‹ Traité de l'erysipèleChapitre 4 sur 20 · DEUXIÈME GROUPE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME GROUPE

22 observations où il est évident que l'érysipèle est parti d’une plaie non pansée, ou mal pansée.

Obs. XXXII. — G..., âgé de soixante-quatre ans, entre, le 26 avril, salle Sainte-Vierge, n° 35, après être tombé sous une grille de fonte; il porte une fracture de l’orbite.— Ce malade est affecté, en outre, d’une broncho-pneumonie et a de la fièvre. Le 27 avril, une saignée est faite au malade. Compresses d’eau blanche sur la face, bouillons, gomme sucrée, julep, kermès, 20 centigrammes.

Les jours suivants, même traitement. Le malade tousse beaucoup et expectore du muco-pus en abondance; il a de la dyspnée, qui le force à se tenir assis sur son lit et ne dort pas.

Le h mai, le malade se plaint de souffrir du bras où a été pratiquée la saignée. Un érysipèle existe, remontant sur le bras et descendant sur l'avant-bras, avec œdème notable et liséré aux limites de la rougeur; la plaie de la saignée était ouverte et à nu. Frictions mercurielles.

Le 5, redoublement des symptômes de la broncho-pneumonie; l’érysipèle monte. Vésicatoire sur les limites supérieures de l’érysipèle. La plaie de la saignée suppure.

Le 6, agitation, lièvre, délire, soubresauts de tendons; l’érysipèle n’a pas dépassé le vésicatoire; les symptômes s’aggravent le soir, la dyspnée est arrivée aux dernières limites. Le malade meurt dans la nuit.

Autopsie. — Splénisation de la partie inférieure du poumon gauche; toutes les petites bronches sont pleines de pus; contusion et ramollissement rouge au niveau du lobe antérieur de l’hémisphère cérébral gauche, caillots mous, noirs dans le cœur et les gros vaisseaux.

Obs. XXXI 11. — M. .. , âgé de trente ans, entre, le 5 septembre, salle Sainte-Vierge, n° 10. Ce malade, dans une rixe, a reçu deux coups de poing sur les yeux et est tombé la tête la première. Le malade se plaint d’un violent mal de tête

i 00 de l’érysipèle.

et n’a pas le moindre appétit. Compresses d'eau blanche, diète.

Le 7, M. Velpeau découvre une petite plaie derrière l’oreille, vers l’apophyse mastoïde, qui paraît sans gravité; néanmoins il y est appliqué un petit linge enduit de cérat, et je constate que ce pansement ne tient pas, et il n’est pas renouvelé le lendemain.

Cependant, les jours suivants, le malade fut pris de fièvre, la langue devint sale, et nous pûmes voir alors une rougeur diffuse, disparaissant sous le doigt, autour de la petite plaie.

Le 13, l’état général est le même, l’érysipèle se confirme, l’oreille est envahie, le cuir chevelu l’était déjà, des vésicules pleines de pus se forment sur les parties affectées. — Frictions mercurielles, diète; le soir, délire.

Les jours suivants, l’érysipèle se propage à la face ; le délire, la fièvre, l’agitation continuent. Le 16, la mort arrive. ,

A Y autopsie, le cuir chevelu est trouvé infiltré de sérosité sanguinolente ; traînée purulente au voisinage de la plaie, fracture du frontal allant jusqu’à la suture temporo-pariétale, injection des méninges et de la substance cérébrale, contusion des lobes cérébraux antérieurs, surtout à gauche, du côté où existait la fracture.

Les autres organes étaient exempts d’altération.

Obs. XXXIV.— M..., âgée de soixante et onze ans, entre au mois de juillet, salle Sainte-Catherine, n° 17, pour unemélanose du globe de l’œil droit. Une suppuration abondante suivit l’opération, et le pus fétide séjournait dans la cavité orbitaire. Quatre jours après l’opération, un érysipèle survint qui envahit la face et la joue. Les symptômes généraux furent peu graves; la malade avait seulement de la fièvre et la langue sale. Point d’appétit. Dès les premiers jours, des injections d’eau tiède, régulièrement faites, évacuèrent le pus de la cavité orbitaire. Des compresses d’eau de sureau étaient appliquées avec soin. L’érysipèle, limité à la moitié droite de la face, disparut en huit jours, et la malade voulut sortir de l’hôpital le 20 juillet.

Le 17 août, la malade rentre avec un érysipèle de la face,

OBSERVATIONS

côté droit; la malade avait continué à mettre de la charpie sèche dans la cavité orbitaire, quoique cela lui ait été défendu. Nous avions remarqué plusieurs fois, pendant le séjour de la malade, que la présence de la charpie dans l’œil occasionnant la stagnation du pus, des rougeurs menaçantes apparaissaient sur les paupières.

