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DES PAILLES

Les pailles ne sont guère employées comme fourrage que dans les exploitations en culture peu avancée, à moins que ce ne soit comme complément de ration, comme lest, ou en mélange avec des aliments ou trop nutritifs ou trop aqueux (gluten, résidus de féculerie, pulpes, etc.). Et cependant , on en tire certainement plus de parti après les avoir fait passer par le corps des animaux, qu'en se bornant à les employer en litière ; le bétail à cornes les assimile, du reste, nous l'avons vu, beaucoup plus complètement que le cheval . Les meilleures et presque I. 22

les seules employées à l'aliaientation sont celles crorge , d'avoine, de froment et de seigle.

Pour les chevaux, les préférables sont celles de blé et d'avoine 5 données en supplément à la ration pendant la nuit, elles n'en doivent former que l'appoint; mais elles varient les éléments de la digestion et en occupant les animaux, éloignent le tic. Leur usage trop abondant peut amener la pousse, produit des formes efflanquées et fait tomber le ventre. Les vaches préfèrent à toutes autres les pailles d'orge et d'avoine ; consommées seules elles donnent peu de lait qui produit peu de crème et un beurre blanc ayant un goût de suif. Villeroy rapporte qu'une moitié de la ration de regain d'une vache ayant été retranchée, et remplacée par de la paille d'avoine, cette bête qui donnait précédemment 24 litres de lait , en donna alors 27 et jusqu'à 30 litres. La variété dans la ration ne suffit point pour nous expliquer ce fuit singulier, à moins que l'animal ne consommât en outre des résidus de distillerie ou un autre aliment aqueux. Les pailles en efïet, ne sont que médiocrement nourrissantes, beaucoup moins que les fourrages secs et que le regain^ aussi ne les a-t-on jamais considérées dans les rations normales, comme convenables aux femelles nourrices. Les moutons consomment assez volontiers la paille et surtout les siliques du colza, pendant l'hiver; celle de sarrasin n'est propre qu'à servir de litière.

Le meilleur moyen de faire consommer les pailles est de les donner au râtelier d'abord , sauf à employer pour litière ce que les animaux ont laissé. Bien mieux encore, on peut, après les avoir hachées, les mélanger au foin, également coupé; à la pulpe, aux résidus d'usine, et donner le tout ensemble soit frais, soit fermenté. Nous reparlerons plus loin de ces préparations.

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