‹ Traité de l'exploitation des mines de houille; ou, Exposition comparative des méthodes employées en Belgique, en France, en Allemagne et en Angleterre, pour l'arrachement et l'extraction des minéraux combustibles; (volume 2)Chapitre 26 sur 188 · raêeii de transport employés dans les ditéts canaux · texte numérisé non relu

raêeii de transport employés dans les ditéts canaux

Tous les bateaux de Worsiey ont la forme indiquée par les figures 6, 7 et 8, élévation latérale, plan et coupe transversale de ces objets. Le bateau à cuves (7(i6 6oa/)est exclusivement réservé à la navigation dans les galeries ca*salisées du niveau inférieur; ses dimensions sont 10 mètres de longueur sur 1.20 de largeur. Il est divisé en six cases eonlenant chacune une cuve c,c (7iffr)en forme de cône

tronqué et renversé; ces vases, en bois, sont cerclés en fer et munis de trois oreilles pour les accrocher aux câbles d'extraction ; leur poids à vide est de 80 à 51 kilogrammes, et ils renrerment 300 kilog« de charbon, ou 3 1/i à 4 hec* tolitres ; en sorte que le bateau , dont le tirant d'eau est de 0.60 métré, est chargé de 1 ,800 kilogrammes de houille. Les bateaux employés sur le niveau moyen sont de deux espèces : les bateaux étroits (Narrow boaU) , propres à naviguer dans les galeries d'allongement ; leur longueur est de 13 à i5 mètres et leur laideur de 1.40 mètre. D'autres bateaux , appelés M. BoaU , les plus grands dont on se serve dans la navigation souterraine de Worsley , ont les dimensions suivantes :

Longueur 15 mètres.

Largeur dans œuvre • 1.90 »

Id. hors d*œuvre . 2.04 »

Profondeur .... 0.85 »

Tirant d'eau à vide . . 0.33 »

Id. à charge . 0.72 »

Leur contenance est de 9 à 10 tonnes de houille.

Le haleur, pour faire avancer les bateaux , se couche sur le dos la tète en avant ; il lève les pieds en l'air, les appuie alternativement contre le faite de la galerie et donne ainsi l'impulsion ; il entretient ensuite le mouvement en agissant avec ses pieds , comme s'il marchait sur la voûte.

Le halage, dans les galeries du niveau moyen , est faci« lité par rétablissement de vannes opposées à l'écoulement trop prompt des eaux provenant des canaux supérieurs et de celles que les pompes élèvent des niveaux inférieurs. La hauteur de ces vannes n'est cependant pas assez considérable pour établir une grande différence de niveau entre les eaux dç deux biefs consécutifs ; elle çst ^ aq çontfaife « trèa^

rfAVIQATIO.I SOUTERRAINE. 93

mintoie et se borne à quelques centimètres , c'est-à-dire A environ an demi -millimètre par mètre, pente de la galerie. Ces appareils (fig. 9) sont manœuvres à Taide des mar nivelles d*un treuil h sur lequel s*enrouIe une corde ; celle-ci communique le mouvement à un tambour h\ à Tarbre duquel est fixée la chaîne qui soulève la vanne t;. Les bateaux chargés se mettent en marche à la file les uns des autres ; le premier haleur lève successivement toutes les vannes , d'où résulte une légère marée dans le sens du transport. Lorsqu'ils reviennent à vide, ils trouvent Teau calme et de niveau , et le haleur de service sur le dernier bateau les baisse toutes , afin de préparer pour le convoi suivant un courant qui facilite sa sortie. C'est ainsi que six ouvriers conduisent en une journée 40 bateaux , ou 60 à 66 tonnes métriques.

VlSIti. Combinaison du transport dans les trois niveaux.

A Texception de certains puits dont la houille est élevée directement à la surface, les produits des étages supérieurs et Inférieurs se réunissent A ceux de l'étage moyen et sortent par l'un des deux orifices qui débouchent dans le bassin de Worsiey. Le transport sur les galeries secondaires du niveau inférieur a lieu par traîneaux { Baskets) ^ contenant de 100 à 136 kilogrammes , ou 1 1/4 à 1 3/3 hectolitres. Arrivé au bord du canal , le traineur vide le contenu de son vase dans les cuves (Tubs) ci-dessus décrites; et lorsque les six compartiments d'un bateau sont pleins , le haleur conduit ce dernier dans Taxe d'un puits dont l'orifice est au Jour et l'accrochage è l'étage moyen. Chaque cuve, étant alors successivement élevée par une machine fonctionnant à la surface , arrive un peu au-dessus du niveau de la chambre d'accrochage ; là , des ouvriers les recueillent sur

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des planchers volants et les font rouler jusqu'au^dessuis dit canal du niveau moyen , où ils versent leur contenu dans Tun des grands bateaux appelés M. Boats. II faut ordinaire* ment 32 à 33 caisses pour remplir ce dernier. Le transport des produits du niveau supérieur à l'étage moyen se fait au moyen d*un plan automoteur sur lequel circulent des wagons; il a remplacé celui dont on se servait autrefois pour la descente des bateaux eux-mêmes. Les houilles , réunies ainsi et chargées sur les grands bateaux de 10 tonnes, s^acheminent vers le bassin de Worsiey ; elles traversent le eanal du duc de Bridgewater et parviennent h Manchester et même sur le littoral de la mer d'Irlande.

