclusivement, par M. Magendie, de gomme arabique et d'eau distillée, mourut dès le quinzième jour, après avoir perdu 0''.500 de son poids.

Le sucre donné seul est astringent 5 uni à la cire et à des débris animaux, dans le gros miel, il devient purgatif. Le mucilage qui y est joint dans la betterave corrige aussi ses propriétés astringentes. Il se rencontre en diverses proportions dans le plus grand nombre des végétaux, aux différentes phases de leur existence. Ainsi, dans le mais, c'est peu de temps après la germination que les jeunes tiges en renferment le plusj c'est

au moment de l'épiaison pour le blé, Torge et l'avoine. Dans les grains, le sucre apparaît avant Famidon et le gluten. Dans la betterave c'est vers la fin de la végétation de la première année que le sucre se montre en plus grande abondance , pour disparaître successivement, à partir du repos de la végétation, jusqu'à la maturité des graines. Dans les sucreries de l'Allemagne et du nord de la France, on fait consommer les mélasses par des bœufs à l'engrais dont on en arrose les fourrages. Donné en certaine proportion, ce résidu produit d'excellents effets. Un chien nourri exclusivement, par M. Magendie, de sucre et d'eau distillée mourut le trente-deuxième jour, atteint d'ulcération à l'œil; un second mourut le trente-quatrième jour 5 enfin une oie nourrie de même façon succomba le trentedeuxième jour.

Le tanin, bien plus astringent encore que les gommes et les résines, jouit en outre de propriétés toniques. On le rencontre surtout dans les végétaux les plus ligneux. On ignore encore si c'est à lui ou à une résine volatile ou à une huile essentielle que l'avoine doit ses propriétés excitantes. La plupart des chimistes cependant l'attribuent à une huile 'essentielle. Le tanin convient surtout aux animaux qui pâturent sur des sols humides. On forme, en Bretagne et en Sologne, des pâturages d'ajoncs et de pins maritimes pour les moutons, et de genêts pour les bêtes à cornes. Pris à l'excès par le pâturage des jeunes pousses de bois et surtout de chênes, au printemps, il occasionne le mal de bois et le pissement de sang. Le tanin est souvent uni dans les plantes à un principe amer particulier.

Le ligneux ou la cellulose a toujours été considéré jusqu'ici , comme à peu près impropre à la nutrition. Les Allemands paraissent s'être préoccupés à plusieurs reprises du rôle de ce principe dans l'alimentation; nous citerons deux expériences entreprises k ce sujet, l'une à Hohenheim en 1854, par le doc-

teur Éraile Nolff; la seconde en 1859 à l'école vétérinaire de Dresde. La première porta sur un cheval nourri de son de froment , de foin et de paille hachée, puis en second lieu, d'avoine, de foin et de paille hachée ^ sur une vache nourrie de foin et de buvée de farine noire, puis des mêmes aliments additionnés d'une petite quantité de paille hachée. Voici les conclusions du docteur Nolff.

1** Tout le ligneux qui existait dans les aliments a été retrouvé dans les excréments du cheval 5 il n'avait donc point été digéré, ou en d'autres termes, il avait traversé l'estomac comme un corps inerte.

2* Dans les excréments de la bêle bovine au contraire, il n'existait plus que 0.40 de la substance ligneuse contenue dans la nourriture : 0.60 avaient donc disparu pendant l'acte de la digestion. L'estomac des ruminants tirerait donc un parti bien plus avantageux des fourrages ligneux, foin, paille, son, que le cheval, fait du reste admis dans la pratique.

La seconde expérience porta sur deux moutons, l'un de cinq ans, l'autre de six, atteints d'une faible chlorose. Ils furent mis en expérience de février à novembre 1859 , le son étant surtout donné pour faire accepter les aliments dont Fanalyse rigoureuse fut faite ainsi qu'il suit :

Gendres

Azote .

Cellulose.

de la cellulose.

Résine.

Papier ordinaire en bouillie. .

Voici les chiffres qui résument dans le rapport de M. Stockhardt, cette curieuse quoique incomplète expérience :

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