‹ Traité de l'exploitation des mines de houille; ou, Exposition comparative des méthodes employées en Belgique, en France, en Allemagne et en Angleterre, pour l'arrachement et l'extraction des minéraux combustibles; (volume 2)Chapitre 157 sur 188 · Emploi des hommes · texte numérisé non relu

Emploi des hommes

Les hommes ne peuvent être utilisés que pour de faibles profondeurs et d'une manière (out-i-fait temporaire, ea

MOTBUnS D*éPUlSEMEIfT» 849

attendant Tcpoque où les sources rencontrées seront mises en relalion avec les grandes pompes permanentes que réclame Texploitation des mines de houille.

Les pompes à bras sont en bois ou en fer, presque toujours aspirantes élévatoires; le diamètre de leurs tuyaux cl la hauteur de leur colonne d'ascension sont généralement assez faibles ; la course du piston est ordinairement comprise entre 0.30 et 0.40 mètre. Un ou deux manœuvres impriment à ce dernier un mouvement alternatif, au moyen d'un levier transversal fixé sur la tige , au-dessus de rorifice du tuyau de dégorgement , ou d'un balancier analogue à ceux dont se servent les ménagères pour tirer des puits Teau nécessaire aux usages domestiques. Dans ce dernier cas , les dimensions des tuyaux peuvent être plus considérables que dans le premier , parce que les efforts de trois ou de quatre manœuvres peuvent être appliqués simultanément à imprimer le mouvement au balancier.

Il existe encore d'autres dispositions , parmi lesquelles la suivante semble simple et efficace, l'homme agissant avec plus d'énergie à l'aide d'une manivelle que par l'intermé-* diaire de tout autre organe ( fig. 24 , 35 et 27 , pi. LXXI).

Sur un bàii en bois EE , un arbre g g est mis en jeu par des manivelles ; cet arbre coudé en k transforme le mouvement circulaire en un mouvement rectiligne alternatif. Un volant // compense les différences de force développée par les bras des hommes dans les diverses positions de la manivelle. L'appareil se place i soit dans la section même du puits; soit dans une excavation latérale , comme par exemple , au bord d'une chambre d'accrochage. Dans le second cas, relatif aux figures désignées ci-dessus, une lige m faisant fonction de bielle, s'articule, d'un côté, sur la manivelle, et s'attache de l'autre, à l'une des branches d'un levier eoudé nn\ dont la seconde

tt50 GHACITRB VK — VI*. SEGTIOK.

branche supporte la lîge o du piston. Celle-ei a une course déterminée par le rapport existant entre le rayon de la manivelle et la longueur des bras du levier coudé; elle porte en outre, à sa partie supérieure, une articulation 0* destinée à la maintenir suivant une ligne verti* cale, afin qu'elle ne vienne pas frotter contre les parois du dégorgeoir.

Si l'appareil est installé dans le puits lui-même , la bielle prend une position verticale, et reçoit directement la tige du piston à son extrémité inférieure, sans Tintermédiaire du levier coudé.

La pompe dont le piston descend pendant l'aspiration et soulève la colonne d'eau dans son excursion ascendante, comprend les organes représentés en détail dans la figure 26 : p corps de pompe; 9, boite à soupape; r et r< soupapes d'aspiration et d'ascension ; â el I (fig« 3K) sont les tuyaux d'aspiration et d'ascension.

Quel que soit le moyen employé pour communiquer le nH)uvement, les épuisements à bras d'hommes sont Coujours fort coûteux, en raison du minime effet utile produit et do peu de durée de leur action.

Page 1