Des maîtresses-tiges en général
La tnattresse-tige {maitre-tirant, ou simplement tirant)^ affectée aux pompes étagées les unes au-dessus des autres , se compose de pièces de boîs ou de barres en fer forgé » assemblées bout à bout. Elle règne suf* toute la hauteur du puits d'exhaure et se lie avec la machine motHce par son extrémité supérieure. Les pistons , placés latéralement et alternativement à droite et à gauche de cet organe , se relient avec lui par des ajustements indiqués plus loin. «
La maîtresse- tige des pompes élévatoires fonctionne en tirant dans le sens de sa longueur ; celle des pompes foutantes agit aussi par compression. Dans ce dernier cas, un moteur à double effet imprime au tirant, pendant Fexcursion descendante, un mouvement vertical de haut en bas, qui, ajouté au poids de Tappareil , produit le refoulement. Si la machine est à simple effet , le refoulement dérivant du poids seul de la maitresse-tige constitue , ainsi qu*on le verra ultérieurement , la condition la plus avantageuse à la régularité de la marche et à Teffet utile produit par le moteur.
La surface de la section des maitres-tirants est toujours en raison des efforts qu'ils doivent communiquer et de la substance dont ils sont formés. En général , toutes les pièces constitutives doivent être invariablement liées entr^
elles sans que les assemblages laissent aucun jeu d'où pubse résulter rallongement successif de la maitresse-tige , sa dislocation et , par suite » des vibrations , des chocs destructifs et une perte notable d'effet utile. L^attirail , guidé dans sa course, doit se mouvoir suivant une ligne rigoureusement verticale ; c'est le seul moyen d'éviter , autant que possible , les inflexions locales qui ne manqueraient pas de se prononcer en divers points de la longueur d'un organe d'un si petit équarrissage , comparativement à sa longueur. Enfin les ajustements , destinés à lier la maitresse-tige et le moteur , doivent être simples et exécutés avec précision. Toutes ces considérations sont essentielles pour que cet intermédiaire entre les pompes et le moteur transmette sans secousse la totalité de l'effort qui lui est confié.