Des cataractes
Il est rare qu'une mine de houille en exploitation ne soit pas pourvue de réservoirs ou de puisards destinés à emmagasiner les eaux pendant un certain espace de temps. Celles-ci sont alors épuisées périodiquement et d'une manière continue, sans laisser d'intervalles entre les coups de piston , excepté les temps d'arrêt que réclame un bon régime dans le mouvement des pompes. L'opération ler-
VOTEURS d'£pcisement« S61
minée, Tappareil cesse de fonctionner, jusqu'à ce que les cavités , remplies de nouveau , exigent un nouvel assèchement. Mais si le temps d'établir des réservoirs a fait défaut, ou si répuisement doit avoir lieu au fond. d'un puits en creusement, il importe de régler le nombre de coups de piston sur le volume des eaux affluentes , afln que les pompes ne soient jamais exposées à aspirer l'air. L'appa* reil employé pour diminuer le nombre des excursions du piston dans un temps donné, ou plutôt pour régler l'intervalle de temps qui doit s'écouler entre deux oscillations consécutives, est une cataracte, dont l'usage réclame l'in* tervention de l'air ou de l'eau.
Les cataractes à air agissent avec moins de sûreté et ^d'exactitude que celles pour lesquelles on fait usage de l'eau ; cependant , comme elles accompagnent toutes les machines d'épuisement construites à Seraing , l'auteur ne peut se dispenser de les décrire ici , d'autant plus qu'il aura ultérieurement l'occasion de s'occuper des cataractes hydrauliques du Cornwall. Dans un cylindre if (fig. 1 , pi. LXXII) en fonte, alésé à l'intérieur, se meut un piston , muni d'un clapet , dont les valves s'ouvrent du dehors au dedans ; la tige de ce piston , chargée d'un poids variable suivant les besoins, est soulevée par une fourchette w fixée sur la tige de la pompe alimentaire. Le cylindre porte à sa partie inférieure un robinet a; mis à la portée de la main du machiniste , qui en règle l'ouverture ; c'est la seule issue par laquelle puisse s'échapper l'air renfermé dans le cylindre. Les autres organes consistent en deux leviers coudés, liés par une tringle horizontale z; en une autre tringle verticale v (fig. 8), attachée au levier s en un point variable , suivant l'effet à produire , et , enfin , en une virgule n , pouvant s'accrocher dans un mentonnet t.