La malade avait repris, chez elle, ses travaux, elle sortait dehors lorsque, le là août, elle fut prise de quelques maux de tète. La moitié droite de la face se tuméfia, devint rouge, sensible. Lorsque nous vîmes la malade, elle portait un érysipèle (ranc aux bords lisérés; il y avait engorgement des ganglions sous-maxillaires, 88 pulsations, langue sale. 11 y a un sentiment désagréable de prurit. — Compresses d’eau de sureau, quatre bouillons, limonade.

Le 19, le liséré terminal de l’érysipèle est à peine sensible, la rougeur disparaît. Même traitement. La plaie est lavée tous les jours avec de l’eau de sureau. Des lavements émollients sont prescrits.

Le 22, toute rougeur a disparu, la malade a de l’appétit. — Une portion.

Le 27, la malade sort. La plaie de son opération est complètement cicatrisée.

Obs. XXXV. — V..., âgé de cinquante-six ans, entre, le 25 juin, salle Sainte-Vierge, n° 25, avec un abcès circonscrit et un érysipèle diffus du cuir chevelu.

Ce malade avait reçu un moellon sur la tête qui avait déterminé une plaie de tète sans fracture. Mené à l’hôpital Lariboisière, il lui avait été fait une suture. Dix-sept jours après, le malade était sorti, mais un abcès existait déjà. Le malade, rentré chez lui, vit sa plaie se rouvrir de nouveau et donner issue à du pus fétide. Des cataplasmes furent appliqués. Six jours après, un érysipèle survint, et le malade entra à la Charité.

Nous trouvons une plaie sur la bosse pariétale irrégulière, laissant écouler du pus d’une odeur infecte et au fond de laquelle l’os est à nu. La peau environnante est tuméfiée; I oreille gauche, le front sont le siège d’un érysipèle avec rougeur et tuméfaction diffuse, et liséré seulement sur la

de l’érysipèle.

joue. Fièvre, anorexie, délire la nuit. — Débridement de la plaie; frictions mercurielles, cataplasmes, bouillons.

Le 3 juillet, l’érysipèle, qui était resté limité à la face, s’ est éteint peu à peu; il ne reste plus qu’une plaque sur la moitié droite de la face ; la plaie s’est détergée, tous les phénomènes généraux ont cessé, le malade demande une portion. Même traitement.

Le 10, l’érysipèle a complètement disparu. La plaie d i crâne se recouvre de bourgeons charnus. Pansement avec l’onguent de la mère.

Le 10, exeat.

Obs. XXXVI. — B..., âgée de cinquante- trois ans, entre, le 6 mars, salle Sainte-Catherine, n° 26. Cette femme, il y a environ un mois, s’est blessée à la main ; elle n’a pris aucun soin de sa blessure. Une angioleucile est survenue; puis il s’est formé un commencement de phlegmon diffus à la main, traité par la malade elle-même, qui continuait néanmoins à vaquer à ses affaires.

A son entrée à l’hôpital, la malade présente sur tout le bras une coloration rouge avec tuméfaction et des vésicules pleines de pus. Les ganglions de l’aisselle sont à peine engorgés; la face est altérée, d’une coloration jaunâtre; le pouls est petit, à 80. — Cataplasmes, frictions mercurielles.

Le 7 mars, la malade souffre beaucoup; l’érysipèle gagne la partie supérieure du bras et l’épaule; il est d’une coloration tirant un peu sur le jaune, liséré sur les bords, saillant et irrégulier; le pouls est petit, à 90. — Traitement : bouillons, onctions mercurielles, cataplasmes sur le bras, poudre de bismuth sur les pustules.

Le 8, l’érysipèle a envahi le tronc et la poitrine. Délire doux, pas d’augmentation de la fièvre, la langue est sèche et se couvre de fuliginosités, la respiration est un peu précipitée, diarrhée, dyspnée. Même traitement. L’urine est évacuée. Il est prescrit pour le soir un julep avec vingt gouttes d’acétate d’ammoniaque.

Le 9, la malade meurt.

A V autopsie, nous n’avons trouvé aucune lésion essentielle , sauf que le sang contenu dans les cavités du cœur était

OBSERVATIONS. 103

diffluent et contenait des caillots mous, sans traces de dépôts de fibrine.

O bs. XXXV11. — D. âgé de soixante- trois ans, entre, le 19 novembre, salle Sainte-Vierge, n° 29, avec un érysipèle du membre inférieur droit. Il y a seize jours, le malade avait un abcès à la plante du pied; il se traita chez lui; mais dès qu’il put tenir sur pied, il reprit ses travaux, mais il ne put les continuer longtemps. La jambe devint le siège d’une rougeur causant des douleurs cuisantes et s’étendant à tout le membre.

Le malade porte, en outre, des croûtes sur des plaies non pansées au début et qui existent une sur la jambe saine et trois sur la jambe malade. L’abcès du pied est guéri.