Les machines destinées à élever les houilles des canaux inférieurs sont ordinairement des balances hydrauliques ! Teau motrice vient du jour ou de l'étage supérieur el s'écoule par les galeries de Tétage moyen. Dans ce dernier cas , celle qui a déjà servi à la navigation est encore utilisée pour l'extraction des produits.

La galerie principale , débouchant au jour , constitue une véritable galerie d'écoulement ; elle est traversée par les eaux de toute la mine , qui proviennent de Pinflitrafion naturelle des niveaux supérieurs et des pompes appliquées à l'épuisement de l'étage inférieur. Les nombreuses eom<> binaisons de détail de ce vaste plan sont admirables : toutes sont aussi ingénieuses que favorables à l'économie des travaux (1).

5S6. Navigation souterraine en Silésie.

Vers la fin du siècle passé, des exploitants silésiens ont commencé & imiter les travaux du duc de Bridge*

(I ) Ces renseignements sont empruntés au Mémoire que MX. Poimma et DrÈvat ont puWlé sur les mines de Wonlef •

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w«ler eo 6onvf rtissant les galeries d'écoulement de quet^ ques mines favorablement disposées , en voies navigables. Mais ees imitations sont restées bien en arrière de leur modèle, tant sous le rapport du développement des tra* vaui que sous celui de la quotité de bouille extraite en un temps donné.

M. Héron de Villefosse donne la deseription d'un eanal oofnmencé en 1793 à la mine de Fuchsgrube, dans la fiasse«8Ilésie. Cette mine ne comprend qu'un seul étage formé d*une galerie i travers bancs de 1,460 mètres de longueur, et de quelques galeries d'allongement dont le sol est recouvert d'eau. Les haleurs prennent leur point d'appui sur un cible suspendu au faite de l'excavation.

Les canaux souterrains de la mine dite HaupschlûsseN StoUen, du district de Zabrze, débouchent immédiatement dans le canal de Klodnitz : ce qui offre un avantage incontestable. La longueur de la galerie à travers bancs est de 1,831 mètres (900 lachter), la hauteur de 3.61 mètres et la largeur de 1J3 mètre. Les eaux ont une profondeur de 1.30 mètre, dont 0.3$ mètre sont considérés comme perdus par les envasements ; ceux-ci donnent lieu i un travail périodique absorbant , ainsi qu'on l'a observé en Silésie, environ huit jours par année, pour chaque longueur de 3,090 mètres ( 1 ,000 lachter).

La houille ne subit aucun transbordement dans son transport des ateliers d'arrachement au canal de Klodnitz , ou elle est chargée sur des bateaux de plus grandes dimensions et conduite i destination. Des caisses en bois , garnies d'armures en fer, dont la contenance est de 3.7 hectolitres, sont chargées aux tailles; superposées h des trains de voitures , elles se rendent à la galerie navigable ta franchissant les diagonales ou les plans automoteurs ; •brs elles sont enlevées au moyen de grues installées sur

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les bords du canal, puis déposées dans les eases de bateaux (JToAn) semblables à ceux de Worsiey. La longueur de ces derniers est de 9 métrés: ils renferment 10 caisses » ou 37 hectolitres.

Un baleur (ffoo(<i!:necA/) conduit deux bateaux placés à la file Tun de Tautre , et leur donne l'impulsion en 8*appuyant des mains sur les chevilles de bois dont les parois de la galerie sont munies ; il fait deux voyages par jour et transporte, par conséquent, 310.4 hectolitres en douze heures sur une distance de 1,881 mètres. Le temps employé se distribue comme suit :

Transport de deux bateaux pleins. . . • 200 minutes.

Id. retour à vide 100 »

Temps perdu dans les gares d*évitement . . 20 »

Id. aux places de chargement et de décharg\ 10 »

S 1/2 heures, soit. . • 330 minutes.

Plus tard , la marche des bateaux a été ralentie afin d*en conduire simultanément cinq et même six ; car Tobservation prouve que , si Tonde a été fendue par le pre* mier bateau, les autres suivent le sillon tracé sans éprouver de frottements trop considérables.

K97« Conditions indispensables pour que la narn galion souterraine soit avantageuse.

Les canaux souterrains offrent évidemment un mode de transport fort avantageux. Les transbordements peuvent être entièrement supprimés ; ces voies n'exigent , comparative* ment aux chemins de fer, que peu de réparations. La force motrice de Thomme est bien ménagée , puisque , dans aucun autre système , elle ne peut être appliquée au déplacement de pareilles masses de houille à des distaneêi

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