‹ Traité de l'épuration des eaux naturelles et industriellesChapitre 43 sur 97 · CONGÉLATION · texte numérisé non relu

CONGÉLATION

« L'eau qui tient des sels en dissolution, disent MM. Pelouze et Frémy dans leur traité de chimie, se congèle plus lentement que l'eau pure. Lorsqu'une dissolution saline éprouve une congélation partielle, c'est l'eau pure qui se solidifie en premier lieu, tandis que les sels restent dans l'eau-mère. Cette propriété a été appliquée à la concentration des eaux salées. }»

On sait, en effet, que les glaçons formés dans l'eau de mer débarrassés de l'eau salée qui adhère à leur surface, donnent de

Feau douce. Les navigateurs des mers polaires, Cook, Parry, Nordenskiold et leurs équipages, pendant les hivernages, buvaient de Feau de la fusion de glaçons provenant de Teau de la mer et obtenaient une eau potable peu chargée de chlorure de sodium et de nitrate de chaux.

c N'y aurait-il pas avantage, dit M. A. Gautier à retirer Feau potable de Feau de mer par la congélation plutôt que par la distillation. Les appareils à production de froid ne donneraient-ils pas avec plus d'économie que la distillation une eau douce, propre à la boisson de nos marins et meilleure que celle qu'altère toujours Faction de la chaleur? »

M. Robinet conclut d'une série d'expériences faites sur des eaux potables, que la petite quantité de sels calcaires et magnésiens qu'elles contiennent, est éliminée de la même façon que les sels solubles contenus dans Feau de mer ou dans toute autre dissolution saline artificielle. La pureté de l'eau obtenue par la liquéfaction de cette glace, parait être telle qu*on pourrait l'employer dans beaucoup de cas comme Feau distillée, du moins lorsque la congélation a eu lieu dans des circonstances favorables.

Le tableau suivant résume ces expériences :

TABLSAU DES

ESSAIS FAITS SUR LES EAUX DE GLACE AVEC LA UQUEOR ET l'appareil HYDROTIHÉTRIQUES

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