La rougeur du membre est diffuse, d’un rouge tirant sur le jaune, disparaissant sous le doigt; il n’y a point de cordons indurés sur le trajet des lymphatiques ; mais, par places, l’épiderme est soulevé par de larges pldyctènes contenant du pus. Ces plaques occupent la partie interne de la cuisse; les bords de l’érysipèle, à la hanche, sont nettement arrêtés, bien que le liséré ne soit pas partout marqué.

Fièvre, agitation, un peu de délire, 100 pulsations, appétit nul, soif vive, langue blanche, selles régulières ; la face est abattue. Cataplasmes, onctions mercurielles, bouillons, 100 grammes de vin de Bordeaux.

Le 21, réaction le matin. Le soir, un peu plus de délire, l’érysipèle n’a pas fait de progrès. — Même traitement.

Le 22, adynamie plus prononcée. Même traitement. La cuisse pâlit.

Les jours suivants, même état. — Même traitement.

Le 26, la cuisse est revenue à son état normal, sauf qu’à la place où existaient les pldyctènes il y a des plaques gangréneuses. L’épiderme est enlevé sur toute la jambe; le pied est gonflé, rouge, mais il n’y a pas d’abcès formé. — Cataplasmes, bouillons, vin, extrait de quinquina.

Le 27, le malade devient sensible au froid, quelques frissons. La mortification des eschares est complète.

Le malade a le pouls petit, la face abattue, une tendance invincible au sommeil.

Le 28, diarrhée. Les eschares commencent à se détacher. — Compresses d’eau-de-vie camphrée. Môme régime. Sous-nitrate de bismuth (à grammes), vin de quinquina (60 grammes).

Le malade continue à s’affaiblir. Les jours suivant, la diarrhée reprend. Le malade s’éteint le 2 décembre.

Autopsie. — Splénisation du poumon droit; tous les autres organes ne présentaient pas d’altérations; il n’y avait nulle part d’abcès métastatiques, le cœur ne contenait pas de caillots fibrineux ; il n’v avait que des caillots noirs, mous; les veines contenaient du sang pâle, le foie était pâle, les méninges étaient épaissies, mais c’est là une altération qui ne diffère pas de celle que l’on rencontre chez tous les vieillards.

Obs. XXXVI11. — A..., âgée de cinquante ans, entre le 18 février pour une nécrose de la phalangette du gros orteil. Malade pusillanime, redoutant toute opération, s’inquiétant sans cesse. La portion d’os nécrosée fut enlevée le 1er mars, la malade étant soumise à l’inhalation par le chloroforme. — Pansement simple avec un cataplasme par-dessus; bouillons, potages.

L)u 8 au 18 avril, la plaie marchait vers la cicatrisation, la malade se plaignant toujours et demeurant on ne peut plus maussade.

Le 18, des maux de tête violents apparurent, et l’examen du cuir chevelu nous apprit qu’il y existait des croûtes sur des écorchures anciennes.

Le 19, embarras gastrique, langue sale, appétit nul. Tisane de limonade. Quelques ganglions engorgés existent à la région sous-maxillaire.

Le 20, fièvre intense, délire, rougeur diffuse au front, avec œdème, limité par un liséré saillant. — Compresses d’eau de sureau. Le soir, frissons.

Le 21, l’érysipèle descend sur la face; le cuir chevelu est légèrement œdématié; le doigt, glissant sur la peau, laisse une faible dépression, mais qui n’est pas moins caractéristique. Soif vive; langue sèche; délire. — Même traitement.

Le 22 et le 23, même état. — Même traitement.

Le 2â, propagation de l’érysipèle à toute la face, mais pas

OBSERVATIONS

d’aggravation des symptômes généraux. Les jours suivants, même état; tous les deux jours une selle après un lavement.

Le 5 mai, la rougeur et l’œdème ont beaucoup diminué, mais un abcès s’est formé dans la paupière supérieure, et est ouvert.

Le 7, un nouvel abcès se forme. L’état général est néanmoins meilleur, la malade prend quelques bouillons et un peu d’eau rougie. La malade a pourtant encore du délire, et demande avec instance à partir de l’hôpital.

Le 8, l’érysipèle, qui avait diminué au front, reparut pour s’éteindre de nouveau le lendemain.

Le 9 et le 10, amélioration.

Le 12, la malade hors de danger part chez elle terminer sa guérison.

Obs. XXXIX. — L..., âgé de vingt-cinq ans, entre le 1er mars, salle Sainte-Vierge, pour un érysipèle de la face ayant apparu le matin. Le front, le nez et les oreilles sont le siège d’un gonflement; la peau est rouge, luisante, sans liséré aux limites de la rougeur ; une toute petite plaie en suppuration à la racine du nez, qui pouvait passer inaperçue à un examen superficiel, nous indiqua l’origine de l’érysipèle ; les ganglions sous-maxillaires sont tuméfiés, douloureux; il y a peu de fièvre. — Diète, limonade; compresses imbibées d’eau de sureau.

