‹ Traité de l'économie du bétailChapitre 51 sur 64 · I. MÉLANGE · texte numérisé non relu

I. MÉLANGE

Il est des aliments qui, renfermant beaucoup d'eau, comme les racines en général ^ les pulpes, les résidus d'usine, doivent être mélangés à d'autres plus secs, comme le son, les farines, les tourteaux, les fourrages secs hachés. D'autres, trop nutritifs par eux-mêmes, doivent au contraire être unis à des aliments plus aqueux. Le plus souvent encore, on emploie le mélange afin de faire consommer des substances de moindre valeur, comme la paille, en la mêlant à d'autres plus appétissants, comme le foin ; d'autres fois encore, pour ménager la transition du vert au sec, et réciproquement, on mêle ensemble les fourrages verts et secs après les avoir hachés, afin que le mélange soit plus intime. Ainsi réunis, les qualités de Tun des aliments peuvent corriger les défauts de l'autre, ou au moins faciliter sa consommation par le bétail qui le refuserait s'il était isolé. En Angleterre, on fait des mélanges de divers grains, pour le cheval, graine de lin, féveroles, orge, avoine, etc., tantôt en

grains et tantôt en farine; ces aliments prennent alors le nom fie mash; en voici un indiqué par M. Lefour : on met dans de Teau bouillante et pour 8 litres, 2 litres d'avoine que Ton mélange à l'eau et l'on jette doucement à la surface de Teau, 1 litre de son et 1 litre de farine d'orge, plus une pincée de nitrate de soude.

Plus dans la ration d'un animal , les aliments sont variés et plus complètement la ration sera assimilée. Peut-être même, dans certains cas, différents principes organiques renfermés dans différents aliments réagissent-ils favorablement les uns sur les autres. Le principe de la variété dans la ration s'applique surtout au bétail à l'engrais. Nous en reparlerons à cet endroit, et aurons occasion de citer de curieuses expériences faites en Angleterre.

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