‹ Traité de l'exploitation des mines de houille; ou, Exposition comparative des méthodes employées en Belgique, en France, en Allemagne et en Angleterre, pour l'arrachement et l'extraction des minéraux combustibles; (volume 2)Chapitre 140 sur 188 · TIGES ET MAITRES-TIRANTS · texte numérisé non relu

TIGES ET MAITRES-TIRANTS

OU par l'adoption de la division en trois parties, ee qui est plus eommode,

M. 0.30, 0.25 et 0.20.

Les tuyaux de la colonne ascendante de la mine de Huelgoat ont un diamètre de 0.275 mètre. Le tirant de Tune des deux pompes est formé de pièces de bois dont réquarrissage marche suivant la progression décroissante des nombres :

M. 0.27, 0.25, 0.23 et 0.21.

Ainsi, d'après ce qui précède, un poids de 60 kilog. par centimètre carré est un maximum qui s'accorde rarement avec l'expérience; ce nombre se réduit successivement à 50 , 40 , 30 et même 20 kilog. , suivant que la frac* lion de l'attirail , placée à une moindre profondeur , est l'objet de plus fortes charges. Ce résultat pouvait être prévenu d'avance ; car, pour les pièces soumises à de faibles efforts de traction, l'équarrissage déduit exclusivement des considérations relatives à la résistance de ses fibres à l'extension, est insuffisant et ne les empêche pas de fléchir ou de se rompre sous leur propre poids; au contraire , des tiges sur lesquelles s'exercent des efforts considérables et dont la force a été calculée de la même manière se soutiennent facilement d'elles-mêmes, sans donner lieu à des ruptures spontanées. Ainsi, le coefficient de la résistance, faible pour les premières, doit nécessairement s'accroître avec l'équarrissage. On observe , en outre , que pour des tuyaux d'un diamètre moyen et pour des profondeurs comprises eqtre 300 et 400 mètres, la partie supérieure de la maitresse-tige a , pour côté de sa section , un nombre sensiblement rapproché du diamètre intérieur de la colonne ascendante ou plutôt du piston.

Dans les pompes foulantes , lorsque le moteur , ajoutant son impulsion au poids de l'appareil , force l'eau â s'élever, TOME ni. 32

il est rare que Teffort supporté par les tiges soit compté parmi les éléments du calcul , parce que la grande hauteur du prisme en bois, relativement à sa section, produit Tin* flexion et la rupture longtemps avant d'atteindre les limites maximum de la charge. Mais ce mode d'application de fai force motrice est presque entièrement tombé en désuétude. Quant aux tiges mues par une machine à simple effet, et qui par conséquent sont appelées à élever la colonne d'eau , en vertu de leur propre poids , leur résistance à la rupture n'a pour objet que de se soutenir elles-mêmes; elle reçoivent à peu près le même équarrissage que les tiges des pompes élévaloires ^ en sorte que leur pesanteur excède celle de la colonne d'eau à élever.

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