‹ Traité de l'exploitation des mines de houille; ou, Exposition comparative des méthodes employées en Belgique, en France, en Allemagne et en Angleterre, pour l'arrachement et l'extraction des minéraux combustibles; (volume 2)Chapitre 154 sur 188 · Système de suspension employé dans les mines d'/énzin · texte numérisé non relu

Système de suspension employé dans les mines d'/énzin

L^épaisseur du mort terrain n*exigeant ordinairement que deux étages de pompes, les sommiers de suspension des jeux volants s'établissent à la surface du sol : ce qui serait souvent impraticable en Belgique , où les creusements è des profondeurs de 100 mètres ne sont pas rares et atteignent quelquefois la hauteur de 12S mètres.

Le lecteur a vu de quelle matière sont formés les tuyaux et comment la b^che est construite dans le puits ; il reste à parler des manœuvres et des appareils de suspension qui^ sauf quelques exceptions de détail , sont les mêmes que dans les mines du Couchant de Mons.

Dans l'exemple représenté par les figures 3 , 4 et 5 , raflfluence des eaux est supposée assez considérable pour nécessiter l'emploi de six pompes distribuées en deux étages ; trois d'entre elles sont fixes et les autres volantes.

Les tiges des pistons se rattachent au maitre-tirant à l'aide de potences exprimées par les lignes ponctuées m^m (fig. 5). L'appareil de suspension est également composé de tringles reliées à un sommier installé au jour par Tintermédiaire de vis (fig. 16), dont la longueur totale est de 3.72 mètres , et la partie filetée de 3 mètres ; ces vis se terminent à leur partie inférieure par un anneau dans lequel s'engage

le crochet de la première tringle. Celles-ei , de bAgueilf variable , se combinent entre elles de manière è suffire à toutes les nécessités de la descente des jeux de pompées Les unes sont en fer ; leurs longueurs sont de 0.60 ^ S.OO et 5.00 mètres , et leurs extrémités sont contournées CQ forme de crochet. Les autres, en bois, sont terminéei par un enfourchement et un crochet en fer; elles ont 11 mètres de longueur et 0.11 d'équarrissage. Les pre* liières tiges (fig. 17) se réunissent au moyen de leurs erofchetsx*x', dont le désassemblage est prévenu par une maille en fer y et une clavette à deux branches z. Un collier 5, composé de deux demi-cercles réunis par deux boulons , embrasse le corps de pompe immédiatement au-dessous de Tun des bourrelets extérieurs dont il est muni; deux anses, fixées par les mêmes boulons, servent de point il*attache aux crochets inférieurs du double système de tirants. Enfin, ces derniers et la colonne ascendante sont liés avec des cordes goudronnées, afin de prévenir en partie les effets des oscillations résultant du jeu de l'attiraiL

La disposition des écrous employés pour faire descendre l'appareil mérite d'être* observée en raison de la facilité de leur mouvement. Sur la surface supérieure du sommier (fig. 16 ) , des flottes $ ou disques circulaires en fonte sont noyées dans l'épaisseur du bois et fixées par quatre vis; les écrous n, arrondis à leur partie inférieure, portent sur les flottes creusées en forme de cuvette ; l'huile ou le suif introduits dans la cavité lubréfient les deux surfaces en contact , préviennent leur usure et rendent le frottement fort doux. Les trous percés dans le sommier et dans les disques en fonte sont évasés vers le bas , afin d'éviter l'usure des filets de la vis et de faciliter les déviations que doivent fréquemment subir les jeux de pompes.

Quelquefois certains motifs ne permettent pas de changer

AiSACHlMENT DES AVALfiRfiSSBS. Silt

ks «bjptls d*agpiratton devenus défectueux. Lorsque cett<* ditonslaiice se présente, une soupape volante est descendue à travers la colonne ascendante en la suspendant à la «rde du eabestan. Ce postillon ( fig. 31 ) pèse 410 kilog. ; il est composé d*un noyau a a sur lequel battent deut iralvea ordinaires c, c* , d'une anse pour le descendre et le ittMnter, et d'une masse de plomb dd, qui Tempéche de danser. Après avc>ir retiré le piston, cette soupape est îotradiMte dans le corps de pompe ; elle s*appuie sur une traterse en fer ajustée è la partie inférieure de la chapelle ; puis le piston est remis en place, mais à une hauteur leile que, dans son excursion descendante, il ne puisse heurter le postillon.

Les pompes à grande section exigent des efforts considérables lorsqu'il s'agit de retirer le piston pressé par une colonne d'eau d'une certaine hauteur. Les mineurs d'Anzin rendent cette manœuvre praticable en préparant à la partie vupéfieiire du corps de pompe une ouverture fermée par une broche ou un robinet ; la colonne d'eau , en s'écou* tant par oette ouverture , exonère le piston , qui dès lors pHit être fecilement retiré.

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