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APPLICATION DE l'ÉCRASEMENT LINÉAIRE AU TRAITEMENT CHIRURGICAL DU CANCER DE LA LANGUE.
Les pertes de substance Faites à la langue dans un but chirurgical sont généralement des opérations dangereuses. L'observation est venue démontrer bien des fois la réalité de cette proposition, et si nous insistons, comme nous allons le faire, sur les circonstances anatomiques et physiologiques en vertu desquelles la langue ne peut être attaquée cbirurpicalement sans faire courir des risques au sujet soumis à ropératton, c'est beaucoup moins pour venir en aide a une
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vérité géoéralemeDi admise , <|ue pour donner une base séiieuse et motivée à lemploi de procédés opératoires nouveaux.
Quand on tient compte des conditions anatomiques et physiologiques de iorgane lingual, on reconnaît que les opérations pratiquées sur cet organe peuvent : 1* donner lieu 4 des hémorrhagies graves et rebelles ; 2'' exposer aux phénomènes de I mtoxication purulente; 3** compromettre certaines fonctions plus ou moins importantes, larticulaiion des sons, par exemple, et lexercice de la mastication.
1* Hémon^fiagies. — Quoique la langue reçoive, eu égard à ses proportions, des artères plus considérables que celles qui, pour un volume égal, vont se rendre à toute autre partie quelconque du système musculaire, c est moins encore le calibre de ses vaisseaux qui fait ici le danger que les diverses circon* stances que voici :
Au sein de la cavité buccale où elle est placée, la languei .toujours humectée par les fluides salivaires, devient, parle fait de cette humectation continuelle, un agent permanent de dissolution qui fait obstacle à la coagulation du sang sur Torifice de ses vaisseaux divisés.
L'excessive mobilité propre à cet organe qui, alors même qu'il n'est pas mis volontairement en jeu pour tel ou tel exercice physiologique, ne peut se soustraire aux mouvements irrésistibles de la déglutition, vient encore troubler le travail d'oblitération des vaisseaux ouverts. lies mouvemeno de la langue ne doivent pas être envisagés seulement comme de simples changements de position vers telle ou telle partie de la bouche, mais la nature même du tissu de la langue, qui, à la manière d'une é|K>nge, peut tour à tour se condenser sur eUe-méme ou s épanouir dans un état de mollesse très pro* nonce, est ce qu'on peut imaginer de plus contraire à ia sus^ pension d'une bémorrhagie ; car il se passe là une sorte dé phénomène de succion qui tend à déboucher les orifices vasculaires.