‹ Traite de l'ecrasement lineaireChapitre 75 sur 112 · OI»ÉBATI0N »K LA CIRCONCISION · texte numérisé non relu

OI»ÉBATI0N »K LA CIRCONCISION

Deux que possible, et qui soit susceptible d'être tranché d un seul coup. C'est un moyen sûr de ne jamais être obligé de s'y reprendre à deux fois.

Dans ce but, on porte une Iigatui*e très forte de soie ou composée de plusieurs fils bien cirés, de manière à étrangler le prépuce. Voici comment se place cette ligature :

Gomme les mors de la pince sont enfoncés jusque dans le cul-de-sac au niveau duquel la miir|ueuse préputiale se réilé chic sur le gland, ils forment aux deux extrémités de la ligne 9or le trajet de laquelle les aiguilles sont implantées deux saillies qui débordent de quelques millimotres la ligne d'implantation des aiguilles. C'est par delà ces deux saillies que la ligature doit serrer le prépuce. On place donc l'anse de fil de ■lanière à embrasser les deux saillies; on la ramène ensuite de manière qu'il passe au-devant de la rangée des aiguilles; eu* la section devant porter sur le pédicule auquel la ligature fa donner lieu, les aiguilles doivent rester dans les parties eonservées et tout près du point où la section sera faite. La ligature est alors serrée par un double nœud et aussi fortement que possible.

Quatrième temps. — Section.

Elle doit être faite dans la rainure tracée par l'étranglement. Ce point est de rigueur. Si l'on s'éloigne de cette rainure en se rapprochant de l'extrémité libre du prépuce, on perd cous les avantages du tassement des tissus par la ligature et d'un parallélisme bien exact entre la section de la peau et celle de la muqueuse. Si Ton tombe en deçà de la rainure et trop au ras des aiguilles, elles peuvent se détacber sur le-cbamp avant d avoir rempli leur office.

La section doit être faite d*un seul coup, et en quelque sorte instantanément. En voici la raison.

Pour que la ligature qui condense en un pédicule étroit tous les tissus qu'elle enserre remplisse son but, il faut de toute nécessité que ces mêmes tissus soient coupés en même temps quelle

356 LEÇONS Sun l'écbase^ment likéairr.

Si [Hir TefFet de la mollesse ou de Thésilation qu'on met à tronclier le pédicule, on coupe la ligature sons c|uc tout ce qu'elle renferme soit abattu du même coup, il devient à peu près impossible de sectionner bien nettement et bien parallèlement la peau et la muqtieuse.

Cette nécessité d'une section simultanée fait comprendre la préférence exclusive que Ton doit accorder aux ciseaux sor le bistouri dans ce procédé.

Une remarque importante est relative à la nécessité de tendre fortement au moment de la section la portion dn prépuce qui doit être enlevée. On peut tendre le prépuce avec uo ténaculum ou y passer une unse de Kl pour lui donner la tension nécessaire.

13 ne fois la section faite, on éponge, et si quelque petite artère donne, on en fait immédiatement la ligature.

Dès que la section est faite, on aperçoit les aiguilles qui traversent la cavité du prépuce. On glisse au-dessous de tonte la série des aiguilles un stylet qui devra servir a soulever le milieu de l'anse qu'aura entraînée chaque aiguille.

Cela fait, on tire en masse les aiguilles; on coupe d'un trait de ciseaux la totalité des fils près du chas des aiguilles, puis avec le stylet on soulève les fils et on leur fait former une anse. On divise cette dernièi^e; après quoi on rabat de chique c6té la moitié de lanse commune.

Alors chaque demi-circonférence du prépuce se trouve embrassée par une série de cinq, six, huit ligatures, suivant le nombre d aiguilles qu on a passées.

Cinquième temps. — Déligation.

Dans le principe, je nouais chaque ligature isolément; à présent, je noue les fils en faisceau, un faisceau de chaque côté.

y ni irotivé à ce modus fhcîenHi |)lusieurs avantages.

i" Il est plus ex|)éditif; car pendant que le chirurgien fait le nciMid de son côté, son aicic principal en fait autant du sien.

2" Je trouve un in-s grand avani;ige à lier tous les fils

UPÛIATION DE LA ClRCOKCISION. 557

eu deux fois au lieu de nouer chaque ligature isolément, ce qui est long et douloureux.

3^ Enfin, j*ai acquis la preuve ex|)éritnen(nle que la coapta* lioQ était meilleure avec la ligature en masse qu'avec les ligatures isolées, bien que le raisonnement semblât plus favorable à ce dernier mode.

A propos de la déligation, je dois laire remar(|ucr lavantage qu'il y a à laisser un bout de fil un peu long à chaque anneau de ligature pour le retrouver et le couper facile» oient.

Le malade qui fait le sujet de lobservaiion 8uivante]est le premier chez lequel j^aie substitué la ligature des fils en masse à la ligature isolée de chaque fil.

OBtE«TATioii 57*. — Bondinot (l^ugèoe), courtier de magasin , rue de la VaDOcrie, 33, entre le i3 mart i85i à rhèpiial Saint-Anloine, talle Saint" François!, n* 3 1 .

H y a on an, ce malade a eu sur le limbe du pn'puce deux cliancres c|ui te sont indurés. Plus lard, ils ont éié suivis d'accidents secondaires. M. Ricord a faîtosa|;e pour le traiceinent de ce malade du bichromate de potasse.

A la suite de cet applications, il est lesté un engorgement du prépuce et une impossibilité de découvrir le p,land depuis celle c'poque.

Cest quelques mois après sa sortie de Tliôpital du Midi que ce malade est entré à Thôpital Saint-Antoine.

Le 14 mars, il est opéré par le procédé do la dilatation préalable. La seule différence consista ici à lier les Kls en mas^e de chaque côté, au lieu de faire chaque ligature isolément.

Le gland une fois mis à découvert, on reconnut une de ces larges cicatrices par emporte-pièce qui succèdent aux chancres indurés.

Le i5 mars, on enlève les deux faisceaux de ligatures; on trouve la réunion immr'diate complète.

17. L'adhésion se convertit en cicatrisation, sans suppuration aucuue.

Page 1