OPÉRATION DR LA CIRCORCISION
deux lames organiques glissant Tune sur Tautre avec une prodigieuse facilité, élude toute action directe des instruments, ont compris qu'il Fallait recourir à des moyens particuliers pour donner de la fixité aux tisstis qu*il s'agissait de sectionner.
C'est dans cette indication qu'ont pris naissance la pince de M. Rîcord et d'autres instruments analogues. Ces instruments agissent par tassement.
Le principe de tous ces mécanismes est essentiellement défectueux, attendu que des membranes ne se tendent jamais bien par le procédé de l'aplatissement.
Quand on veut qu'une membrane soit facilement traversée par des instruments piquants ou tranchants, n'est-il pas évident qu'elle ne s y prête jamais mieux que quand elle est exactement tendue? H y a donc lieu de s'étonner (|ue l'on n'ait jamais cherché à utiliser la dilatation du prépuce pour les opérations sanglantes qui doivent s'exécuter sur ce capuchon membraneux.
Voici comment s'obtient la dilatation dans le procédé que nous employons.
Une pince à pansement est introduite dans le prépuce. Ses deux branches sont alors écartées et conduites jusquà la base dn gland. Moins les branches sont volumineuses, mieux cela vaut. Au moyen d'un écartement aussi prononcé que possible, on obtient une tension parfaite de la double metnbrane muqueuse et cutanée du prépuce.
J'emploie souvent le mot de dilatation triangulaire pour caractériser ce temps de l'opération, parce que, quand la pince introduite dans la cavité du prépuce est fortement écartée, l'ensemble du prépuce prend la forme d'un triangle membraneux dans la base duquel on implante les aiguilles.
Deuxième temps. — liilroJuclion des aiguilles
Cinq, six, huit aiguilles de 6 à 9 centimètres de longueur, armées chacune d'un fil de 30 à 32 centimètres, replié très
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court dans le chas de laiguille, sont alors implantées à moitié de leur longueur dans la base du triangle préputial qui résulte de Fécartement des mors de la pince.
Loi*sque toutes ces aiguilles sont implantées, on les fait tenir bien horizontalement par un aide, et Ton procède au troisième temps, qui consiste dans 1 étranglement du prépace à l'extérieur de la rangée des aiguilles.
On doit, lors de l'implantation de chaque aiguille, avoir soin de bien s'assurer avec les doigts que le gland ne vient pas s interposer entre les deux côtés du prépuce aplati, auquel cas laiguille serait exposée à piquer la portion du gland comprise entre les deux parois adossées au moment de Timpiantation.
On doit avoir une aiguille en réserve^ parce que quelquefois, surtout vers le freiny la peau et la muqueuse laissent un écartement.
Voici maintenant pourquoi je lais une si grande différence entre Timplintation des aiguilles pendant la distension intéroextérieure du prépuce et cette même implantation pratiquée, soit sans aucune précaution préalable, soit pendant l'aplatissement de la membrane cutanéo-nmqueuse par la pince à pression continue. Pendant l'aplatissement, la muqueuse ne s'étale pas comme la peau, tandis que dans la distension do dedans en dehors, elle suit forcément le tégument externe: en effet, l'instrument de dilatation étant à l'intérieur, c'est la muqueuse elle-même qui refoule la peau, et du moment qu'on passe les aiguilles à travers la peau, il est à peu près impossible de ne pas percer en même temps de part en part les deux feuillets de la muqueuse.
Troisième temps. — Étranf^lement du prépuce.
Afin d'obtenir une section parfiiitement nette et toujours faite d'un seul < ou|), même avec des ciseaux aussi faibles que creux de la trousse ordinaire, il est nécessaire que les tissus soient condensés en une sorte de pédicule aussi peu- voiiuni*