‹ Traité de l'exploitation des mines de houille; ou, Exposition comparative des méthodes employées en Belgique, en France, en Allemagne et en Angleterre, pour l'arrachement et l'extraction des minéraux combustibles; (volume 2)Chapitre 158 sur 188 · application des chevaux à l'épuisement des mines · texte numérisé non relu

application des chevaux à l'épuisement des mines

Les chevaux peuvent être employés i l'épuisement des mines avec l'intermédiaire d'un manège. La figure 38 est l'expression d'un appareil simple et peu coûteux, qui, quoique défectueux sous plusieurs rapports, convient cependant aux épuisements des travaux de recherche et des exploitations peu profondes (1).

(1) Journal deê Mines. Frimaire, an III, S*, munéro.

MOTEUI^ D*ÉPUI&EMBNT. 8S{

Un arbre vertical u est maintenu sur deux semelles disposées en croix, par quatre contre-fiches; il reçoit un pivot en fer, capable de supporter les deux flèches ou bras de levier tvw réunis par deux frettes , et à rextrémité desquelles s'attèlent les chevaux. Un gros boulon x tra* verse les deux bras et forme le bouton d^une manivelle dont le levier d'action est égal à la distance qui le sépare du pivot.

Les attirails d'épuisement, au nombre de deux^ sont jnis en mouvement par deux varlets ou leviers coudés , y, F'. L'un des bras porte un secteur de cercle Z^Z^ sur lequel se plie une chaîne de Vaucanson fF, tandis que l'autre se relie au bouton de la manivelle par deux bielles ou tirants horizontaux y,y\ Les flèches , entraînées par les chevaux, font tourner le bouton qui imprime aux bielles un mouvement de va et vient horizontal; le mouvement se transmet verticalement aux deux maîtresses tiges , mais de manière que l'une descende pendant que l'autre remonte.

La direction des frottements est telle que la stabilité du manège n'exige d'autre charpente que les pièces indiquées dans la figure ; aussi peut-il être facilement déplacé et transporté d'un lieu dans un autre. Le seul reproche qu'on puisse adresser à cet appareil est relatif aux différences d'efforts développés par tes chevaux dans les divers points de la circonférence décrite ; ainsi, lorsque les bras des leviers du manège et les tirants horizontaux sont compris dans le même. plan vertical, la résistance ne consiste que dans les frottements des organes ; mais dès que le moteur quitte cette position, ses efforts doivent s'accroître jusqu'au moment où les flèches, perpendiculaires aux bielles, donnent le maximum de résistance.

b52 CHAPITRB VI. — VI*. SECTION*

Page 1