‹ Traité de l'exploitation des mines de houille; ou, Exposition comparative des méthodes employées en Belgique, en France, en Allemagne et en Angleterre, pour l'arrachement et l'extraction des minéraux combustibles; (volume 2)Chapitre 131 sur 188 · Fitesse convenable aux pistons · texte numérisé non relu

Fitesse convenable aux pistons

La vitesse imprimée aux tiges et aux pistons dépend en grande partie de l'amplitude de leur course ; elle doit être telle que le moteur ne soit pas appelé à trop multiplier ses excursions dans un temps donné. Les pompes foulantes ) et principalement celles à pistons plongeurs, réclament une différence de vitesse entre le mouvement d'élévation de la colonne d'eau et celui qui tend à ramener le piston dans une position telle qu'il puisse renouveler son action utile. Dans la première période, les frottements de l'eau contre les parois de la colonne ascendante imposent l'obligation de ne communiquer à celle-ci qu'une vitesse modérée, tandis que, dans la seconde, rien ne a'oppose à ce qu'elle soit plus considérable.

(1) Annales des Mines, 4«. séries tome II, page SI,

JMtîAILS nSLATlFS kV\ POMPES. 479

Les pistons plongeurs des appareils d'épuisement de Houssu , dont la course est de 3 mètres , sont soulevés avec une vitesse de 40 mètres par minute ; mais le refoule* ment ne fait parcourir à Teau qu'un espace de 20 mètres , o'est-à-dire la moitié du précédent.

Dans les mines du Cornwall, la vitesse des pistons plongeurs pendant les excursions ascensionnelles est de 78 à 84 mètres par minute; mais , à la descente, elle n'est plus que de !27 mètres. Cette vitesse , correspondant à 7 ou 8 oscillations doubles par minute, peut être consi* dérée comme une moyenne fréquemment modifiée par raffluence des eaux dans le puisard.

Les pistons des pompes élévatoires de Himmelfahrt , dont la course est de 1.13 mètre^ emploient le même laps de temps dans leurs oscillations ascendantes et descendantes , et parcourent un espace de 9.04 mètres en une minute.

Dans les pompes élévatoires i pistons creux , la vitesse est la même à la levée et à la descente , parce que, dans ce dernier mouvement , le liquide, contracté par son passage à travers le noyau , éprouve des frottements aussi intenses que pendant le mouvement ascensionnel. La vitesse est ordinairement de 10 à 14 mètres par minute.

Il importe que les excursions du piston soient séparées entre elles par un temps d*arrét qui donne aux soupapes le temps de se fermer, en vertu de leur excès de poids sur pareil volume d'eau. S'il en est autrement, si, è l'instant où le piston commence son excursion descendante , la soupape est encore soulevée, la brusque fermeture de celle-ci , qui en est la conséquence naturelle , est accom^ pagnée de la réaction de la colonne d'eau ; de là un choc, un coup de bélitr d'autant plus intense que les valves ont une surface plus considérable et qu'elles sont chargées d'un plus grand volume d'eau. Les effets de ces

chocs sont la courbure des clapets, la destruction de leurs charnières et Tébranlement , sinon la dislocation, des prin* cipaux organes de Tappareil.

700. Réparations et renouvellement des soupapes et des pistons.

Lorsque le conducteur de Tappareil s'aperçoit, par les irrégularités du moteur ou par un moindre volume d*eau débité, qu'il existe un dérangement quelque part, il ne s'occupe pas des joints , puisque dans ses fréquentes descentes il a dû en vérifier Télat; mais il examine successif vement tous les jeux pour reconnaître celui qui est affecté d'une perlurbation quelconque. Si le dégorgeoir de l'un d'eux ne déverse pas la quantité d'eau voulue, c'est un premier indice que confirme fréquemment l'aspect de la bâche alimentée par la pompe défectueuse; celle-ci se trouve alors à sec ou moins bien remplie, tandis qu'il voit l'eau, affluant dans la bâche située au-dessous, s'cxtravaser par-dessus les bords.

Quelle que soit l'espèce de la pompe , il s'assure d'abord si aucune matière étrangère n'est venue obstruer les narines des tuyaux aspirateurs. Puis, si les appareils sont & pistons creux, il recherche à quelles excursions, ascendantes ou descendantes , correspond l'abaissement du niveau d'eau dans la bâche. Si ce dernier concourt avec les levées, il en conclut le mauvais état des clapets ou des garnitures du piston ; si , au contraire , le niveau d'eau baisse pendant les oscillations descendantes, il attribue le mal à la soupape dormante. Il peut aussi , en collant loreille contre la paroi extérieure des tuyaux aspirateurs pen« dant le refoulement de l'eau , entendre la chute du liquide à travers les valves. Dans tous les cas , il enlève

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