Jusqu’au 10 mars l’érysipèle suivit la marche accoutumée, il se promena sur le visage et s’éteignit peu à peu, pendant que le malade, ne souffrant pas du reste, prenait quelques bouillons.

• Le 10 mars, le malade fut pris de diarrhée, il lui fut prescrit 5 grammes de sous-nitrate de bismuth, la diarrhée s’arrêta.

Le 11, le malade allant de mieux en mieux demanda une portion.

lie 18, il sortit guéri.

Obs. XL. — L)..., âgé de quarante-six ans, entre le 7 janvier, salle Sainte-Vierge, n° 52, portant une plaie à la région frontale , à peu près cicatrisée. Cet homme avait repris scs travaux depuis plusieurs jours, la peau était endolorie,

de l’érysipèle.

et il entra à l’hôpital avec une plaque rouge, luisante, érysipélateuse, occupant le front, et qui le lendemain gagna l’oreille. Dès l’entrée du malade, des compresses d’eau de sureau lurent régulièrement appliquées pendant six jours, et le malade garda un repos absolu. En six jours l’érysipèle avait disparu, et la plaie étant complètement cicatrisée, le malade sortit.

Obs. XLI. — P..., âgé de vingt et un ans, garçon robuste, entré salle Sainte-Vierge, n° 32, reçut, le 17 septembre, un moellon du poids de trente livres environ, tombé d’un troisième étage; il perdit connaissance et fut ensuite amené à l’hôpital où, me trouvant de garde, je constatai une plaie de tète intéressant toute l’épaisseur du cuir chevelu, qui était comme mâché, plus une fracture du crâne avec enfoncement des fragments, mais sans mobilité. — De l’eau glacée fut appliquée sur la plaie.

Le 18 et le 19, même état. — Bouillons.

Le soir de ce dernier jour le malade avait de la fièvre et quelques frissons; la plaie était sèche, les compresses mouillées n’avaient pas été suffisamment renouvelées; la plaie, du reste, n’avait été en rien modifiée. — La tête fut rasée complètement et un large cataplasme environna toute la tête; diète.

Le 20, fièvre, 120 pulsations; un érysipèle s'étendait de la plaie à l’oreille; une rougeur, avec élevure sur les bords, sans œdème; le soir, délire. — Même pansement; application de laudanum sur l’érysipèle; tisane de limonade sulfurique.

Le 21, fièvre, délire, soubresauts des tendons; l’érysipèle est un peu descendu; la plaie est toujours dans le même état. — Un vésicatoire est appliqué sur la tête.

Le 22 et le 23, même état; une amélioration à peine sensible semble se manifester.

Le 24, même état; le délire reprend, la fièvre augmente; l’érysipèle est descendu sur la joue droite, dont il n’occnpe que la partie supérieure.

Le 25, agitation extrême, délire furieux, pulvérulence des narines; langue sèche; fièvre intense, 140 pulsations; on est obligé de mettre la camisole de force au malade; l'érysipèle

OBSERVATIONS . 407

n’a fait aucun progrès; il n’y avait pas trace de paralysie. Le malade succomba dans la nuit.

A ['autopsie, on trouva une ('raclure avec enfoncement des os du crâne, au niveau de la suture bipariétale, avec un caillot très mince entre la dure-mère et les os du crâne; les sinus ne contenaient point de caillots; l’arachnoïde, la piemère étaient très congestionnées, et présentaient des arborisations vasculaires très abondantes; la surface séreuse présentait un état poisseux caractéristique; il n’y avait rien dans les autres viscères.

Obs. XL1I. — P..., âgé de trente-quatre ans, entre le 18 novembre, n° 35, salle Sainte-Vierge. Il s’est donné un coup de merlin sur le pied. Plaie, fracture du gros orteil. — Pansement simple; une portion.

Le 19 novembre, angioleucite; ganglions de l’aine engorgés.

Les jours suivants le malade éprouve des envies de vomir, il a de la fièvre. — Diète ; limonade ; frictions mercurielles sur le membre.

Le '20, une plaque érysipélateuse apparaît sur le côté droit du thorax. Un examen attentif nous permet de constater que l’érysipèle est parti d’une écorchure à la fesse, sur laquelle il existe une croûte. L’angioleueite du membre inférieur a disparu, il ne reste plus maintenant qu’un phlegmon du pied, avec abcès, réunis en foyer à la plante du pied, et qui sont incisés. — Même traitement du reste.

Les jours suivants, fièvre, toujours nausées; langue sale; constipation. — Vin de Bordeaux. — Plusieurs fois le soir nous avons remarqué une excitation assez vive. Pendant ce temps l’érysipèle gagne le dos, le bras, descend sur la cuisse, présentant une coloration rosée, et des bords avec un liséré manifeste. — Aucun traitement local ne fut appliqué, que l’onguent napolitain ; le malade ne prenait aucune potion à l’intérieur; cataplasmes sur le pied.

