TOME m
h^i CHAPITRE VI. — VI'. SECTION.
Voici adudfemenl comment fonctionne là cataracte dont les effets consistent simplement à retarder Finstant de Touverture de la soupape d'équilibre : La tige de la poinpe nUmentaire, dans ses excursions ascendantes, soulève le piston de la cataracte; le clapet s'ouvre de haut en bas, €t l'eir extérieur pénètre dans le cylindre. Le mouve» ment descendant se produit ; le piston moteur est sur le point d'atteindre le bas de sa course ; la virgule q {Hg. 7) fait basculer rendiquetage r, et, en s'accroèhant, elle décroche la virgule 9*; mais cette dernier^ ne retombe qu'en partie parce que la virgule n ( fig. 8 ) , rencontrant le mentonnet i , arrête subitement la marche de l'appareil. Cependant le piston de la cataracte, livré à luimême , refoule l'air que contient le cylindre i il le force A s'échapper par l'orifice du robinet x{6g. 1 ) , et finit par atteindre le bas de sa course ; le poids k heurte la branche Mudée y*, et le mouvement, en se propageant , détermine le soulèvement de la tige verticale i? (fig. 8), à la suite duquel le levier s , appelé à décrire un arc de cercle ascendant, permet & la virgule n de se décrocher et de reprendre sa liberté. De là résultent l'ouverture de la soupape d'équilibre et la dispersion de la vapeur sur les deux faces dti piston moteur.
Évidemnient il suffit d'étrangler plus oti moins l'orifice du robinet de sortie de l'air pour retarder ou accélérer la desoenie du piston de la cataracte, et, par suite, pour aug^ menter ou diminuer la durée de Fintervalle qui sépare les exeursions du piston moteur»
754. Organes propres à régulariser la marche de la machine et à prévenir les accidents.
Les appareils modérateurs mis à la disposition do tha"^ çbiniste sont assez nombreux pour qu'il soit en ém ^
HOTEURâ i»*ÉPI»SSIIK«T. 563
modifier eenveoaUeiiieoi la mardie de Tappareil dans les diverses circonstances rekUves à répuisemeni des eaux. Oiure la cataracte , au moyen de laquelle il fait varier à volonté Teqpaee de temps qui sépare deux coups de piston tonséciiiifs, et les taquets dont l'écartement détermine la fraction de la course pendant laquelle la vapeur agit par expansion , il peut encore faire manoeuvrer deux modérateurs : L'un est destiné à intercepter plus ou moins le passage de la vapeur qui se rend du dessus au-dessous du piston moteur, dont il r^le ainsi la vitesse ascensionnelle. 11 se eompose ( fig. 9 ) d'un plateau i installé dans le canal diecomnaunication du haut et du bas du cylindre; c* est une glissière en cuivre jaune surmontée d'une douille taraudée ft, dans laquelle tourne une vis /, traversant, en outre, une boite à étoupes m. D'après le sens du mouvement de rotation imprimé par le machiniste à la roue n, placée à l'extérieur de la boite, la vis , qui ne peut ni avancer ni reeuler , chasse la douille et force la glissière à obstruer pli» ou moins la section du tuyau. Cet appareil , placé à une hauteur assex grande au-dessus du sol, est ma- MBuvré h l'akle d'une tige , dont l'extrémité supérieure «si recourbée en un crochet avec lequel le maobioiate saisie les rayons de la roue.
L'aiiore modérateur est placé dans le tuyau adducteur de la vapeur un peu avant le point où celui-ci débouche dans la boke de la soupape d'admission. Il est formé d'un plateau en laiton , molHle sur un axe , et dont les deux tranches extrêmes , convenablement dressées , viennent s'appliquer contre les surfaces intérieures du tuyau. Sur le prolongement extérieur de l'axe se trouve un petit levier lié à une tringle verticale u (fig. 6); celle-ci se rattache par son extrémité inférieure à un levier 6, installé sur ie plancha du bâtiment ; le madiiniste s'en sert pour ouvrir
OU fermer la valve modératrice et pour régler la quantiié de vapeur qui doit être introduite dans le cylindre. Dès qu'il a trouvé Touverture convenable au jeu de l'appareil , il la rend invariable en introduisant une broche traversant simultanément le trou que porte le bras de levier et Tun de ceux qui ont été forés sur le quart de cercle a attaché au support. L'emploi de ce modérateur se combine d'ailleurs avec la position des taquets appelés à régler l'instant de Touverture de la soupape d'admission.
Le choc du piston contre le fond du cylindre ou contre son couvercle est un accident destructeur , que Ton prévient en établissant^ à chaque extrémité du balancier, des cornes de basufL^V; les traverses horizontales , dont ces pièces en fonte sont munies , viennent s'appuyer sur les jumelles au moment où le piston est sur le point de venir en contact avec le fond ou le couvercle du cylindre. Si le machiniste s'aperçoit que la corne de bœuf située au-dessus du piston heurte les jumelles, il modère l'entrée de la vapeur en resserrant l'ouverture du modérateur d'admission, et quelquefois en modifiant la position des taquets. Si le choc se fait sentir au-dessus du point de suspension de la maltresse-tige,, il ferme la glissière intermédiaire, obstrue le passage entre le dessus et le dessous du piston, et l'écoulement de la vapeur ne s'effectue qu'avec lenteur. Les autres pièces que le machiniste est appelé à manœuvrer sont un petit levier régulateur de l'ouverture de la soupape d'injection et une soupape propre à l'évacuation des eaux pro* venant de la condensation de là vapeur dans le cylindre.
73S. Données numériques.
Les données numériques relatives & la machine d'épuisement de l'Espérance , à Seraing , ont été recueillies par M. Bougnet, aspirant-ingénieur des mines, à Liège.
MOTEURS d'6pI)ISEMENT. i(6S
Hauteur du cylindre à vapeur . • 3.38 mètres.
Diamètre du piston. • • • • • 2.10 »
Course du piston 2.38 »
Nombre de coups doubles par minute, 12.
Pression effective de la vapeur observée au manomètre , 1.75 atmosphère.
Levée des soupapes d'admission d'équilibre et d'exhauslion, 0.034; 0.026; 0.080.
L'appareil d'exbaure est composé de six jeux de pompes foulantes; la soulevante a une hauteur d'environ 10 mètres. Le diamètre des tuyaux ascensionnels des premières est de 0.26^ celui des pompes élévatoires est de 0.33.
Diamètre des pistons plongeurs . . . 0.248 mètre.
Course des mêmes pistons 1.748 »
Volume engendré par coup de piston • 84.2 litres.
La perte évaluée par la jauge . . . 2.0 ^
Le volume d'eau réellement extrait s'élève, par coup de piston , à • • • • • . 82.2 »
Et par seconde, à 16.4 »
L'épuisement ayant lieu à une profondeur de 266 mètres, l'effet utile des pompes est de 266X16.4*=: 4362.4 kilogrammètress=88 chev. vapeur.
La consommation en houille , étant de 400 kilog. par heure, s'élève, pour le même espace de temps et par force de cheval utile , à 6.9 kilog. environ.
La maitresse-tige , en chêne , est divisée en trois parties quant à l'équarfissage ; celui-ci , qui décroit en descendant, est représenté par les nombres