XL AVERTISSEMENT DE L'ÉDITEUR
pëdantisme inutile ; et il Buffisait, pour avertir la jeunesse qui lira ce livre, de marquer quelques-unes des erreurs qui s'y sont glissées.
Notre édition est conforme» pour le texte, à l'excellente édition de Versailles, qui a rendu un si notable service au public en restituant, d'après les manuscrits, la pensée tout entière et les expressions mêmes de Fénelon, si souvent gâtées dans les éditions antérieures par des suppressions, des omissions et des changements arbitraires sans nombre. Nous avons revu avec soin le texte que nous avions & publier ; et, en quelques endroits, nous avons tenu à le vérifier sur le manuscrit original lui-même, ce qui nous a été rendu possible par l'obligeance de M. le supérieur de la Société de Saint-Sulpice. On sait que c'est cette Société, chère à Fénelon et demeurée fidèle à sa mémoire, qui a le dépôt de ses principaux manuscrits. C'est donc au séminaire de Saint-Sulpice de Paris qu'il nous a été donné récemment de pouvoir toucher, pour la première fois, et parcourir librement les précieux volumes, presque tout entiers de la main de Fénelon, qui contiennent le TraiU de rexistencé de Dieu. L'écriture, tvès-reconnaissable, y est nette et soignée, et, suivant la remarque de Voltaire pour d'autres manuscrits du même écrivain, assez peu chargée de corrections. Il semble que, sur les matières mêmes les plus abstraites et les plus difficiles, l'expression propre arrivait naturellement à l'auteur; les passages les plus vantés, par exemple cette description de la raison que nous rappelions tout à l'heure comme un chef-d'œuvre d'éloquence philosophique, ne sont pas plus raturés que le reste, ef n'ont pas dû cofiiterplusàL eSot\;&A\TL^^^^%^«^