‹ Traité de l'existence de DieuChapitre 24 sur 81 · Assiduilate viluerunt. Tract, zxnr, in Joaiv. n · texte numérisé non relu

Assiduilate viluerunt. Tract, zxnr, in Joaiv. n

2. Sed assidailate quotidiana, et consoetudine oculomm, assuescuni animi ; neque admiranlur, neque réquirunt rationes eanim rerum quaa sempcr vident: période guasi noritaa nos magiB, quamma)^\\xA^t«ras^^^âmiiSc âd exqairendaB caoBU eieitare, Gn, JDe lute. cieor . , ^. U^ Ti« %%«

vers, bien loin de faire tout un poëme *. Pourquoi donc cet homme sensé croirait-il de l'univers, sans doute encore plus merveilleux que Vlliade^ ce que son bon sens ne lui permettra jamais de croire de ce poëme? Mais passons à une autre comparaison, qui est de saint-Grégoire de Nazianze *.

Si nous entendions dans une chambre, derrière un rideau , un instrument doux et harmonieux, croirion&-nous que le hasard, sans aucune main d'homme, pourrait avoir formé cet instrument? Dirions-nous que les cordes d'un violon seraient venues d'ellesmêmes se ranger et se tendre sur un bois dont les pièces se seraient collées ensemble pour former une cavité avec des ouvertures régulières? Soutiendrions-nous que l'archet, fait sans art, serait poussé par le vent pour toucher chaque corde si diverse^ meut et avec tant de justesse? Quel esprit raisonnable pourrait douter sérieusement si une main d'homme toucherait cet instrument avec tant d'harmonie ? Ne s'écrierait-il pas d'abord , sans examen, qu'une main savante le toucherait? Ne nous lassons point de faire sentir la même vérité.

Qui trouverait, dans une tle déserte et inconnue à tous les hommes, une belle statue de marbre, dirait aussitôt : Sans doutd il y a eu ici autrefois des hommes : je reconnais la main d'au habile sculpteur ; j'admire avec quelle délicatesse il a su propor* tionner tous les membres de ce corps , pour leur donner tant de beauté, de grâce, de majesté, de vie, de tendresse, de mouve* ment et d'action.

Que répondrait cet homme, si quelqu'un s'avisait de lui dire :

4 . Non mirer esse qoeinqnam qai sibi persaadeat corpora qusdam solida atque individaa, Ti et graTitate ferri, mundumque effici ornatissimiim et pulcherrimam ex eorum corporam concursione forluita. Hoc qui existimat fieri potuisse, non inleliigo cor non idem putet, si innnmarabiles nnias et yiginli form» Utterarum vel aure», vel qualeslibët, aliqao coi^iriantur,possc ex bis in terram excassis, annales Ennii, ut deinceps legipossint, effici; quod nescio an ne in uno quidem versa possit tantum faiere fortuna. Gic. De nat. deor.j lib. II, n. 37.

2. Qoemadmodum eni'm quispiam cilharam pulcherrime confectam et

elaboratam conspiciens, ejas concinnilalem et consiitutionem, aut eliam

ipsias cilbars cantum audlens, nibil aliud qaam ipsam cilbara condilorem

alque cilbarsdum mente reputat, atq[ae ad eum cogilalione ferlur. Orai,

^8, n, 0. (£dit. Ben,)

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