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OPÉBATION DE LA CIRCONCISION

Voici eo quelques mots les diverses porties de l'exécution du procédé. Les exposer, ce sera indiquer en même temps l'appareil instrumental nécessaire pour cette opération :

1' Dilatation du prépuce;

2* Introduction des aiguilles ;

3"* Étranglement avec une forte ligature;

4* Section du prépuce dans le sillon auquel donne lieu la ligature;

5* Introduction d'un stylet pour soulever les anses des fils;

0* Section des anses et déligation en masse sur chaque partie latérale ;

1^ Pansement avec des bandelettes de sparadrap très fines.

Nous examinerons successivement chacun des éléments de ropératioo, et de celte analyse ressortira, je lespère, un commencement d'opinion Favorable que les faits se chargeront de confirmer.

Quelques mots sur certaines opérations de Tordre de celle qui nous occupe en ce moment.

Il est quelques opérations tellement simples en apparence dans leur exécution et dans leurs suites, que la grande chinirgie est portée à dédaigner d'en tracer minutieusement les règles, et que d'autre part chacun se croit apte à les exécuter parfaitement sans en avoir fait une étude particulière.

Prenons pour exemple les diverses opérations pour le phi* mosis et les difféi^ents procédés pour lablation des amygdales.

Ces opérations sont très simples; elles n'exigent pas cet ensemble de qualités et de connaissances que réclame l'exécution des grandes opérations. Mais s'ensuit-il que leur manuel opératoire doive être privé de règles bien précises, et que chacun doive les pratiquer sans quelques éludes paniculières? Là est l'erreur, et cette erreur a des consé* quences tantôt fâcheuses pour le malade, tantôt humiliantes pour l'opérateur.

Confirmons cela par de courts exemples :

t* Pour les amygdales, on s'était proposé, par exemple, !'»>-

^52 LEÇONS SUn LÉCRASF.ltfe!IT LltlÉAlBE.

blation des deux amygdales. On irenlève qn*une partie insuffisante de chacune d'elles, quelquefois même rien du tout,oa bien on enlève la première; mais pour la seconde, l'anxiété du sujet, les mouvements convulsifs du pharynx, la volonté formellenient exprimée de ne pas permettre qu'on aille plus loin, empêchent d'atteindre le but qu'on s'était proposé, et Ton se retire sous le coup d'un échec; car c'est tonjours, quoi qu'il arrive, un échec que d'annoncer un résultat et de ne pas l'obtenir.

2* Pour la circoncision, on se prépare pour une section en un seul coup, soit avec les ciseaux, soit avec le bistouri. L'instrument est mis en jeu. On croit la section complète : le gland devrait être à découvert, on ne le voit pas; ce que Ton voit, c'est que la muqueuse a complètement échappé. Opération à refaire.

Nous n'en finirions pas si nous voulions rappeler ici toutes les variétés d'échecs dont ces petites opérations sont i'occasioo.

S'il y a écliec pour le chirurgien, il y u pour le malade précisément le double de douleur, une inflammation plus vi?e, une suppuration plus longue, suite d'un affrontement moins exact.

De pareils mécomptes ne sont pas, si l'on veut, chose bien gi*ave. Mais un chirurgien sérieux ne saurait s'en accommoder. Il veut que ses déterminations soient strictement exécutées telles qu'il les a conçues, et quand il lui arrive quelqu'une de ces déceptions, il en garde une impression désagréable et prend ses précautions pour que pareille chose ne se renonvelle pas.

Une remarque qu'il n'est pas inutile de iaire au sujet da procédé que nous allons décrire, c'est qu'il n'exige pour son exécution aucun des instruments étrangers à la trausse ordinaire. Pour une opéi^ation minime et quelquefois extemporanée, cette considération n'est pas à négliger.

Premier temps. — Dilatation du prépuce.

Tous les chirurgiens (pii ont réfléchi au mécanisme par lequel une partie aussi flexihle que le prépuce, composée de

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