‹ Traite de l'ecrasement lineaireChapitre 69 sur 112 · Même état · texte numérisé non relu

Même état

5, On lève le pansement. Les borda de la plaie sont manientia en ten* tact par des points de suture dans presque toute leur étendue. Légèia teiaie érysipélateuse sur les téguments du voisinage t solutiott de nitruta d'aigeni sur ces parties ; nouvelle cuirasse sur la plaie.

7. Désunion des borda de la plaie, dont la surface ait grisâtre et en* foncée. Solution de nitrate d'argent à 5 grammes pour 3o. Onirassè.

1 1« La plaie a bon aspect ; mais les bords tendent à s*cearter de pHn en plus. Drpuis hier, il e^t survenu un osdème non doulottreuk de tèul le membre inférieur droit ave<* épanchement dans Tarticulation du genou. Il B^ a eu ni frisson, ni fièvre, ni douleurs dans aucune partie du c«»t|M. Lfe pittsion même nest point douloureuse sur le trajet des pffttdpwiëS veîuei dl membre, ni dans la fosse iliaque oà Ton ne sent aucune tUttetir. QattcllM reste jusqu'à présent è peu près inexplicable. On prescrit quif ym t^Jfê et

TRAlfKMtEflT CHIRtnCICAL Dd SARGOCÊLE. 335

learifiratrar %fkf \à longueur dti membre. Pansement simple sur la |)laie, que l'on touche chaque jour avec la solution.

la. Dégorgement incomplet produit par des scarifications qui suppurclit an peu les jours suivants.

18. On sent on cordon dur au bas de la rnis.sc, sur le trajet de la saphène, et qui nous indique Toblitération de cette veine. L'engorgement indolent persiste toujours. La plaie du scrotum se rétracte et diminue de jour en jour.

37. L*œdème a considérablement diminué; Tépancliemeni articulaire a dîflparti; le malade peut itiouvoir son membre sans difficulté.

9 aoAt. Diiparîiioii complète de roedème. La plaie du scrotum est réduite à l'étendue d'une pièce de deux francs ; elle marche à grands pas vers b eicatriiation complète.

Nous airons peu de chose à ajouter à Tobservation si coiriplèleël si exacte qu'on vient de lire. Elle fait très bien con* DiltK les difficultés que nous épronvAmes pour le passage de la seconde chaîne, difficultés qui tenaient A ce que lu chaîne d'au premier écraseur ayant cassé, nous dûmes nous servir d'un écraseur très volumineux , et dont la chaîne, par cela même, ne pouvait sVn{]ager à travers l'ouverture faite par le tmeart. On voit qu'il nous fut imposé par les circotistances de eottbîaer I action du bistouri avec celle de l'écrasement; mais nalgrë cela» toutes les parties essentielles de l'opération et la séparation définitive des tissus ayant eu lieu par écrasement, Douft ne fiâmes obligé à l'application d'aucune ligature^ ce qui constitue ici le ^tiod erat tkmonsirandum.

On a vu quelle a été lexcessive bénignité des suites d'un traumatisme aussi étendu. Toutefois nous ne Fûmes pas sans inquiétude lorsque nous vîmes, vers le seizième jour de Topé* mtion, survenir un oedème considérable du membre abdominal droit, c'est-à-dire de celui du côté opposé au siège de l'opération. L*îdée d'une phlébite suppurative, celle d'une oblitération delà veine iliaque par la pénétration dans cette veine ou par la présence» d a|>rès un mode quelconque, dans sa cavité, d'aM concrétion encéphaloïde, nous donnèrent un instant la pensée que nous étions à la veille de voir survenir des accidents de la nature la plus grave. Il n'en a rien été, et la présence du cordon induré situé sur toute la longueur de la

saphène, el très nettement perceptible vers le déclin Je Fœ* dème, nous a prouvé qu'il s'agissait tout simplement d*une phlébite adbésive à terminaison bénigne.

CONCLUSIONS

1* L amputation du testicule par le procédé généralement adopté aujourd'hui expose: l'^aux hémorrhagies , 2* à des accidents nerveux graves, 3o aux inflammations purulentes diffuses.

2"" Les hémorrhagies qui succèdent h Tamputation du testicule peuvent être distinguées, eu égard à leur point de départ, eu celles qui proviennent : i"" des artères du cordon, 2® des artères du scrotum. En d autres termes, ces hémorrha* gies peuvent être funiculaires ou scrotales.

3* Les hémorrbagies funiculaires peuvent provenir : 1* de lartère spermatique, 2''derartère déférentielle, S'delartère crémastérique.

4* Les hémorrbagies scrotales peuvent provenir des honteuses externes; mais elles sont fournies surtout par les artères de la cloison du dartos , qui naissent de la branche périnéale de la honteuse interne.

5"* La circonstance qui rend dangereuse Thémorrhagie Ja cordon, c'est le retrait brusque de ce dernier immédiatement après sa section.

6* La ligature du cordon faite en masse expose : 1<* à tous les inconvénients généraux des ligatures médiates, 2*" aux accidents nerveux graves, 3* à la réapparition de Thémorrhagie après le premier tassement des tissus.

7* La ligature isolée des vaisseaux du cordon a pour inooo'* vénients : i** de présenter des difficultés d exécution qu'on ne rencontre point dans la ligature en masse; 2^ d*étre presque toujours incomplète, en ce sens qu elle laisse échap* per quelques-uns des vaisseaux ; Z"" de ne point mettre à l'abri des accidents nerveux.

8* L'écrasement linéaire, en dispensant de toute ligature,

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délivre lamputation du testicule de sa plus importante complication.

9* L'écrasement linéaire, appliqué à lamputation du testicule, n'a pas seulement pour avantage de prévenir les hémorrhagies, il prévient les infiltrations purulentes auxquelles expose le procédé ordinaire.

10* L'écrasement linéaire peut être appliqué à Tampulation du testicule suivant deux procédés différents : dans Tun on pédiculise d'emblée toute la tumeur, et Ton fait lopératioQ entière avec le secours d'un seul écraseiir; dans lautre procédé, Tun des écraseurs est exclusivement réservé à la section du cordon, l'autre à la séparation dans le sens vertical de la portion du sci*oium qui renferme le testicule malade.

il* La plaie à laquelle donne lieu Técrasement linéaire est à Tabri de plusieurs accidents observés après l'emploi de la méthode ordinaire, et particulièrement des hémorrhagies secondaires et du boursouflement fongueux qui se manifeste souvent sur le point où le cordon a été divisé.

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