Le 8 décembre, l’érysipèle s’est éteint; le malade a repris de l’appétit; les plaies du pied suppurent toujours, mais il ne se forme plus de nouvelles collections purulentes.

Le 1er janvier, le malade est encore convalescent dans la salle Sainte-Vierge.

de l’érysipèle.

Obs. XLIII. — L.. . âgé de vingt-trois ans, entre le 13 novembre 1861, salle Sainte-Vierge, nu 19. Plaie contuse du quatrième orteil du pied gauche. Pansement avec des bandelettes de diachylum en ville, et le malade continue son travail. A son entrée le malade portait une rougeur diffuse, avec œdème, occupant tous les orteils et le pied ; l’épiderme du deuxième orteil était soulevé, distendu par du pus; la peau était chaude, et le malade se plaignait seulement d’engourdissement et d’une chaleur pénible.

Une plaque rouge avec liséré sur les bords existe sur la face antérieure de la jambe; il en existe une semblable à la plante du pied; la peau de la face interne delà jambe est rose, et l’on sent par places des nodosités ; les ganglions de l’angle inférieur du triangle de Scarpa sont engorgés; le malade a néanmoins de l’appétit ; le pouls est à 80.

Le lâ, M. Velpeau diagnostique une angioleucite. — Cataplasmes sur le pied ; frictions mercurielles sur le membre.

Le 15, les plaques s’agrandissent; même état général ; le soir, fièvre.

Le 16, même état; un petit abcès est ouvert au niveau de la racine du cinquième orteil.

Le 17, plaques rouges, saillantes, irrégulières à la cuisse. — Onctions mercurielles ; 15 sangsues sur les ganglions engorgés.

Le 18, les plaques s’étendent et se rejoignent.

Le 19, la moitié inférieure de la cuisse et la jambe sont recouvertes de plaques qui ont tous les caractères des plaques érysipélateuses; fièvre peu intense. — Même traitement

Le 26, les plaques rouges ont disparu ; le pouls est bon, 68 pulsations; la peau de la jambe a repris sa coloration normale, il reste seulement un peu d’œdème qui disparaît grâce à un bandage compressif. Le malade part à Vincennes le k décembre.

Obs. XLIV. — C..., âgé de quarante-cinq ans, entre à la salle Sainte-Vierge, n° 3â, le 15 juillet, avec un érysipèle de la face et du cuir chevelu. Les personnes qui ont amené le malade nous ont dit qu’il était tombé, et il portait sur le nez une petite plaie. Le cuir chevelu présentait un œdème diffus,

OBSERVATIONS

gardant l'empreinte du doigt, auquel il donnait la sensation d’une mollesse, caractéristique des érysipèles du cuir chevelu ; la face est rouge, peu œdématiée (sans doute l’érysipèle datait depuis plusieurs jours); les oreilles sont tuméfiées, rouges, et recouvertes de quelques vésicules; fièvre, délire furieux, langue sèche ; soubresauts des tendons de l’avant-bras. Le malade meurt dans la journée.

Autopsie. — Injection des méninges et de la substance cérébrale; rien du reste dans les autres organes.

Obs. XLV. — L..., âgé de cinquante-sept ans, entre, le 17 septembre 1861, salle Sainte-Vierge, n° 42, pour une fracture de l’extrémité inférieure du radius sans déplacement, et une fracture du col anatomique de l’humérus avec épanchement sanguin dans le foyer de la fracture. A l’entrée du malade, des cataplasmes sont appliqués; le membre est placé sur un coussin.

Le malade, peu soucieux de son état, ne restant point tranquille, un bandage dextriné est appliqué sur tout le membre. Le malade a bon appétit et mange trois portions.

Les jours suivants, le malade se lève et continue à bien aller jusqu’au 20 septembre. A ce moment, on constate que la fluctuation au niveau du foyer de la fracture a augmenté; puis le malade a quelques frissons. — Bouillons.

Le 21, le malade dit que son bandage le serre un peu. Le bras est tenu élevé; le malade se trouve mieux.

Le 25, le malade se plaint de nouveau que son bandage est trop serré. Nouveaux frissons, fièvre. Le bandage est enlevé, et nous constatons que le membre est uniformément tuméfié, et qu’il existe, au niveau du poignet, une excoriation circulaire produite par le bandage. Cette excoriation est entourée de rougeurs vives, un érysipèle en un mot. — Cataplasmes.

Le 26, le malade se plaint de souffrir de tout le bras, qui est entièrement recouvert par un érysipèle à bords saillants. En même temps, le malade a la peau chaude, une fièvre intense, la langue sèche, mais pas de délire. Le foyer de la fracture est le siège d’une fluctuation évidente. Un vésicatoire est appliqué à la racine du bras sur la limite de l’érysipèle.

