‹ Traité de l'existence de DieuChapitre 7 sur 81 · SUR FÉNELON. IX · texte numérisé non relu

SUR FÉNELON. IX

qui lui étaient chères, voulant ménager une femme malheureuse qui ne lui paraissait coupable que d'exagération dans Tamour de Dieu. Peut-être enfin, car il était homme, se trouva-t-ii choqué de la hauteur théologique de Bossuet, qui le pressait comme s'il eût voulu le convertir.

Fénelon publia ce trop fameux livre Des maximes de^ saints^ que l'on peut regarder comme une apologie indirecte, ou même comme une rédaction atténuante des principes de Mme Guyon. Dans un siècle où une opinion religieuse était un événement politique, la première apparition de cet ouvrage excita beaucoup d'étonnement et de murmures. Tous ceux qui pouvaient être secrètement jaloux du rang et du génie de Fénelon, se déclarèrent contre les erreurs de sa théologie. Élevé au-dessus d'un sentiment honteux, mais inflexible, impatient de la contradiction, négligeant les égards et les bienséances mondaines, lorsqu'il croyait la religion compromise, Bossuet dénonça lui-même à Louis XIY, au milieu de sa cour, l'hérésie du nouvel archevêque. Au moment où Fénelon était frappé de ce coup sensible, l'incendie de son palais de Cambrai, la perte de sa bibliothèque, de ses manuscrits, de ses papiers, mit son âme à une nouvelle épreuve, et ne lui arracha d'autres plaintes que ces paroles si touchantes et si vraies dans ça bouche : < Il vaut mieux que le feu ait pris à ma maison qu*à la chaumière d'un pauvre laboureur. »

Cependant Bossuet, après l'éclat de sa première déclaration, se préparait à poursuivre son rival, et semblait jaloux de lui arracher un désaveu. L'admiratrice, l'amie de VéneloD, Mme de Jlfaintenon, s'éloignaiX de \u\ v<^ >xei^

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