‹ Traité de l'exploitation des mines de houille; ou, Exposition comparative des méthodes employées en Belgique, en France, en Allemagne et en Angleterre, pour l'arrachement et l'extraction des minéraux combustibles; (volume 2)Chapitre 155 sur 188 · Descente des pompes dans le district de Netvcastle · texte numérisé non relu

Descente des pompes dans le district de Netvcastle

Quoique Tépaisseur des terrains mouvants et aquifères voit rarement asse« grande pour réclamer l'emploi de jeux Volants {SinMng set) à une grande profondeur, cependant 4es fonçages, placés dans ces conditions , ont été exécutés pkisieurs fois à I aide de l'un des deux procédés suivants :

Les pompes d'une moyenne section et d'un poids peu wnsidérable sont suspendues à deux forts câbles ronds ; teux-ei, dont les extrémités inférieures sont liées au-dessous

des brides de jonction de la chapelle et du corps de pompe, s'élèvent au jour en s*appliquant sur les deux côtés opposés de la colonne ascendante. Leurs frottements contre les brides sont prévenus par des enveloppes en bois ajustées au-dessus et au-dessous de chaque joint et par la ligature de ces cordes et de la colonne ascendante au moyen de cordelettes goudronnées , qui rendent ces objets solidaires Fun de Tautre. Les câbles se replient au jour sur deux molettes disposées à droite et à gauche de Tori* fice du puits et s'enroulent un peu plus loin sur deux cylindres horizontaux en bois. Pour faire descendre la pompe, il suffit de détendre les deux bouts du câble en les faisant couler sur le cylindre.

Les ingénieurs du district de Newcastle ont remplacé ce procédé un peu suranné par le suivant , qui s'applique également aux pompes d'un grand diamètre.

L'appareil de suspension ( fig. 7 ) se compose de deux oreilles ou ailes en bois aa\ appliquées contre le tuyau aspirateur avec lequel elles se lient au moyen de boulons ou de cercles en fer ; leur partie supérieure est découpée en biseau , afin d'offrir une grande surface de contact avec le tuyau. Les tirants de suspension , placés de chaque côté de la colonne de la pompe^ sont formés de tiges en bois 6 6, 6' 6', {^pear$) d'un équarrissage de O.IS à 0.17 mètre^ assemblées entre elles comme les tiges des pistons. Elles se terminent à leur partie inférieure par des tringles en fer, qui traversent les oreilles a et s'y fixent au moyen de clavettes ou de boulons; à leur partie supérieure elles sont armées d'un enfourchement et d'un anneau c,c*^ qui saisit le crochet d'une mouffle G. Enfin , des ligatures de cordes goudronnées dd ^ établies de distance en dislance, préviennent les dislocations. Les deux bouts de câble , au sortir de la moufle , se replient d'équerre sur deux mor

assêchbmbut des avaleresses. 54-5

lettes^^e*, (pulleys) suspendues à la charpente, et vont s*enrouler sur les arbres de deux cabestans placés un peu en arrière de la margelle du puits. On empêche le déroulement spontané de la corde sous Finfluence du poids de la colonne des pompes, en attachant, è Tun des leviers horizontaux du cabestan , un traîneau chargé d*un fardeau variable suivant les conditions d*équilibre , de telle sorte qu'un seul ouvrier puisse déterminer la descente de Tappareil.

La manœuvre s'exécute avec la plus grande simplicité. Lorsque , par suite de la descente des pompes , les chappes des moufles se sont suffisamment écartées les unes des autres , Fouvrier fait reposer sur un sommier la bride du dernier tuyau de la colonne; il ajoute une tringle partielle à chaque tiran de suspension , tourne le cabestan pour faire remonter les chappes inférieure», puis il accroche celles*ci dans les anneaux des dernières tiges. On comprend combien il est facile , en cas d'accident , de relever les pompes au. jour.

L'aspirateur , muni de narines comme à l'ordinaire , est en outre percé d'une ouverture assez grande pour qu'un ouvrier puisse , en y passant la iliain , dégager l'intérieur du tuyau des boues , des copeaux et de tous les objets susceptibles de gêner l'aspiration. Il est garanti contre les effets destructif? des coups de mine par une enveloppe de vieilles cordes ou une doublure composée de douves en bois.

C'est par l'emploi de ce procédé que les mineurs Anglais suspendent des jeux de 0.40 à 0.45 mètre de diamètre , dont la longueur excède quelquefois 90 mètres; mais plus fréquemment ils simplifient l'opération en installant une bâche à une profondeur de 50 à 55 mètres au-dessous du sol, ce qui diminue d'autant la hauteur du jeu suspendu.

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