110 de l’érysipèle.

— Extrait d’opium, quatre pots de limonade, julep (10 centigrammes).

Le 27, le vésicatoire n’a pas pris tout autour du bras, l’érysipèle a envahi les points respectés par le vésicatoire et est passé au delà. Des traînées existent sur le point correspondant au foyer de la fracture. Frictions mercurielles, cataplasmes.

Le 28, l’érysipèle gagne le tronc; il est nettement limité.

— Même traitement.

Le 29, coloration bronzée de l’érysipèle du tronc.

Le 20, même état.

Les jours suivants, le foyer purulent augmente, l’érysipèle envahit encore. Fièvre modérée, 80 pulsations; la langue est sèche, respiration courte, anxieuse; somnolence, teinte jaune de la face. Le malade est soumis aux applications successives d’onguent mercuriel et de pommade au sulfate de fer. — Même traitement.

Le U octobre, même état. Prostration, abattement. — Valérianate d’ammoniaque (6 grammes), vésicatoire sur l’épigastre; même traitement, du reste.

Le 5, l’érysipèle a pâli un peu; il a une coloration tirant sur le jaune. — Même traitement.

Le 6, diarrhée. — Eau de riz.

Le 7, même état. Le soir, la teinte jaune de la face est plus complète. Prostration complète.

Le 8, coma. Mort.

L’autopsie du poignet et de l’articulation scapulo-humérale peut seule être faite. Au radius, il existait une fracture avec enfoncement des fragments et sans déplacement. A l’humérus, fracture comminutive de la tête humérale avec suppuration dans le foyer de la fracture, et fusées purulentes entre les couches musculaires de la racine du bras, pas de phlébite des veines voisines.

Obs. XLVI. — D..., càgé de trente-cinq ans, entre salle Sainte-Vierge, n° 3 h, pour une fracture comminutive de la clavicule, et contusion du poumon droit, à la suite d’une chute dans un égout. Le malade était ivre au moment de l’accident. Il v avait une plaie au niveau de la fracture.

OBSERVATIONS. lll

Le 23 septembre, cataplasmes sur la plaie de la fracture.

— Bouillons, limonade.

Les jours suivants, le malade est pris de dyspnée plus forte.

— Vésicatoire sur le côté droit de la poitrine.

Le 28, traînée rouge sur le bras gauche, avec plaques disséminées à bords élevés sur toute la face antérieure de l’avant-bras ; peu de douleurs.

J’examinai attentivement le malade, et je trouvai, pour la première fois, une plaie recouverte d’une croûte sur le bord interne du pouce et la racine de l’ongle. Le malade n’éprouvait d’autre malaise qu’un peu de lièvre et une dyspnée un peu plus forte.

Le 29, l’érysipèle se confirme, tout le bras est envahi, mais l’érysipèle est pâle, bien que limité nettement. — Antimoine diaphonique dans un looch.

Le 30, l’érysipèle remonte toujours.

Les jours suivants, il gagne la poitrine, le dos, passe du côté opposé sans atteindre la petite plaie de la fracture, toujours recouverte de cataplasmes. Même traitement moins l’antimoine; bouillons.

Le h octobre, suppuration par l’ouverture de la plaie correspondant à la fracture. L’érysipèle s’éteint, la fièvre est peu prononcée le matin, et a des redoublements le soir. Pendant ce temps, la respiration devenait un peu plus facile; l’expectoration, quoique abondante, ne contenait plus ni sanie ni pus. Le malade se trouvait mieux, quoiqu’il maigrît; il prenaitquelques aliments solides.

Le 19, deux abcès sous-cutanés se sont formés sur le bras gauche, à la face postérieure ; ils sont incisés.

Le malade qui, depuis l’application d’un nouveau vésicatoire, se trouvait mieux, est pris d’un point de côté à droite. Une fenêtre avait été ouverte au-dessus du lit du malade dans la journée, et quoiqu’il ne se plaignît pas d’avoir eu froid, je n’hésite pas à attribuer à cette imprudence l’apparition de la pneumonie qui survint. Le malade succombe épuisé le 29 octobre.

Autopsie. — Le cadavre est émacié; le poumon, qui avait été contus, est transformé en une bouillie grisâtre, entourée

de l’érysipèle.

en avant par du tissu pulmonaire sain, en arrière par du tissu pulmonaire siège d’une hépatisation grise manifeste. Un foyer purulent existait au niveau de la fracture. Les autres organes ne présentaient point d’altération. Quelques caillots peu volumineux dans le cœur gauche.

