Le malade sort de l'hôpital
Nous ferons observer à celte occasion que ce genre d'érysipèle des cuisses par le froltement des pantalons est très-commun dans les régimens de cavalerie, surtout chez les recrues que l'on exerce aux manœuvres. Nous en avons recueilli plusieurs observations dans la division militaire de l'hôpital du Mans dont nous étions chargé; dans tous ces cas, à peu près comme dans le précédent, cesérysipèle s purement locaux, tantôt ont été prévenus dans leur entier développement par la méthode réfrigérante, ou combattus par des médications topiques fort simples.
Obs, XX. — « Guillottin,x\uguste, âgé de 49 ans, tempérament lymphatique, petite stature, formes musculaires assez développées , mégissier de profession, reçoit le 27 décembre 1827, un assez grand nombre de contusions en se battant avec plusieurs autres individus. Le lendemain, rougeur, gonflement, douleur au bras gauche, sur lequel avaient spécialement porté ces contusions du reste assez légères. Le malade voulant cacher sa position , ne consulte aucun médecin; mais, vaincu par la douleur, il se fait recevoir à l'hôpital le i" janvier 1828 dans l'état suivant : gonflement assez considérable du bras gauche, avec rougeur très-vive qui disparait sous la pression du doigt et revient immédiatement, chaleur cuisante, prurigineuse, tension, douleur au toucher, jBèvre depuis deux jours seulement, soif assez vive, agitation la nuit sans aucun délire. Saignée du bras droit, deux palettes; large cataplasme émollient sur
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tout le bras , tisane gommeuse , potion gommeuse avec une demi-once de sirop diacode.
!2. Peu d'amélioration dans les symptômes locaux, caractères légers d'une irritation sympathique vers l'estomac. Nouvelle saignée du bras. Le poids des CBtaplasmes étant incommode , nous les remplaçons par des fomentations avec l'infusion de mélilot.
3. Disparition des symptômes gastriques, sommeil pendant la nuit, peu de fièvre, rougeur, tension, douleur locale moindre. Nous accordons deux soupes.