CREUSEMENT DES PUITS
aTèeiHi long Hèiiret. Si eeta est nécessaire ,de8 planches «impliquées centre les parois du puits et fixées par des crampons en 1er, forcent les «aux à couler dans la rigole. De cette nanière , le réservoir reçoit, pendant un inter? aile de temps plus ou moios long , toutes les tant des scHiroes supérieures qui ne gêneront plus le travail des ouvriers, en tombant au fond du puits. Lorsqu'il est rempli jusque pi^s du niveau de la partie supérieure du batardeau, on ouvre le tuyau de décharge ; il se vide, et Ton extrait les eaux du fond du puits. Immédiatement après avoir rebouché le tuyau de décharge. Lorsque la quaulité d*eau affluente est considérable, ou le puits (vofond , on peut et Ton doit éviter de laisser couler les eaux au fond du puits , et il faut les extraire à rutde de tonnes du niveau du réservoir, il suffit pour cela de ménager , en «vant du batardeau , ainsi que Tindique la fig. 1 , PL XV I^ «ne e&cavation inférieure à la base de celui-ci , présentant la fbrme d*une banquette .^dont la hauteur verticale soit «a peu plus grande que d^le d*une tonne d^épuisement, et la largeur sufi^ sainte pour recevoir cette tonne, ainsi qu'un ouvrier chargé de la diriger danç le pujts, et delà remplir d'eau , en soulevanl le clapet de décharge du réservoir.
ta construction du batardeau est très-simple. Enlire deux cloisons en madriers poséâ dé champ , et dont les extrémités entrent dans des entailles faites aux parois, on dame fortement delà terre argileuse. On loge dans le bas de cette digue un tuyau en fonte ou un arbre foré que Ton ferme sur le devant par un tampon en bois. On peut substituer au tampon un clapet placé en arriére, et quVm lèverait au moyen d'une chaîne en fer , comme le clapet de vidange du fond d'une baignoire.
Quand il arrive très-peu d'eau , on peut laisser la galerie ouverte et placer tout simplement une tonne dans laquelle coulent les eaut qui arrivent par le trou de fleuret, Lorsqu'eUe est pleine , on l'enlève avec la machine d'extraction ordinaire. Dans tous les cas, les réservoirs placés ainsi que nous venons de le dire , ne serviront pas seulement dans le creusement du puits ; mais leur utilité sera permanente, s'il arrive qu'on ne puisse pas contenir ultérieurement l«s eaux affluentes. par les fissures. On épuiserait alors directement les eaux recueillies dans le réservoir^ au moyen d'une pompe dopt le tuyau aérateur infléchi traverserait l«;batardeau , ou paaseraitau dessus, au liai de les laisser toml)er au fond du puita.
Exemples depuiU dans le terrain houUler.— Le puits, dit puits Dolomieu, à Koche-ia-Molière(Loire) , avait 84 mètres de profèndeur jusqu^à la couche de houille exploitée. On l'approfondit de 21 mètres
pour prendre à ce niveau uue galerie de traverse qui devait rejoindre la couche sur l'aval pendage , à 70 mètres de distance iiorizontale. Deux machines à vapeur étaient placées sur le puits. La première faisait mouvoir la lige d*une grande pompe qui puisait Teau dans un réservoir , au niveau de la couche , c'est-à-dire à 84 mètres. La seconde était la machine d'extraction , au moyen de laquelle on éleva du fond les déblais et les eaux qui arrivaient dans la partie du puits inférieure à la couche. Ces eaux étaient très-abondantes , malgré l'existence du réservoir supérieur, par suite des nombreuses fissures dont la roche est traversée. La section horizontale du puits était une ellipse dont les diamètres avaient à peu près 5 mètres et 4 mètres. La roche était un grès houiller dur. Les ouvriers mineurs ne travaillaient que la nuit , attendu que le puits était occupé, pendant le jour, par l'extraction de la houille. Cette circonstance accrut la dépense , à cause de la nécessité d'enlever , au commencement du poste, les eaux qui s'étaient réunies , pendant le jour , au fond du puits. ^
L'entrepreneur reçut pour les deux premiers mètres,
par mètre ^^ •
Les frais de machiniste furent par mètre ,'de. ... 45 »
La valeur ^eia houille brûlée 36 »
L'usure des bennes et des cordes * . . 25 »
Le forgeage et l'entretien des outils 9 »
Dépense totale par mètre. . . 240 »
Les 17 mètres suivants furent payés à 150 fr. , ci. . , 150 » Salaire du machiniste , houille, bennes et cordes, outils, par mètre 115 •
Total par mètre 265 »
Pour les deux derniers mètres on paya à Tentrepreneur,
par mètre 175 »
Salaire du machiniste , etc. ......... 115 »
Total par mètre 290 *
Voici les frais que l'entrepreneur eut.à supporter pour les deux derniers mètres:
fr. o.
65 journées de mineur , à 3 fr. 25 c . 211 25
28 journées de receveur de bennes, à 2 fr 56 »
25 kilogrammes de poudre, à '2fr. 75^0 68 75
Huile, soufre et papier «.. 6»
Total 342 »
Et pour un mètre 171 »