‹ Traité de l'exploitation des mines de houille; ou, Exposition comparative des méthodes employées en Belgique, en France, en Allemagne et en Angleterre, pour l'arrachement et l'extraction des minéraux combustibles; (volume 2)Chapitre 162 sur 188 · Leviers régulateurs du mouvement des soupapes · texte numérisé non relu

Leviers régulateurs du mouvement des soupapes

La figure l'*. renferme les principales pièces du jet régulateur des soupapes. Dans les figures H, 6, 7 et 8, ces divers organes , exprimés plus en détail , sont désignés par les mêmes lettres.

Le bâti E E , formé de deux ch&ssis triangulaires en fonte liés par des entretoises d'écartement , supporte les pièces suivantes :

e^g, arbres mobiles articulant sur tourillons.;

hj arbre fixe;

i,f,j, système de leviers destinés è ouvrir et & fermer la soupape d'exhaustion , dont la tige est embrassée par une fourche k comprise entre deux embases. . m , levier de la soupape d'équilibre , agissant sur celte dernière par l'intermédiaire d'une bielle m* et d'un levier eoudé n.

/, levier de la soupape d'admission, qui, lié avee la tringle pp\ soulève et abaisse celte soupape installée ve#s Je haut du cylindre par l'intermédiaire d'un autre levier K. La tringle est terminée à son extrémité Inférieure par un parallélipipède o (fig. 8), percé d'une ouverture ree- 4angulaire dans laquelle est introduit le levier /; la position variable de celle pièce permet de déterminer la hauteur plus ou moins grande de la levée de la soupape; elle es^ d'ailleurs fixée au point voulu par une vis de pressioii.

£,iV, grands leviers moteurs mis en jeu par la poutrelle P , munie de deux taquets t, 1 9 convenablement espacés. Lorsque le levier K est en £* dans sa position la plus élevée, le taquet s descend, presse sur lui et le fait descendre en K, Le taquet t agit en sens contraire sur le

«0TBDR9 d'ÉPOISBHENT. SS9

levier N qu'il loaléve dans ses excursions ascendantes , pour le porter en iV^. Ces divers mouvemens , communia qués aux arbres gr et e , sont Forigine du jeu de l'appareil. f,f\ leviers placés en dehors du bâti et à l'extrémité desquels sont attachés des contre-poids D, D^, composés de disques en fonte , faciles à déplacer, afin de pouvoir éta-^ Uir Véquilibre par tâtonnement. Le premier de ces contre^ poids détermine le soulèvement des soupapes d'admission *t d'exhaostion; le second , celui de la soupape d'équilibre* ' f,g' (fig- 7 ) sont les virgules d'accroché de ces contrepoids.

r, eneliquelage articulant librement sur l'entretoise h entre deux bagues de rapport ; il accroche alternativement les deux virgules g, 9*, et s'oppose au mouvement des arbres sur lesquels elles sont placées. Cet encliquetage , soIHcilé {wr un contre-poids Q^ tend constamment à venir au-devant de la pointe des virgules. La tringle de suspension du eontre-poids se lie avec une pédale placée sur le plancher et dont le machiniste se sert pour faire marcher la machine à la main.

Les pièces s,(,A (fig. 8) dépendent de la cataracte, àbjet du paragraphe suivant.

Le lect.eur comprendra facilement le rôle des diverses pièces décrites ci-dessus, s'il considère le piston pendant sa marche et au moment où il se trouve au milieu de l'une de ses excursions descendantes. La soupape d'équilibre est fermée ; celles d'admission et d'exhaustion sont ouvertes. Le piston continue sa route ; il est sur le point d atteindre l'extrémité de sa course 5 le taquet supérieur s de la poutrelle agit sur le levier JT, qui descend en entraînant avec lui Tarbre mobile a. Celui-ci , abaissant à son tour le levier / et soulevant la bielle <i, détermine ia fermeture des soupapes d'admission et d'exhaustion.

560 CHAPITRE VI. — Vr. SECTION.

Pendant ce temps , la virgule q fait basculer reiicliqùe^' tage r; la virgule 9* se décroche et tombe ^ sollicitée par Taetion du contre-poids Z>; Tarbre g tourne et^ par Tintermédiaire du levier m , il soulève la soupajpe d'équilibre et le levier moteur est ramené de N^ en N. La vapeur alors, pressant également les deux faces du piston , celui ci remonte en vertu de Telcédant de poids de la maîtressetige; mais au moment où il est sur le point d'atteindre la limite de son excursion ascendante , le taquet inférieur I de la poutrelle heurte le levier N et le repousse en N^ ; alors Tarbre gr, auquel est imprimé un mouvement de rotation, réagit sur le levier m, ferme la soupape d'équilibre et force la virgule 9* à faire basculer Tencliquetage r, dans le mentonnet duquel elle s*accroche. En même temps, la vii^ule q , devenue libre et sollicitée par le contrepoids />*, retombe et entraine les leviers t,/, qui provoquent l'ouverture des soupapes d'exhaustion et d'admission.

. La machine marche è expansion si la soupape d'admission se ferme avant l'arrivée du piston au bns de sa course ; cette circonstance dépend de la position relative des deux taquets , dont la hauteur et la distance sont réglés d'après la fraction de la course pendant laquelle la vapeur doit être admise.

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