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DES FOUBRAGES SECS

Les fourrages secs absorbent, pendant la mastication et la déglutition, de quatre à cinq fois leur poids de salive et de mucus (Lassaigne et Bernard). Ils sont presque indispensables pour la nourriture d'hiver des bestiaux, mais unis aux grains , issues, farines, tourteaux, racines, résidus de fabriques, etc.; ils contiennent de 25 à 54 7. de sels de chaux ou de magnésie dans leurs cendres, dont ils fournissent de 9 à 12 7o.

1° Le foin de prés dont les qualités varient à l'infini selon la nature, la situation, l'exposition du sol qui l'a produit, peut être en général divisé en foin de prés hauts et foin de prés bas. Les premiers conviennent aux chevaux et aux moutons, les seconds aux bêles à cornes. Les animaux de trait se trouvent

bien de Tusage du foin, additionné de grains pour les chevaux et de racines pour les bœufs, pendant l'hiver. Les bêtes à l'engrais doivent n'en consommer qu'une certaine proportion qui diminue à mesure que l'engraissement avance. Le foin produit de la viande assez ferme, mais rouge, et du suif blanc et en petite quantité. Le regain est précieux surtout aux vaches et aux moutons.

2° Le foin de luzerne, Tun des meilleurs fourrages secs, convient à tous les animaux, mais plus spécialement pour les chevaux et les brebis portières ; il doit être préféré au foin de prés pour les bêtes à l'engrais, comme plus appétissant et plus nutritif sous un moindre volume.

3** Le foin de sainfoin jouit à peu près des mêmes propriétés et des mêmes qualités que celui de luzerne; seulement, il convient, davantage encore que tout autre, aux jeunes animaux, à cause des sels de chaux qu'il renferme en bien plus forte proportion; les analyses suivantes en fourniront la preuve.

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