Obs. XLVII. — L..., âgée de vingt-deux ans, entre, le 23 août, salle Sainte-Catherine, n° 8, pour une métrite du corps de l’utérus consécutive à des excès de rapports sexuels. La malade était pâle et avait un médiocre appétit. Un léger mouvement fébrile était survenu avec des douleurs abdominales, à la suite de son époque, les règles cependant avaient été abondantes. Douze sangsues sont appliquées à la vulve. La malade éprouve quelque soulagement; elle mange avec assez d’appétit; mais l’amélioration n’étant pas assez sensible, M. Velpeau juge utile de lui faire appliquer un vésicatoire sur l’abdomen. Le vésicatoire soulage complètement la malade; celle-ci, heureuse de se trouver dans cet état, ne se fait aucun scrupule de se lever dès qu’elle ne souffre plus de son vésicatoire; elle allait sur l’escalier, et je ne suis pas sûr qu’elle ne descendit pas au jardin.

Le 12 septembre, la jeune femme est prise de fièvre.

Le 13, nous la trouvons avec 95 pulsations, la langue sale et la peau brûlante. Sur la région iliaque de la paroi abdominale, des traînées rouges partent d’un coin de la plaie du vésicatoire encore en suppuration sous des croûtes, traînées mal limitées, faisant une saillie sensible et appréciable sur la peau. — Frictions mercurielles, limonade, diète.

Le là, les plaques se sont réunies et recouvrent déjà la partie supérieure de la cuisse. Liséré sur les bords, coloration rouge fauve. Même état général. — Même traitement.

Le 15, même état, l’érysipèle ne progresse pas, le vésicatoire a donné une assez grande quantité de pus. Julep, alcool, d’aconit (à grammes); même pansement; bouillons.

Le 16, même état; un peu d’amélioration cependant.

Le 17, l’érysipèle a tourné autour du vésicatoire; cependant il n’a point passé de l’autre côté.

Le 18, l’érysipèle s’éteint. — Même traitement.

Le 20, la guérison est complète.

OBSERVATIONS

Ors. XLV1U. — B..., âgé de quarante-six ans, entre, le 13 août, salle Sainte-Vierge, n" kl, après avoir fait une chute de sa hauteur sur l’angle d’une chaise. Il porte une contusion légère de la région thoracique latérale. Cet homme présente un état de la peau pareil à celui décrit par M. Chossat et de Meersman dans les cas d'inanition prolongée. Nous interrogeâmes le malade, et il finit par nous avouer qu’il avait subi, pendant l’hiver passé, les plus dures privations.

Les jours suivants, le malade mangeait peu et sans appétit, dormait presque toute la journée et se plaignait de maux de tète.

Le 20, des ventouses scarifiées sont appliquées à la nuque. — Bouillons, potages, vin de quinquina.

Le 21, le malade est dans le même état.

Le 22, douleurs de tête. Rien n’est constaté.

Le 23, un peu d’empâtement du cuir chevelu, face un peu plus animée, pas de selles. — Lavement émollient.

Le 2à, nausées, vomissements; 100 pulsations. Subdélirium le soir.

Le 25, même état général ; rougeur diffuse au niveau de la tempe droite avec gonflement, en plaque, avec liséré sur les bords ; empâtement du cuir chevelu, aucun engorgement ganglionnaire. — Eau de sureau, limonade.

Le 25, délire violent; lOâ pulsations. L’érysipèle a envahi toute la région temporale et parotidienne; la respiration s’accélère. A trois heures, coma. Mort.

Autopsie. — Infiltration séreuse sous l’arachnoïde, congestion des membranes, tubercules au sommet des poumons, gros caillots fibrineux dans le cœur se prolongeant dans l’artère pulmonaire jusqu’à sa bifurcation. Rien dans les autres organes. i

Obs. XLIX. — G. .., âgé de quatorze ans, entre, le 18 août, salle Sainte-Vierge, n° 33, après être tombé d’un troisième étage sur un tas de tuyaux de cheminée en tôle. Plaie longue de 10 centimètres avec décollement du cuir chevelu; petites plaies intéressant la peau de la région pectorale; contusion et plaie de l’épaule; plaies contuses, intéressant seulement la peau, aux deux mains et à l’avant-bras gauche.

114 de l’érysipèle.

Toutes les plaies sont recherchées, et pansées simplement; pansement à l’eau froide de la plaie de tête. Le lendemain, M. Malgaigne, qui remplaçait M. Velpeau absent, prescrit la réunion immédiate de la plaie du crâne. Trois points de suture seulement sont appliqués.

Le 20 août, une collection purulente s’est formée en arrière. M. Bauchet pratiqua une incision. Les fils tenaient encore.

Le 21, ils ont coupé les tissus. Nous appliquons alors un tube perforé qui passe de la plaie dans l’incision pratiquée, afin d’empêcher le pus de séjourner dans la plaie. — Cataplasmes sur la plaie.

Les plaies de la poitrine sont difficiles à maintenir pansées : l’enfant s’agite beaucoup.

Le 21, les plaies étaient sèches.

