POMPES ÉLÉVATOIRES
lonne d*eau. Tous ces objets sont en bronze ; il en est de même du piston , muni à sa surface de deux canaux cir* culaires renfermant une garniture composée de disques en euir bien calibrés avec interposition de rondelles en laiton*
Les joints en usage seront décrits dans le paragraphe spécialement consacré & cet objet.
Deux pompes de celte espèce ( 1 ) sont accolées dans un même puits, et leurs tiges s^équilibrant mutuellement, élèvent, d'un seul jet, les eaux de la mine de Silberseegêner à une hauteur d environ 104 mètres. Les tuyaux de la colonne ascendante ont 0.168 mètre de diamètre intérieur; la coursé du piston varie de 1.52 à 1.58 mètre. Le moteur est une machine à colonne d*eau.
6SS. Pompes élévatoires à pistons pleins , établies dans le puits David de la mine de Himmelfahrt, district de Freyberg (2).
Dans ces appareils (fig. 7 et 8, pi. LXV), dus à M. Brendel, directeur des machines à Freyberg, le moteur est une roue hydraulique dont Taction se fait sentir auss;
(i) Les pompes de la mine de Huelgoat, décrites, de même que leur moteur, dans les Annales des Mines ^ 3*. série, tome VHI, offrent la plus grande analogie avec celles de Glausthal. Cette circonstance n*a rien d*ëtonnant, puisque les constructeurs de ces deux appareils, M. Junckxr, d'une part, et M. Jobdàk, de Tautre, ont puisé leurs renseignements à la même source, c'est-à-dire auprès du célèbre Reichenbach . chez lequel il se sont trouvés à la même époque et où ils ont combiné les appareils qu'ils se proposaient de mettre à exécution, n semblerait même que M. Juhcker a emprunté à M. Jordan les principaux détails de son projet. Telles sont, du moins, les assertions du constructeur allemand. (Archiv von Karsten , Band X. )
(2) Jahrbuch fur den berg und hatten m^nrïi Jnnuaire des Mines de Freyberg )i au! das Jabr 1844.
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bien à la descente qu*à la levée. Ce double effort a été utilisé par rinstallation dans le puits de deux tiges en fer, faisane fonctionner autant de séries de pompes ; ces tirants , liés au moteur de telle sorte que Pun monte pendant que l'autre descend , se font mutuellement équilibre. Les pompes sont disposées alternativement de chaque c6té du puits ; les pistons des appareils impairs sont mus par Tune des liges , et ceux des appareils pairs par l'autre tige.
Les soupapes sont placées dans une caisse prismatique HH^ divisée, par des cloisons en fonte, en trois compartiments a, 6, c. Le premier est en communication avee le Corps de pompe dd; le second^ avec la colonne ascen* dante^ et le dernier, entièrement ouvert, avec la bèch^ placée latéralement. Les cloisons de séparation sont percées d*ouvertures rectangulaires ; sur les bords de ces ouvertures 6ont fltés , au moyen de vis noyées dans Tépaisieur du métal , des cadres en cuivre jaune qui forment le siège des soupapes. Les clapets g, 9* sont des pièces de cuir également rectangulaires, serrées entre deux plaques de tôle. Tune plus grande , l'autre plus petite que l'ouverture â recouvrir. La charnière est formée par le prolongement du cuir au-delà de l'orifice. Au-dessus de chaque clapet , se trouve un regard fermé par un tampon ou porte e,e» qui est enlevée lorsqu'il s'agit de visiter ou de réparer les soupapes. Le piston ff est un cylindre creui en fonte ; il traverse une botte à cuir , logée dans Téva^ sèment de la partie inférieure du corps de pompe, M kiissant entre elle et ce dernier un espace dans lequel viennent se réunir les corps étrangers provenant du puisard, tels que débris de schistes, sables, etc. Le couvercle ou chapeau tt, alésé intérieurement, presse, par sa tranche, sur une garniture formée d'une bande de euir de 0.14 mètre de largeur ; cette bande , graissée avec du suif ,
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puis pliée en deux parties suivant sa longueur , est con* tournée en cercle et introduite dans la boite , le pli tourné du côté du couvercle. Les brides de Tévasement , une ron* délie de plomb , la boite à cuir et son chapeau sont ensuite réunis par des boulons kkyk^k^ renflés sur une partie de leur longueur^ le renflement est formé de deux cènes opposés par leur base , dont l'un est noyé dans l'épaisseur de la boite , et Tautre dans le couvercle. Ce dernier , indépendant alors des pièces supérieures invariablement liées entre elles , peut être enlevé chaque fois que le besoin le requiert. Lea deux extrémités filetées des boulons reçoivent des éerous au moyen desquels tout le système est serré. Deux tirous, percés (dans un même diamètre) à travers la bohe à cuir et son chapeau, correspondent à Fintervalle ménagé dans Tévasement du corps de pompe ; ils sont fermés au moyen de vis à tète carrée n », et servent à l'expulsion des matières étrangères qui se logent dans l'espaee compris entre la boite et la partie inférieure du ejiifKire.
L'uavre des garnitures en euir peut être considérée <SQihnâe insignifiante, puisqu'après 18 mois de travail elles ptfovent encore fonctionner. Enfin , lorsque les éerous des boites à bofurrage sont bien serrés ^ ce n*est quaprès un Iap6 de temps de 16 semaines qu'on est appelé à les serrer de nouveau.
L'épuisement , dans le puits David , s'effectue à une ^rofondour de 331 mètres avec des jeux de pompe dont h hauteur Varie entre 27.60 et 44.20 mètres. Les pistons « dont la course est de 1.13 mètre» font quatre excursioiis «omplcies en une minute*
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