Les jours suivants, même état. Le malade ne prenait que des bouillons et de la limonade; il avait un peu de fièvre.

Le 23, traînées rouges saillantes autour de la plaie de la poitrine; pas d’augmentation delà fièvre. — Application de laudanum sur tous les points envahis. Même traitement.

Le 24, les traînées se sont transformées en plaques larges avec liséré sur les bords.

Le 25, même état. — Même traitement.

Le 26, l’érysipèle remonte sur l’épaule gauche, mais il pâlit un peu; le malade dit qu’il a faim.

Le 27 et les jours suivants, l’érysipèle chemine encore un peu sur le côté droit de la poitrine; puis il s’arrête et s’éteint.

Le 6 septembre, toute trace de l’érysipèle a disparu.

Le malade reste encoredans les salles jusqu’au 19 novembre pour le traitement de la plaie de tête. Les os s’exfolient. Le malade est tenu sévèrement, afin de prévenir tout écart de régime. La plaie guérit lentement, et M. Velpeau ne laissa partir le malade à Vincennes que quand la plaie fut en voie de cicatrisation complète.

Obs. L. — Un homme, âgé de quarante-huit ans, entre salle Sainte-Vierge, n° 39, pour un abcès furonculaire de la nuque datant de quatorze jours, ouvert seul. Ce malade ne s’était

OBSERVATIONS

point préoccupé de son état, et s’était pansé tout le temps avec l’onguent de la mère. Il entre à l'hôpital le 7 février avec une rougeur érysipélateuse à bords nettement limités, éprouvant seulement de la cuisson et un malaise léger. Des frictions mercurielles furent faites. Le malade prit des bouillons. La rougeur pâlit. L’érysipèle ne s’étendit point, et, le 16 février, le malade sortit guéri.

Obs. LI. — C..., âgé de soixante-treize ans, entre, le 3 décembre, salle Sainte- Vierge, n° 23, dans l’état suivant, dans lequel il avait été trouvé chez lui, et sans aucun pansement. Un phlegmon occupe la cuisse gauche, un autre existe au coude, où la peau est mortifiée et laisse échapper des tissus sphacélés par une ouverture qui parait être le résultat d’une plaie contuse datant de quelque temps. Un érysipèle occupe tout le bras; il est d’un rouge jaunâtre sans tension de la peau, et est pourvu d’un liséré sur les bords. Le malade est dans le délire, a peu de fièvre, mais la respiration est précipitée. Le coma survient dans la journée ; le malade meurt.

Autopsie. — Fusées purulentes à la cuisse, phlegmon du coude; pas d’altération des vaisseaux de la région du coude et de la cuisse, point de caillots dans le cœur et les gros vaisseaux, poumons hypérémiés. Rien d’appréciable dans les autres organes, si ce n’est un peu de congestion de la substance cérébrale.

Obs. LU. — C..., âgé de soixante-douze ans, entre, le 24 décembre, salle Sainte-Vierge, n° 29. Dans le délire, avec une fièvre intense, il est tombé, il y a environ dix jours, nous a-t-on dit, dans un escalier. Il s’est écoulé, par son oreille, du sang et de la sérosité.

Le malade a maintenant un empâtement du cuir chevelu avec un peu d’œdème au front. Il existe à la région occipitale une plaie large comme une pièce de 50 centimes, recouverte d’une croule.

Les jours qui suivirent, un érysipèle franc gagna le front; le délire devint furieux, et le malade succomba le 30 décembre.

Autopsie faite le lor janvier. Il fut trouvé une fracture de la base du crâne et du rocher, des signes de congestions des méninges et de la substance cérébrale.

110 de l’érysipèle.

Obs. LI1I. — G..., âgé de trente-neuf ans, entre, le 18 décembre, salle Sainte-Vierge, pour un érysipèle de la face. Ce malade était entré déjà le 7 décembre dans le service pour une plaie de la commissure droite des lèvres produite par le levier d’une chèvre. Une suture lut appliquée. Trois jours après, le malade sortit.

Lorsqu’il rentre, il a depuis la veille un érysipèle de la face. Le malade avait de la fièvre, un peu de délire. Ses réponses vagues ne nous permirent pas d’apprendre les phénomènes généraux qui avaient accompagné le développement de l’érysipèle.

Le 20 décembre, M. Velpeau pratique sur la moitié gauche de la face, rouge, tuméfiée, avec liséré sur les bords de la rougeur, des mouchetures multiples. — Compresses d’eau de sureau, limonade.

Le 21, même état. L’érysipèle occupe l’autre côté. Un peu d’agitation.

Le 22, l’érysipèle n’a pas fait de progrès; le malade a moins de fièvre, la tension de la face a disparu, les réponses du malade sont nettes.

Les jours suivants, l’état s’améliore, l’érysipèle disparaît, la fièvre cesse. Le malade sort guéri le 30 décembre.

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